PSG - Rennes : la défense parisienne a vécu un cauchemar sans Marquinhos…

Par Valentin Feuillette
4 min.
Danilo et Achraf Hakimi contre Rennes @Maxppp

Le PSG a souffert mais a évité le drame ce dimanche, sur la pelouse du Parc des Princes, en accrochant le Stade Rennais à la dernière minute (1-1), lors de la 23ème journée de Ligue 1. Si les Bretons n’ont pas surdominé le match, ils ont su exploiter les failles défensives parisiennes en l’absence du capitaine et patron de la défense, Marquinhos.

Horaire quelque peu inhabituel pour le Paris Saint-Germain qui accueillait ce dimanche après-midi le Stade Rennais, sur la pelouse du Parc des Princes, dans le cadre de la 23ème journée de Ligue 1. Un match au cours duquel les Parisiens ont accroché le match nul à domicile face aux Bretons (1-1). Pour cette rencontre, Luis Enrique a dû composer avec une absence de taille puisque le capitaine parisien, Marquinhos, était absent du groupe en raison d’une douleur musculaire contractée face au FC Nantes le week-end dernier. L’entraîneur espagnol alignait donc une défense inédite avec une charnière composée de Danilo et Lucas Beraldo, tandis qu’Achraf Hakimi et Lucas Hernandez occupaient les deux flancs de l’arrière-garde parisienne. Sans Marquinhos, la défense du PSG, pas exempte de tout reproche cette saison, a une fois de plus failli à sa mission. Alors que des rumeurs de possible départ vers le Bayern Munich sont sorties cette semaine dans la presse, l’importance de Marquinhos a pris tout son sens ce dimanche.

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Sans le capitaine brésilien, l’arrière-garde parisienne, en proie à de nombreuses critiques, a bien eu du mal à se montrer solide et régulière. Fort heureusement pour le PSG, l’absence de Marquinhos ne devrait pas durer, comme l’avait si bien expliqué Luis Enrique en conférence de presse d’avant-match samedi : «Je ne veux pas parler de transferts mais l’histoire dit que peu de joueurs quittent le PSG. Ceux qui partent sont ceux qui terminent leur contrat ou que le club souhaite les vendre. Je ne crois pas que ce soit le cas de Marquinhos. Pour moi c’est un joueur top, qui performe toujours et est important pour nous et sa blessure n’est pas grave. Il ne sera pas disponible demain mais sera en état prochainement». Parfois décrié, à juste titre ou de manière exagérée, Marquinhos est bel et bien indispensable malgré quelques moments en deçà. Quand le chat n’est pas là les souris dansent…

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Danilo mystifié par Gouiri !

Habitué à être un parfait complément, un soldat réalisant un travail de l’ombre, Danilo Pereira a eu beaucoup de difficultés. Toujours dépassé et souvent dos au jeu, le Portugais a vécu un calvaire face à Amine Gouiri. L’ancien Lyonnais s’est facilement amusé de la défense parisienne pour ouvrir le score, prenant de vitesse tout le monde et plaçant un formidable extérieur du pied. Malgré le faible nombre d’occasions rennaises, le PSG n’a jamais semblé serein derrière, tandis que l’attaque ne parvenait pas à trouver la faille : «Ça été un match compliqué dès le début. On a été plus imprécis que normalement, moins inspiré. J’ai bien aimé la pression de l’équipe. L’adversaire n’a presque pas dépassé le milieu, ils ont marqué un but magnifique, sur une action de très haut niveau. On a manqué peut-être de mobilité sans ballon. C’est très important (la mobilité) quand vous n’êtes pas inspiré. On a eu du mal à générer des chances de but. Mais le nul est un résultat juste», a néanmoins expliqué en conférence de presse, Luis Enrique qui reconnaît que la rencontre n’a pas été simple, bien qu’il faille relativiser. Une action, un but. Une efficacité et un réalisme adverses qui font souvent défaut aux Parisiens. Le Rennais, Amine Gouri, a reconnu n’être pas étonné par les espaces laissés dans la défense parisienne : «Je n’étais pas étonné, on a l’habitude car ils attaquent en nombre et sur les transitions, ils ne font pas trop les efforts donc il y a des coups à jouer et beaucoup d’espace à exploiter», a analysé l’international algérien.

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La communication avec l’entrejeu parisien semblait aussi bien rouillée. Loin d’être illogique compte tenu de la défense inédite alignée par Luis Enrique, qui a souvent insisté sur l’importance de la défense pour mieux attaquer : «Rennes est une très bonne équipe. Ils ont de très bons joueurs et je pense que nous avons fait une bonne première mi-temps jusqu’à ce que Rennes marque. La première fois que Rennes s’est approché de notre but, ils ont marqué. Jusqu’à ce but, nous allions très bien», a reconnu le milieu portugais, Vitinha. Dans le reste de la défense, Beraldo a réalisé quelques belles interventions en étant replacé dans l’axe, mais reste encore trop brut pour prendre le leadership défensif. Averti d’un carton jaune, Lucas Hernandez a moins été propre qu’à son habitude, alors qu’Achraf Hakimi s’est surtout porté vers l’avant malgré quelques dégagements bien sentis : «Ça n’a pas été facile face à une bonne équipe de Rennes qui restait sur une bonne série. On a sauvé un petit point mais c’est toujours une piqûre de rappel pour ce qui nous attend pour la suite. Ils ont fait un bon travail défensif, ils marquent sur leur première occasion… Ce n’est jamais facile de jouer face à une équipe défensive. On a essayé de passer par les côtés, mais ça n’a pas marché», a analysé en zone mixte l’ancien défenseur du Bayern Munich. Fort heureusement, le PSG va pouvoir compter sur le retour de Nuno Mendes, entré en jeu ce dimanche qui, petit à petit, va retrouver son statut pour soulager Lucas Hernandez et Lucas Beraldo

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