« Je suis très surpris de la couverture médiatique de cette procédure, qui décrète qu’Adil Rami est déjà parti. J’invite chacun à la prudence. Ce qui est sûr, pour moi : Adil Rami doit s’interroger, mais profondément, sur son statut, sur son métier de footballeur professionnel, sur ses droits et devoirs de joueur, de surcroît champion du monde. On va avoir une discussion avec Adil, très franche, très directe, comme à chaque fois, et je prendrai cette décision à l’issue de cette discussion ». Mercredi dans les colonnes de L’Equipe, le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud choisissait de tempérer sur le dossier Rami.

Oui, le défenseur marseillais a été mis à pied et a été interdit de centre d’entraînement depuis le 1er juillet. Mais pour JHE, cela ne signifie pas forcément un licenciement à venir, malgré les précédents Bedimo et Fanni. Encore fallait-il qu’Adil Rami le convainque durant l’entretien. Justement, cet entretien a eu lieu hier à la Commanderie. Rien n’a filtré mais si l’on en croit L’Equipe, il n’y aura pas de demi-mesure pour le président de l’OM dans cette affaire.

« Eyraud en a fait une affaire de principe », assure un cadre de l’OM, cité par le quotidien sportif. « Soit Rami est viré, comme Henri Bedimo l’été dernier, soit il est réintégré. Mais il y a peu de chances qu’on ait un entre-deux, c’est à dire des négociations pour une résiliation à l’amiable comme cela avait été le cas pour Patrice Evra ». En effet, le latéral gauche était parti avec quatre mois de salaire. Qu’en sera-t-il pour Rami, qui s’entretient dans le Sud de la France pendant que l’effectif professionnel effectue son stage de pré-saison en Angleterre ? La réponse devrait être connue la semaine prochaine.

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