Yuri Berchiche parti à l’Athletic Bilbao, le Paris Saint-Germain se cherchait un latéral capable de venir concurrencer Layvin Kurzawa. La liste des joueurs ciblés était longue (Raphaël Guerreiro, Alex Sandro, Filipe Luis entre autres), mais c’est finalement l’Espagnol du Bayern Munich, Juan Bernat (25 ans), qui a été choisi en toute fin de mercato. Engagé en échange d’un chèque d’une quinzaine de millions, l’ancien pensionnaire de Valence a enfin pu s’exprimer devant les médias à l’occasion de la conférence de presse d’avant-match (PSG-ASSE, match commenté en direct sur notre site).

« Je suis très content d’être ici, au PSG. C’est vrai qu’il y a de grands joueurs. Le poste n’est pas garanti pour autant. Layvin est blessé et j’espère qu’il va bien se soigner. J’attends le match de demain pour commencer à jouer avec mes nouveaux coéquipiers. Oui, je suis prêt à jouer. L’entraîneur décidera qui jouera, mais je suis prêt à 100% », a-t-il déclaré. Cette petite présentation a également servi au joueur à répondre aux doutes entourant sa venue, notamment en raison d’une saison 2017/2018 compliquée en termes de tempos de jeu (11 matches de Bundesliga).

Pas impressionné par la concurrence

« C’est vrai que la saison passée, j’ai eu une blessure qui m’a éloigné des terrains pendant 4 mois. Après, j’ai eu d’autres ennuis qui étaient sans doute liés à la blessure. Mais aujourd’hui, je suis à 100%. Pour les objectifs, on a 4 compétitions donc on va essayer de toutes les gagner. Je suis ici pour jouer et grandir comme footballeur. Quand vous arrivez à un endroit différent, c’est difficile de s’adapter, mais le style de l’entraîneur correspond, à savoir obtenir des résultats à partir de la possession du ballon. Il a eu une influence sur ma venue ».

Rassuré par les intentions de Thomas Tuchel, Bernat peut d’ailleurs être assez serein. Kurzawa blessé et indisponible pendant un petit moment, l’Espagnol ne craint pas vraiment la concurrence. « Non. Dans toutes les équipes, il y a deux joueurs à chaque poste. Ici, c’est le PSG, chacun doit gagner sa place à l’entraînement. Ça ne m’inquiète pas. On doit s’entraîner à fond et c’est le coach qui décide. Avant, je jouais ailier gauche, et à partir de 20 ans je suis passé latéral. C’est ma position naturelle. Je peux jouer dans une défense à quatre ou à cinq. C’est là où je me sens le mieux. Je peux monter et jouer un peu plus au centre, mais toujours côté gauche ».