Ligue 1 : Rennes inflige une manita à Saint-Etienne et reprend sa place de dauphin du PSG

Après une rencontre largement maîtrisée, les Bretons étrillent l'ASSE (5-0). Une belle opération pour les hommes de Bruno Genesio qui récupèrent leur deuxième place au classement. Les Verts poursuivent leur descente aux enfers.

Martin Terrier aux côtés d'Adrien Truffert et Kamaldeen Sulemana
Martin Terrier aux côtés d'Adrien Truffert et Kamaldeen Sulemana ©Maxppp

L'AS Saint-Etienne recevait le Stade Rennais pour la première échéance de ce dimanche dans le cadre de la 17e journée de Ligue 1. Dans un Geoffroy-Guichard sans les tribunes nord et sud, toujours fermée après les incidents du 22 octobre dernier face à Angers, les Verts, derniers du championnat avant cette rencontre, souhaitaient se relancer après deux défaites de rang face au Paris Saint-Germain et Brest. Cela passait par un bon résultat face aux Rouge-et-Noir, qui étaient néanmoins sur le podium et désireux de profiter du faux pas de l'Olympique de Marseille face aux mêmes Bretons. Concernant les compositions, Claude Puel alignait un 4-4-2 avec Moukoudi et Nade en charnière centrale devant Green, tandis que Maçon et Kolodziejczak occupaient les couloirs. La ligne du milieu de terrain était composée de Nordin, Boudebouz, Camara et Aouchiche, accompagnant la doublette offensive Krasso et Khazri. Du côté de Bruno Génésio, représenté sur le banc par son adjoint Philippe Bizeul, l'ancien entraîneur lyonnais proposait le même dispositif tactique que son adversaire de l'après-midi, avec une défense Assignon-Omari-Aguerd-Truffert et Gomis en dernier rempart. Bourigeaud et Majer sur les côtés en compagnie de Martin et Santamaria dans l'axe, et devant le duo Laborde-Terrier.

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Le Stade Rennais avait débuté la rencontre comme il en avait l'habitude, avec un pressing très haut sur l'adversaire pour court-circuiter les premières relances stéphanoises. Un travail sans ballon qui a failli payer pour Laborde avec un brin de réussite technique (6e). Un joueur avait fait lever les supporters à plusieurs reprises : Jean-Philippe Krasso, titularisé pour la première fois depuis trois matches. L'attaquant prêté au Mans la saison passée n'hésitait pas à provoquer par le dribble son vis-à-vis, ce qui avait failli payer au quart d'heure face à trois rennais. Derrière, dans une bonne période, Saint-Etienne croyait ouvrir le score sur un superbe appel de Wahbi Khazri dans le dos de la défense pour tromper Alfred Gomis, mais l'international tunisien était signalé hors-jeu (18e). Le même scénario pour Martin Terrier cinq minutes plus tard sur un service de Majer, mais l'arbitre de la rencontre Thomas Léonard faisait appel de la VAR pour finalement accorder l'ouverture du score à l'ex-Gone (1-0, 23e). Bien entré dans l'axe, Lovro Majer tentait sa chance de loin pour doubler la mise, ne trompant pas la vigilance d'Etienne Green (25e). Le but du break venait de Terrier, très remuant dans la surface de réparation, d'une madjer après un bon service du Croate (encore lui) au premier poteau (2-0, 29e). Les Stéphanois semblaient de plus en plus désespérés, proposant peu de solutions sur les quelques incursions de Krasso et Khazri. Lorenz Assignon plantait un troisième but juste avant la pause, profitant de deux déviations de Green et Maçon pour plomber un peu plus l'ASSE dans le bas-fond du classement (3-0, 45e).

Rennes prenait le large

A la mi-temps, Rennes s'était montré efficace et Saint-Etienne au fond du trou. Tentant d'apporter un électrochoc dans son équipe, Puel remplaçait Adil Aouchiche, très peu en vue, par Denis Bouanga, qui avait montré de belles choses face au PSG. Mais au retour des vestiaires, les hommes de Philippe Bizeul continuaient de mettre autant la pression sur les porteurs de balle, ce qui sera concrétisé deux minutes après la pause avec un triplé de Terrier, heureux en tant qu'ancien de l'OL de mettre à mal l'éternel rival stéphanois (4-0, 48e). Un but synonyme d'une troisième passe décisive de Majer pour Terrier, une première fois qu'un joueur distribue trois caviars à un même coéquipier depuis qu'Opta analyse la compétition (2006/2007)Le jeune Saïdou Sow, entré en jeu en première période à la place d'Harold Moukoudi (sorti sur blessure), tentait au mieux de limiter la casse, bien présent au duel face à Gaëtan Laborde. L'ASSE se réveillait au fil de la seconde période, notamment grâce à Krasso, dont la reprise échouait dans le petit filet droit (58e). Mais il n'était pas à l'abri des attaques rennaises et pouvait remercier la vigilance de Green sur les occasions de Laborde (67e) et l'entrant Kamaldeen Sulemana (72e).

Alors que les tribunes de Geoffroy-Guichard se vidaient durant le dernier quart d'heure de la rencontre, Saint-Etienne continuait de prendre l'eau dans sa moitié de terrain. Les seules actions montrant le semblant de réaction, sans succès. Certains ultras commençaient à se rassembler à l'entrée de la pelouse pour protester contre la direction actuelle et la piètre prestation de leurs joueurs. Néanmoins, malgré la situation compliquée de leurs adversaires, Rennes creusait encore plus l'écart par le biais de Lesley Ugochukwu, entré en jeu quelques minutes plus tôt, lancé par Laborde et trompant sans souci Green d'une frappe croisée (5-0, 83e). Le portier anglais avait réussi à bien dévier la tête de Serhou Guirassy, un sauvetage anecdotique au vu du scénario de la rencontre. Score final : 0-5. Rennes s'empare de la place de dauphin et est assuré de le rester jusqu'à la prochaine journée, débutant une nouvelle série après sa défaite face à Lille en milieu de semaine. Saint-Etienne reste lanterne rouge de Ligue 1 et reste provisoirement à deux points de Clermont, premier non relégable avant le multiplex de 15 heures.

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