Nous l’apprenions ce mardi, 19 clubs de Ligue 1 et quelques-uns de Ligue 2 s’étaient donné rendez-vous à Madrid, pour la réunion de l’European Club Association (ECA). Même son président, qui est aussi celui de la Juventus, Andrea Agnelli avait demandé aux membres de l’association des clubs européens de boycotter ce rendez-vous. La raison ? Le projet de réforme de la Ligue des Champions (qui aura lieu en 2024), qui semble de plus en plus contesté par les clubs européens.

En plus des clubs français présents hier, 230 autres écuries européennes étaient présentes afin de faire entendre leur voix. « L’ECA, aujourd’hui, c’est une plaisanterie. Son mode de fonctionnement, c’est n’importe quoi. J’y suis allé plusieurs fois comme représentant du Stade Rennais. Ils ne tiennent absolument pas compte de l’avis des clubs. Tout est décidé à quelques-uns », s’époumonent Olivier Létang dans les colonnes de L’Équipe ce mercredi.

Comme susmentionné, il y avait bien 19 formations de Ligue 1. La seule qui n’a pas uni ses forces contre cette réforme est le PSG et Olivier Létang estime que le club de la capitale joue « contre son camp » puisque les revenus dans l’Hexagone baisseraient assez largement. Mais les clubs professionnels, de l’Hexagone en tout cas, ne sont pas seuls dans cette bataille puisque Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), s’en est mêlé.

7 milliards de revenus prévus pour les gros club

En effet, l’ancien président de l’En Avant de Guingamp s’en est allé discuter avec Aleksander Ceferin de cette réforme en lui rappelant visiblement quelques réalités qui ne sont pas au goût de tous. « Les 14 clubs européens ont reçu, pendant les 26 dernières années, 7 milliards d’euros. Avec les projections que l’on peut faire, ils recevraient également 7 milliards d’euros dans les six prochaines années. On voit bien qu’il y a un déséquilibre économique qui s’est installé », détaille-t-il dans L’Équipe.

Toutefois, la bataille n’est pas terminée et Didier Quillot, le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), se rend, à son tour, à Nyon pour parler avec Ceferin en compagnie d’une délégation des ligues européennes. Pour le moment, Andrea Agnelli n’a pas communiqué et devrait probablement un peu attendre avant de le faire. La question qui se pose est : est-ce que l’UEFA va pouvoir contrecarrer les ambitions des plus hauts membres de l’ECA alors que ces derniers brandissent sans cesse la menace d’une Super Ligue fermée lorsqu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent...