A 31 ans, Samir Nasri a retrouvé le plaisir de jouer au football. Mais que ce fut long. Suspendu six mois dans un premier temps par l’UEFA pour infraction aux règles antidopage, le milieu de terrain offensif avait vu sa suspension être étendue jusqu’au 1er janvier 2019. Au total, Nasri a donc passé un an éloigné des terrains de football. Une expérience amère. Et si son premier match avec West Ham lui a redonné le sourire (il a été élu homme du match), Nasri l’a toujours mauvaise vis-à-vis de la sanction qui lui a été infligée.

« Je suis toujours mécontent (de sa suspension, ndlr) parce que je n’ai pris aucune substance (dopante). C’était juste un dosage trop fort de vitamines. J’aurais pu faire ce traitement en deux jours, mais je l’ai fait en un donc j’ai des regrets. J’avais une ordonnance du médecin, mais elle n’a pas été acceptée », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Skysports. Avant de poursuivre.

Nasri a cru que sa carrière était terminée

« J’ai perdu un an de ma carrière, on a même parlé d’une suspension de quatre ans. Beaucoup de choses m’ont traversé l’esprit. J’ai pensé que ma carrière était terminée donc je suis chanceux d’avoir cette deuxième chance. Ç’a été la pire expérience de ma carrière. » Des mots forts pour expliquer une période douloureuse qui lui a permis de mûrir en tant qu’homme. Souvent pointé du doigt par la critique, Nasri semble désormais concentré sur une seule chose : profiter du moment présent et de sa deuxième vie dans la planète football.

« Si vous n’êtes pas fort et que vous n’avez pas le soutien de votre famille et de vos amis, je pense vraiment que vous pouvez entrer en dépression parce qu’ils vous prennent ce que vous aimez le plus. Je vois les choses différemment aujourd’hui. Parfois vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes chanceux de faire ce métier. Je profite de chaque jour et j’aide mes coéquipiers du mieux possible ». Et pour le moment, ces derniers sont ravis de l’avoir avec eux.