Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour le Paris SG... enfin presque. Au sortir de sa 6e victoire de rang en Ligue 1, contre l’Olympique Lyonnais (2-0), dans les travées du Parc des Princes, une seule question titillait la presse, brésilienne notamment : que s’est-il passé lors du penalty raté par Edinson Cavani ? Les images montrent visiblement qu’une petite prise de bec entre l’Uruguayen, qui ratera finalement son tir des onze mètres, et Neymar, qui voulait visiblement se charger d’exécuter la sentence, a eu lieu. Une conséquence des nombreux coups francs que la star brésilienne a accaparé pendant la rencontre, alors qu’el Matador se serait bien vu en botter un, à la 57e minute, avant d’être repris par Daniel Alves.

Interrogé en conférence de presse d’après-match, Unai Emery a évidemment été invité à s’exprimer sur le sujet. Et le Basque a cherché à calmer le jeu. « Les penalties sont à frapper par quelques joueurs, l’un est Cavani et l’autre est Neymar. Il faut un gentlemen’s agreement sur le terrain pour frapper les penalties. Après, on va s’arranger en interne pour les penalties qui arrivent, parce que je crois que les deux sont capables de les tirer, et je veux que les deux alternent dans cet exercice », a-t-il lancé, laissant entendre qu’il ne s’agit là que d’un simple fait de match.

Emery et Rabiot désamorcent mais...

En zone mixte, Adrien Rabiot a lui aussi préféré ne pas accorder trop d’importance à cet incident. « Ça arrive dans toutes les équipes. Ce sont des joueurs qui veulent marquer des buts. Edi avait marqué, Neymar voulait marquer. C’était tranquille après dans le vestiaire. Je pense qu’ils vont se mettre d’accord, discuter. Alterner, ce serait bien. (...) On est des adultes, on peut discuter. (...) Ça va s’arranger entre eux, j’en suis sûr », a-t-il indiqué. Même son de cloche pour Presnel Kimpembe. « Non, il n’y a pas de guerre, ce sont de grands joueurs. Et il n’y a pas de hiérarchie pour tirer les penalties ».

Pour autant, ce penalty pourrait avoir davantage de conséquences que ne le pensent Emery, Rabiot et Kimpembe. Edinson Cavani a en effet quitté le Parc sans passer par la zone mixte, se faufilant directement dans le parking, la tête basse. Neymar, de son côté, est lui bien passé devant les journalistes, mais n’a pas voulu lâcher le moindre mot. Le Brésilien, plutôt nerveux sur le terrain (il a écopé d’un jaune notamment), affichait une mine grave et énervée sous sa casquette. Le début d’une guerre d’égos au sein du vestiaire parisien ? Réponse dans les jours à venir...