« Y a-t-il quelqu’un qui veuille prendre ma place ? » Non, ce n’est pas Claude Puel qui a demandé cela aux journalistes mais bien Jean-Michel Aulas s’adressant aux supporters de l’Olympique Lyonnais hier soir. Ces derniers avaient décidé de rester dans l’enceinte du stade, histoire de partager leur colère. Obligé d’intervenir, le président rhodanien leur a dit ce qu’il répète aux médias à longueur de temps : il faut garder foi en Claude Puel. Forcément, après une défaite dans le derby, c’est plus difficile.

Puel est donc plus que jamais en première ligne. Comme il l’avait déjà souligné, c’est dans l’adversité qu’il se sent fort. Son discours d’après-match n’avait donc rien d’une complainte. « Je n’ai pas besoin d’être réconforté, je me gère très bien », a-t-il expliqué. « C’est un début de saison qui n’est pas évident mais j’ai vu beaucoup de qualité et d’envie. Je l’ai dit, c’est injuste. Il y a une certaine injustice mais je remercie aussi les supporters qui nous ont permis de bien préparer le match et de bien se concentrer ». Surtout, il ne démissionnera pas malgré le départ catastrophique des siens en championnat. « Je suis toujours l’homme de la situation », a-t-il affirmé.

Pour le moment, Jean-Michel Aulas est du même avis même si sa confiance est ébranlée par deux ans sans titre. Hier, malgré la défaite, l’OL a montré un visage plus séduisant que celui des premiers matches de la saison. De quoi penser que les joueurs ne veulent pas lâcher Puel, du moins pour le moment. Comme il y a un an, la Ligue des Champions semble être la carte joker de l’entraîneur lyonnais. Le succès face à Schalke avait rassuré. Mais une éventuelle contre-performance face à l’Hapoel Tel-Aviv mercredi soir pourrait avoir des conséquences néfastes. Malgré Aulas, malgré une qualité de jeu en hausse hier soir, Claude Puel sera en première ligne pour quelques semaines encore.