FC Barcelone : Pedri raconte son année complètement folle

Lauréat du trophée Kopa, récompensant le meilleur jeune joueur de l'année, Pedri s'est confié sur son éclosion expresse, lui qui était encore il y a quelques mois seulement un parfait inconnu.

Pedri lors de la remise du trophée Kopa
Pedri lors de la remise du trophée Kopa ©Maxppp
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Dire qu'il y a un peu plus d'un an, personne ne le connaissait. Depuis, Pedri est devenu l'un des symboles d'un Barça, qui cherche à se retrouver, en plus d'être un incontournable en sélection où il a atteint la demi-finale de l'Euro et la finale des Jeux Olympiques au prix d'une saison marathon de 73 matches disputés (52 en club, 10 avec la Roja et 11 avec l'équipe olympique ! Un record mais également un danger pour un joueur, même si celui-ci est en pleine force de l'âge. Car faut-il le rappeler, Pedri n'a que 19 ans et déjà il brille. En début de semaine, le Canarien a soulevé le trophée Kopa récompensant le meilleur jeune joueur de l'année, succédant à Mbappé et De Ligt, après avoir déjà remporté le Golden Boy. Avec 89 points, le créateur a largement dominé ses adversaires, relayant son plus proche concurrent, Jude Bellingham, à 60 points. Le conte de fées se poursuit pour celui qui a posé ses valises en Catalogne en août 2020 seulement, avec pour seule expérience 37 matches disputés en 2e division avec Las Palmas.

«Cela a été un peu difficile. Je suis arrivée alors que l’équipe disputait le Final 8 et je m’entraînais sans le groupe, juste avec les nouvelles recrues, Francisco Trincao et Matheus Fernandes. C’était assez particulier et inattendu. Ce n’est pas ce que tu imaginais quand tu signes dans un nouveau club. En fait, j’étais nerveux à l’idée de rencontrer le reste de l’équipe. Mais, par la suite, les capitaines, Messi, Busquets, Jordi Alba m’ont bien accueilli. Et là, tu changes complètement de monde. Si je n’avais pas vraiment peur de me retrouver sur le banc de touche, c’était plutôt la vie quotidienne qui pouvait poser problème. À Las Palmas, personne ne t’arrête dans la rue pour une photo, un autographe, ça n’arrive jamais. Ici, cela devient vite un regroupement. J’étais timide à l’idée de devenir une star. Je me demandais : "mais pourquoi ils veulent une photo avec moi ?"» se questionne la graine de star dans un entretien à France Football ce samedi.

Il impressionne déjà tout le monde

L'adaptation fut finalement très rapide. Accompagné de ses parents et de frère, Pedri a vite trouvé ses marques dans cette nouvelle vie. Et que dire sur le terrain, où il est devenu en quelques semaines un élément important du dispositif de Ronald Koeman. Buteur pour sa première en Ligue des Champions face à Ferencvaros, il enchaîne ensuite les titularisations même si les résultats du club ne sont pas toujours au rendez-vous. Son agilité et sa vista dans l'entrejeu impressionnent pour un si jeune élément. Ses prises de risques sont souvent récompensées. On le compare déjà à ses illustres prédécesseurs, Xavi, qui est désormais son nouvel entraîneur, et Iniesta. Mieux encore, il semble avoir adopté un rythme de vieux briscard, comprenant parfaitement les exigences du très haut niveau. Celui qui est maintenant sous contrat jusqu'en 2026 passe plus de temps au centre d'entraînement et n'hésite pas à faire quelques séances physiques supplémentaires chez lui.

Il faut dire qu'il a pu s'inspirer de quelques modèles à son arrivée comme la Pulga. Si Messi n'est plus son coéquipier aujourd'hui, Pedri garde pas mal de souvenirs en sa compagnie. D'ailleurs, lorsque le nouveau joueur du PSG lui demande de se remémorer son meilleur match, l'Espagnol pense immédiatement à l'Argentin. «J’en ai joué pas mal qui me restent en tête. Mais celui contre la Juve en Ligue des Champions restera spécial (victoire 2-0 des Blaugranas en phase de groupes). C’était ma première titularisation. Je découvrais la Ligue des Champions. De plus, on gagne et l’équipe fait un grand match. J’essaye de profiter en tout cas. Avec Leo, c’est facile de s'amuser. Je l’ai toujours dit : c’est le meilleur au monde. À chaque fois que je jouais avec lui, j’allais le chercher. Tu ne te poses pas de question, tu sais qu’il va faire les choses très bien.» Il s'agit désormais de s'émanciper de ses modèles mais ça ne devrait pas poser problème au caméléon Pedri.

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