L’Olympique Lyonnais est passé par toutes les émotions. Mis KO par le RB Leipzig après deux penalties concédés en un peu plus de trente minutes de jeu, les Gones ont profité d’un scénario favorable entre Benfica et le Zenit (3-0 pour les Lisboètes) et du but de l’espoir signé Houssem Aouar pour trouver la motivation d’aller arracher le match nul et leur qualification en fin de match (2-2). Un scénario qui, à défaut d’avoir été savoureux en termes de jeu, avait au moins le mérite d’apporter du soulagement et de la joie aux supporters.

Malheureusement, tout a été gâché alors que les joueurs de Rudi Garcia célébraient leur qualification avec le public du Groupama Stadium. Un suppporter a en effet brandi une banderole hostile à Marcelo ("Marcelo dégage"), ce qui a provoqué le courroux de Memphis Depay. Des échauffourées ont alors éclaté entre joueurs et supporters rhodaniens. De tristes images. Interrogé au micro de RMC Sport, Depay n’a pas mâché ses mots pour exprimer sa colère.

Depay n’en revient pas !

« Regardez mes yeux, qu’est ce que vous voyez ? Je suis furieux, en colère. Je ne sais pas quoi dire. Franchement, je ne sais pas. Ce n’était pas notre meilleur match, mais on s’est qualifié. Les joueurs sont venus sur le terrain. On a joué avec nos coeurs et on s’est qualifié. C’est extrêmement difficile pour une équipe de jouer en sachant que l’un d’entre nous est en conflit avec nos supporters. Qu’est ce que vous attendez de notre équipe ? Qu’on remercie nos supporters ? Ils insultent nos familles. J’ai mûri, je suis plus calme, mais je n’ai pas de mot pour ça. Ça n’a aucun sens de jouer dans un stade plein et de voir ça. En tant qu’équipe, on fait confiance au joueur, on fait confiance aux fans, mais eux n’ont pas confiance en l’équipe », a-t-il déclaré avant de poursuivre.

« C’est aux dirigeants de prendre leurs responsabilités (Jean-Michel Aulas s’est exprimé, voir vidéo). Si vous quittez le terrain avec ce sentiment, ça ne va pas. C’est difficile de rester calme. Ça fait mal de quitter le terrain comme ça. On est uni et on est fort. J’ai couru vers lui (le supporter qui a brandi la banderole, ndlr) pour lui dire « détends-toi, pose ce drapeau ». Qui a le temps de peindre un âne sur un drapeau ? Si vous venez au stade, il faut nous soutenir et laisser le reste de côté. Vous avez vu qu’ils nous ont vraiment craché dessus ? Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça. » Triste façon de conclure une soirée qui a pourtant vu l’OL décrocher sa qualification pour les huitièmes de finale.