Le calendrier a réservé une semaine dantesque, mais sexy aux joueurs de l’Olympique Lyonnais. Demain, les Gones se mesureront à la Juventus pour le compte des huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions (match à suivre sur le live commenté de notre site) avant de recevoir l’AS Saint-Etienne et le Paris Saint-Germain en demi-finale de la Coupe de France. Trois rendez-vous XXL qui pourraient marquer un tournant dans la fin de la saison lyonnaise. Face à ce triple défi, Rudi Garcia ne veut pas mettre la charrue avant les boeufs.

Avant de se projeter sur le derby et le duel face aux Parisiens, l’entraîneur de l’OL ne compte pas rater ce choc contre la Vieille Dame, même si cette rencontre semble la moins accessible des trois pour les Rhodaniens. « Il faut savoir qu’à partir des huitièmes de finale, il n’y a que des grandes équipes. On pensait tous que Liverpool allait gagner face à l’Atlético de Madrid, que le PSG allait gagner à Dortmund et finalement ils ne l’ont pas fait. A nous d’être à notre maximum pour faire ça. Espérons qu’ils ne soient pas à 100%. La Juve est favorite. Pour déjouer les pronostics, il faut qu’on soit à notre meilleur niveau, qu’on ait confiance en nous et qu’on donne tout sur le terrain », a-t-il déclaré ce mardi en conférence de presse, avant de poursuivre.

Garcia veut de la folie

« Quand on dit huitième de finale de Ligue des Champions contre la Juve, ça donne envie. En plus on a une semaine incroyable, ce qui prouve la grandeur de l’OL. Quand on joue la Juve, le derby et après une demie de Coupe de France contre Paris, c’est une belle semaine. Les joueurs seront motivés. Il faudra être capable d’empêcher la Juve de développer ses forces. Si on ne fait que défendre, on a peu de chance de gagner le match. On va essayer de s’aider du douzième homme. Il faudra qu’on soit au top dans tous les domaines : mental, tactique et physique. » Etre au top dans le jeu, mais pas seulement. Pour espérer créer l’exploit, Rudi Garcia attend aussi que ses joueurs aient ce petit grain de folie si souvent nécessaire pour faire basculer une rencontre dans l’irréel.

« Le contexte n’est pas morose, les joueurs s’entendent et bien vivent bien. Il faut que ça se traduise sur le terrain. C’est quand même excitant d’avoir ces trois matches à jouer chez nous. La notion de plaisir est importante. Il va falloir prendre du plaisir à attaquer, à emballer ce match. Il faudra mettre de la folie parce que sinon on ne va pas le gagner. On veut jouer en équipe et il faudra jouer en équipe contre une équipe de tel niveau. (…) On sait que ce n’est pas toujours les plus forts qui gagnent. À nous de jouer crânement notre chance. » Sur le papier, le discours est beau, place aux actes maintenant.