A 33 ans, Olivier Giroud fait toujours autant parler. Et à chaque fois, le grand attaquant de Chelsea répond présent. Convoqué pour ce rassemblement d’automne, le champion de France 2012 a une nouvelle fois rappelé à ses détracteurs qu’il savait rester décisif avec l’équipe de France malgré son statut de remplaçant chez les Blues. Auteur du but vainqueur (sur penalty) en Islande, Giroud a récidivé trois jours plus tard contre la Turquie, alors qu’il avait démarré la rencontre sur le banc.

Une aptitude à faire face aux critiques qui a de quoi impressionner, même si, avant ces deux matches qualificatifs pour l’Euro 2020, Giroud avait reçu une “mise en garde” un peu plus appuyée de la part de Didier Deschamps. S’il le garde toujours en très haute estime, le sélectionneur avait confié que la dégradation flagrante de son temps de jeu à Londres (le joueur n’a disputé que 18 minutes avec les Blues depuis le 24 août dernier, ndlr) risquait de rendre plus compliquées ses convocations chez les Bleus.

Giroud n’est pas satisfait

« Il a eu des passages où son temps de jeu était réduit, mais là c’est quand même insuffisant sur le plan athlétique. Il ne peut pas être à son meilleur niveau en ayant moins de temps de jeu. Je n’ai pas besoin de lui faire passer un message. On a déjà discuté. J’espère que vous n’aurez pas à me poser la question dans un mois. Je ne sais pas ce qu’il va se passer. (…) Je réponds à une question, il n’y a pas d’avertissement. C’est factuel. Il est conscient de la situation ». Un message reçu cinq sur cinq par l’intéressé. Car si ses deux buts inscrits en sélection devraient jouer grandement en sa faveur pour son maintien dans le groupe France, Giroud a clairement fait savoir hier qu’il ne passera pas toute une saison à faire banquette ou à squatter les tribunes de Stamford Bridge.

« Je ne peux pas me contenter de ce que j’ai aujourd’hui à Chelsea. J’ai 33 ans mais toujours des jambes, un profil qui va me permettre de jouer encore quelques années au foot. Je me sens bien physiquement. La priorité est de rester à Chelsea, mais si on m’oblige à faire un choix, je le ferai comme lorsque je suis parti d’Arsenal », a-t-il déclaré en zone mixte. Reste que l’attaquant des Bleus, si ses envies de départ se confirment, devra quand même faire face à l’interdiction de recrutement frappant Chelsea. Et si elle n’est pas levée en janvier prochain, pas sûr que les Londoniens accepteront de le lâcher si facilement sans pouvoir engager de solution de rechange.