Real Madrid - Liverpool : que devient Loris Karius ?

Personnage central malgré lui de la finale entre le Real Madrid et Liverpool en 2018, Loris Karius n'a jamais réussi à rebondir. Depuis, il a été écarté par Jürgen Klopp, avant d'effectuer un prêt tronqué à Besiktas de deux saisons puis de retourner en Allemagne. Aujourd'hui à l'Union Berlin, il est encore très loin de donner satisfaction, alors qu'il lui reste encore un an de contrat chez les Reds.

Loris Karius porte les couleurs de l'Union Berlin
Loris Karius porte les couleurs de l'Union Berlin ©Maxppp
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Comme on se retrouve ! Près de trois ans après la finale de Kiev, le Real Madrid et Liverpool vont se rencontrer à nouveau, mais cette fois-ci en quart de finale (à suivre en live commenté sur notre site). Pas moins de 19 ligues des Champions pèsent sur cette rencontre. On peut difficilement faire mieux. De ce dernier match remporté par la Casa Blanca (3-1), certains se souviendront, après un accrochage polémique de Sergio Ramos, de la blessure prématurée d'un Mohamed Salah qui marchait sur l'eau, d'autres des terribles boulettes de Loris Karius. Responsable sur le premier et le troisième but des Madrilènes, le gardien de but allemand a précipité son départ des Reds avec cette performance. À l'heure où les deux géants européens s'affrontent une nouvelle fois, c'est l'occasion de prendre des nouvelles du héros malheureux de la finale de 2018. Attention spoil : ça ne se passe pas très bien.

Il défend aujourd'hui les couleurs de l'Union Berlin où il est prêté par.. Liverpool. Si le club de la capitale vit la seconde saison de son histoire en Bundesliga plutôt bien (7e après 27 journées), Karius lui ne joue pas beaucoup. Doublure d'Andreas Luthe, il n'a disputé que 5 rencontres toutes compétitions confondues, dont 4 matches de championnat. Il a profité de la blessure du titulaire habituel, puis d'un congé accordé à celui-ci pour des raisons familiales pour gratter un peu de temps de jeu durant le mois de février. Durant cet intérim, l'Allemand a été bon, mais ça n'a pas suffi pour faire bouger la hiérarchie. «Il a joué de très bons matches. Il a eu des situations où il nous a aidé. Il n'y avait rien à redire», a commenté son entraîneur, Urs Fischer. Sur ses 4 rencontres, Karius n'a encaissé qu'un seul but, mais sur lequel lui et son défenseur Schlotterbeck ne sont pas exempts de tout reproche.

Un raté à Besiktas puis un role de doublure à l'Union Berlin

«L'action a été malheureuse», concédait Fischer, défendant son gardien. Sans parler d'un naturel revenant au galop, le portier de 27 ans affiche toujours une certaine fébrilité. Il s'est d'ailleurs assis de nouveau sur le banc de touche après le retour du fiable Luthe. «Nous n'avons pas perdu sur ces matches-là et nous avons bien travaillé en équipe, je suis très fier. L'entraîneur sait que je suis là. S'il a besoin de moi, il peut compter sur moi. Je peux seulement dire que je suis en pleine forme et que je suis satisfait de ma dernière performance», affirmait l'intéressé. Va donc se poser prochainement la question de son futur alors qu'il lui reste un an de contrat à Liverpool où tout lui semble complètement bouché. Malgré son statut de remplaçant, Karius se verrait poursuivre l'aventure avec les Hommes de fer.

«Je peux imaginer rester à Berlin si tout va bien. Je ne suis pas seulement de passage ici. La mentalité des gens et l'esprit de l'équipe sont bons pour moi. Je suis un gars comme tout le monde, même si je conduis une voiture chère.» De l'avis des observateurs, le gardien allemand a plutôt donné satisfaction. Moins soumis à la pression que chez les Reds, il regagne confiance petit à petit, mais sa fragilité guette toujours. Durant la trêve internationale de mars, il s'est manqué sur une sortie aérienne contre l'Eintracht Braunschweig, concédant un but évitable sur corner. Encore irrégulier, il faudra convaincre les dirigeants de l'Union Berlin de bien vouloir le conserver la saison prochaine. Rien n'est moins sûr car son salaire, pris en charge en partie par Liverpool, va avec son rang.

Encore un an de contrat à Liverpool

La pente n'est pas facile à remonter tant sur le plan mental et émotionnel, que sur la réputation du joueur. Ses deux boulettes en finale de Ligue des Champions font encore parler aujourd'hui. Avant l'Union, Karius a souffert à Besiktas. Prêté deux ans, le gardien s'est encore rendu coupable d'erreurs et a fini par essuyer les moqueries des supporters turcs, en plus des critiques de son entraîneur. Le contexte n'a pas aidé non plus car les salaires n'ont pas tous été payés en temps et en heure. Karius n'est même pas allé au bout de ses deux ans, le club stambouliote cassant le prêt plus tôt que prévu. Sa réputation était déjà abîmée en Angleterre, elle l'est maintenant en Turquie. En Allemagne où ses bonnes années à Mayence (2012-2016) ne sont pas oubliées, il conserve encore un peu de crédit.

Son nom a d'ailleurs été associé au Bayern Munich récemment pour occuper le rôle de doublure de Manuel Neuer, dans le cas où Alexander Nübel viendrait à quitter le club bavarois. Il faut dire qu'à bientôt 12 mois du terme de son contrat à Liverpool, associé au contexte économique, son prix baisse. Quel que soit son avenir, Loris Karius se verra toujours rappeler sa mésaventure de Kiev. Elle fait partie intégrante de son histoire, que ça lui plaise ou non. « Je ne peux pas changer le passé, mais je peux convaincre tout le monde de ma valeur, corrigeait-il l'été dernier. On parle encore de ce qui s’est passé il y a deux ans. Depuis, j’ai disputé 60 matches. Les seuls qui veulent encore en parler, ce sont les journalistes. Pour moi, c’est oublié depuis longtemps et c’est maintenant ennuyeux. » Oublié peut-être, mais les traces sont indélébiles.

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