Ilan Kebbal : «on voulait tous être meneurs de jeu quand on était petit, mais on te fait vite comprendre qu'on joue sans numéro 10»

Formé à Bordeaux et appartenant désormais au Stade de Reims, Ilan Kebbal a eu un parcours assez particulier et semé d'embuches compte tenu d'un physique atypique dans le football français (1m69/60kg). Le milieu offensif de 22 ans est désormais sur un chemin plus linéaire en Ligue 2 où il est prêté à l'USL Dunkerque. Avec le club nordiste, le Franco-Algérien a réalisé de très bons débuts et se plaît dans une équipe qui fait sensation en ce début de saison. Pour Foot Mercato, Ilan Kebbal est revenu sur ses débuts dans le football, sa saison à Dunkerque, mais aussi des thématiques qui sont souvent occultées comme la formation et le poste de numéro 10.

Ilan Kebbal avec Dunkerque contre l'AS Nancy-Lorraine
Ilan Kebbal avec Dunkerque contre l'AS Nancy-Lorraine ©Maxppp

Foot Mercato : que retiens-tu de ton passage à Bordeaux où tu as été formé ?

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Ilan Kebbal : c'est un très bon passage où j'ai eu ma première expérience avec un centre de formation à 18 ans. Auparavant, j'évoluais au Burel Football Club, un club de Marseille qui a sorti pas mal de joueurs (Maxime Lopez notamment ndlr). Je suis arrivé directement dans le groupe en CFA (National 2 ndlr). Je n'avais jamais connu de centre de formation. J'ai progressé et j'ai fait une année avec Patrick Battiston et Marius Trésor. Des grands noms qui m'ont fait énormément progresser. Ça m'a fait du bien même si la seconde année a été plus compliquée. Ça m'a beaucoup servi pour le futur.

FM : l'avantage d'évoluer à Bordeaux, c'est que tu as eu de la concurrence et que tu as côtoyé des joueurs actuellement en Ligue 1 ...

IK : j'ai côtoyé en effet plusieurs joueurs qui ont été en Ligue 1, Aurélien Tchouaméni, Yacine Benrahou, Jules Koundé aussi même si lui il est à Séville et c'est un top joueur. C'est boostant quand je vois ces joueurs aujourd'hui au plus haut niveau, ça donne envie de faire comme eux. J'essaye de progresser pour atteindre cet objectif.

FM : après Bordeaux tu rejoins le FC Côte Bleue en National 3. Pourquoi ce pari risqué ?

IK : sans mentir, ce n'était pas du tout prévu. Je devais de base signer à Amiens. On s'est mis d'accord, mais 2-3 jours avant la reprise, Amiens ne me répond plus. Pas de nouvelle alors que tout était fait, il ne fallait plus que je signe. Je me suis retrouvé sans club en août. Trouver un club professionnel c'était plus dur donc je suis redescendu au National 3 à Côte Bleue, un club dans lequel j'avais déjà évolué auparavant. Je me suis dit que j'allais vite rebondir avec une grosse saison pour rebondir le plus vite possible.

«Je me suis donné un an pour rebondir»

FM : c'est à double tranchant, si tu performes directement, ça te donne de l'expérience et te permet de repartir encore plus fort. Mais de l'autre ça diminue ta visibilité...

IK : c'est exactement ça, quand je suis arrivé à Côte Bleue, je me suis donné un an. Je ne me suis pas donné 2 ou 3 ans, je me suis donné un an et il fallait que je rebondisse rapidement. J'ai eu confiance en moi et je savais que si je faisais des grands matches ça m'aiderait. Tout comme le parcours en Coupe de France où on a joué contre une National 1, Lyon-Duchère. On avait aussi le Sporting Club de Bastia dans notre groupe de National 3. Si je n'avais pas une aussi bonne saison et que serais resté, ça aurait été bien plus compliqué, je pense. Rejoindre un club mythique de Ligue 1 comme Reims c'était une belle récompense pour mon travail. Je n'ai rien lâché malgré les difficultés et quand on performe les grands clubs viennent vers toi.

FM : le projet de Reims qui met en valeur les jeunes a particulièrement guidé ton choix ?

IK : je suis monté voir les installations du club, les coachs, le staff... À partir de là mon choix était déjà fait. Je devais voir d'autres clubs pour voir les installations avec mon agent (représenté par You First Sports ndlr) et faire des essais, mais je ne voulais pas aller ailleurs. Mon choix était déjà fait. Ils misent beaucoup sur les jeunes, il m'ont beaucoup fait confiance en me donnant un contrat professionnel. Je jouais en N3, ils m'ont fait confiance, je n'ai pas hésité et j'ai signé directement.

FM : tu fais 6 mois en National 2 avec la réserve, que retiens-tu de ce début d'expérience à Reims ?

IK : on fait la reprise et je joue 2-3 bons matches avec les professionnels. Je m'entraîne avec le groupe pro et évolue avec l'équipe de National 2 où il fallait que je fasse des gros matches. J'ai rapidement répondu avec de grosses statistiques et en janvier, on veut me prolonger et me prêter en National 1. On s'est mis d'accord pour que je parte en prêt pour me frotter à un niveau supérieur.

FM : après 6 mois Reims te prête à Lyon-Duchère, que retiens-tu de cette expérience ?

IK : ils ont fait une bonne saison et ont d'ailleurs accroché la Coupe d'Europe. L'équipe fonctionnait bien donc c'était dur de rentrer dans l'équipe. Donc il fallait que je parte en prêt pour m'aguerrir. J'ai signé à Lyon-Duchère pour 6 mois et quand je suis arrivé, on jouait la montée en Ligue 2. J'ai fait 5 matches de National 1 puis la saison s'est arrêtée. J'ai fait cinq gros matches (2 buts inscrits ndlr). Quand j'arrive en janvier, j'étais dans une équipe compétitive et forcément ils attendaient des résultats directement. Ils n'avaient pas le temps que je m'adapte, il fallait que je sois bon direct. Donc je suis arrivé dans cette mentalité, j'ai joué comme d'habitude et ça s'est bien passé.

FM : l'arrêt de la saison pour cause de Covid-19 a dû être frustrant pour toi qui était sur une bonne lancée ?

IK : c'est ça, je sentais que je montais en puissance et j'avais d'ailleurs marqué pour mon dernier match avec Lyon-Duchère. En plus on était proche de la montée, car il manquait quelques matches. C'est frustrant, après il n'y avait pas que nous donc c'est frustrant, mais il n'y avait pas le choix.

FM : comment as-tu vécu le confinement ? Ce n’était pas trop compliqué pour s'entraîner ?

IK : j'ai la chance d'être dans un club comme Reims qui a vite mis les moyens pour qu'on maintienne notre niveau physique avec des entraînements en visioconférence. C'était des séances tous les matins, on a eu la chance d'être accompagné. On était bien physiquement au moment de reprendre et on a fait ce qu'on a pu. On n’a pas eu le choix donc on s'est adapté.

«Jouer le maintien, côtoyer la difficulté quand tu es jeune c'est une bonne expérience»

FM : tu n'as pas eu la possibilité de tout montrer lors de ce prêt malgré de belles promesses, Dunkerque entrait dans ta logique de progression avec un club de L2 après la National 1 ?

IK : je voulais avant tout jouer. Je pense que j'aurais pu avoir ma chance en Ligue 1, je me sentais prêt, mais finalement j'ai préféré avoir plus de temps de jeu en Ligue 2. Il y avait plusieurs clubs, dont Dunkerque. Le coach, le staff et le projet sportif ont guidé mon choix. C'est un bon club avec un coach qui me fait beaucoup progressé et qui m'accorde de la confiance. J'avais besoin de jouer et je suis très heureux à Dunkerque. La saison prochaine j'aurai plus de bagages que j'avais l'été dernier.

FM : tu n'as pas eu peur d'une saison galère avec un maintien à jouer en rejoignant un promu ?

IK : non je n'ai pas eu peur sincèrement. J'ai choisi Dunkerque, mais même si c'est un promu, je n'ai pas peur de joueur le maintien. Je suis dans un club où on essaye de jouer au ballon. Forcément on est promu donc ce n’est pas aussi facile que certaines équipes. On a le plus petit budget de Ligue 2 donc on fait avec ce qu'on peut. On a de très bons joueurs et ça va m'aider dans ma carrière. C'est comme quand je suis descendu en N3. Ça aurait pu être un frein, mais d'évoluer avec des anciens m'a fait beaucoup progresser. Jouer le maintien, côtoyer la difficulté quand tu es jeune c'est une bonne expérience.

FM : d'ailleurs la mission maintien a bien débuté pour Dunkerque qui est douzième après 8 journées...

IK : je pense que personne ne nous attendait à ce niveau. Je pense qu'on nous attendait dans les derniers. On a une bonne équipe, on a fait un recrutement intelligent et on a un très bon coach qui nous fait progresser et travailler. Franchement, le coach nous met en confiance et sur le terrain cela se traduit. On joue tous les matches pour gagner comme nous a fait comprendre le coach. On arrive avec une mentalité de guerrier et c'est pour ça qu'on a dix points aujourd'hui. Contre Toulouse qui est descendu de Ligue 1, on avait confiance et on sortait d'une grosse préparation. On bat Toulouse. Ensuite on joue Clermont qui est l'équipe qui joue le mieux au foot dans ce championnat et on obtient un très bon point. Et ensuite Valenciennes on joue avec 9 cas de Covid dans notre équipe et on arrive à gagner. Après contre Rodez et Ajaccio on perd dans des matches serrés. On savait qu'on n’allait pas gagner tous nos matches et on a su se mettre au niveau d'entrée.

FM : engranger une dynamique positive d'entrée, c'est important pour un promu, car s'appuyer sur l'euphorie de la montée et l'effet de surprise ça peut être des leviers en vue du maintien...

IK : le président, le staff et le coach avaient appuyé sur l'importance du début de saison. Il fallait justement avoir le plus de points assez rapidement. De prendre des points rapidement enlève le doute. Quand tu débutes par trois matches sans victoire tu te sens plus fort et tu as plus confiance en l'équipe. Ça s'est vu même après les deux défaites contre Rodez et Ajaccio on a su rebondir avec la victoire à Guingamp. Si on n'avait pas 7 points peut-être que le match contre Guingamp aurait été différent. Ce match était important, car on a enchaîné trois matches en une semaine. Si on le perd, peut-être qu'il nous met un coup au moral. Donc on l'a emporté et ça nous a fait beaucoup de bien.

FM : avec la pandémie de Covid-19, le calendrier a été condensé. Jouer plus fréquemment tu le ressens sur ton organisme ?

IK : non c'était une semaine dure, jouer tous les trois jours n'est pas un problème, mais vu qu'on devait jouer le match en retard contre Ajaccio, on a enchaîné trois matches sur une semaine, c'était difficile, mais sinon non si on est bien préparé c'est pas un souci. On est fait pour ça. On travaille pour travailler tous les trois jours comme ceux qui participent à la Ligue des Champions. C'est l'exigence du haut niveau.

«J'étais un risque en fait»

FM : sur le plan individuel, comment juges-tu tes débuts ?

IK : les deux premiers matches ont été plus difficiles. Quand Toulouse je rentre alors que l'équipe mène et on essaye de défendre le résultat. Pour ma part je ne fais pas une très bonne rentrée. Valenciennes où j'ai débuté titulaire m'a fait du bien. Je fais un gros match comme l'équipe. Je me suis bien senti. J'enchaîne des matches intéressants contre Rodez et Ajaccio en frappant, dribblant et obtenant des fautes. Je me suis vite mis au niveau de la Ligue 2 donc je suis content et j'espère que ça va continuer.

FM : quels joueurs t'ont particulièrement impressionné durant ton parcours ?

IK : à Reims, il y a beaucoup de bons joueurs. Il y a Boulaye Dia, Axe Disasi qui a signé à Monaco. À Dunkerque aussi il y a de très bons joueurs comme Harouna Sy, Ibrahim Cissé, Alioune Ba ou encore Billy Ketkeophomphone. Pour savoir quand je m'entraînais avec le Stade de Reims, c'est vraiment Boulaye Dia qui m'a impressionné. C'est devenu un top joueur de Ligue 1 qui peut chercher un club du Top 5 en Ligue 1. Il est jeune et dispose de grosses qualités. Il est aussi très travailleur et marque ses buts.

«Pour moi c'est important d'avoir un maître technique dans chaque équipe»

FM : tu es franco-algérien, est-ce que la sélection trotte dans un coin de ta tête ?

IK : je suis déjà parti en sélection algérienne en U21 quand j'étais à Bordeaux. Ensuite c'est sûr qu'on l'a dans un coin de la tête. Je fais mes matches et ensuite on verra. Je me vois plus avec l'Algérien, en même temps c'est compliqué en équipe de France quand tu as 22 ans il faut être réaliste. Les Espoirs algériens ont été en contact avec moi, mais il n'y a pas forcément de rassemblements. Donc en attendant, je fais mes matches comme ça vient et s'ils m'appellent pourquoi pas oui.

FM : qui sont les joueurs qui t'inspirent ?

IK : je suis fan de Messi, je le regarde depuis que je suis tout petit. Il est gaucher, je le suis, c'est aussi un numéro 10 donc je me suis beaucoup identifié à lui et j'ai beaucoup regardé ses matches. J'adore aussi beaucoup Bernardo Silva aussi. C'est dans ces joueurs avec une belle conduite de balle que je puisse mon inspiration. J'ai une bonne conduite de balle, je suis technique et je m'identifie logiquement à ce genre de joueurs. C'est vrai je fais 1m69 donc c'est aussi par rapport au gabarit. Ce sont des joueurs propres à voir jouer. Ils ont une très belle conduite de balle. Pour moi c'est important d'avoir un maître technique dans chaque équipe. C'est sûr que quand tu es en difficulté et que tu défends, d'avoir un joueur qui fait 2-3 mètres avec le ballon et obtient une faute c'est toujours plus facile. Avoir une bonne conduite de balle c'est important car tu as moins de chance de le perdre. Je ne suis pas un joueur qui percute trop balle au pied, mais j'ai une belle conduite de balle.

FM : récemment, James Rodriguez a déploré qu'il n'y a plus de numéro 10 dans le football, en tant que spécialiste du poste tu dois le comprendre ...

IK : ce qu'il dit c'est la vérité. De base je suis 10, je suis arrivé à Bordeaux je suis passé sur le côté. Il n'y a plus de 10, ils n'existent plus. Aujourd'hui, James Rodriguez joue ailier droit à Everton. Il a tout sauf les qualités d'un ailier, c'est un 10. Pour moi c'est très important dans une équipe. C'est quelqu'un qui fluidifie tout le jeu. Messi aujourd'hui au Barça c'est un meneur de jeu et il joue dans l'axe. Malheureusement, on voulait tous être meneurs de jeu quand on était petit et aujourd'hui dans les centres de formation, on te fait comprendre qu'on joue sans numéro 10. J'avais des qualités de dribbles donc on m'a mis sur le côté à Bordeaux et si tu as plus des qualités de passe, on va te faire descendre en 8. C'est dommage que ça n'existe plus. C'est depuis 5-10 ans, avant il y avait des Mesut Özil, des James Rodriguez, des Dimitri Payet, mais à l'heure d'aujourd'hui ils se sont déportés plus bas ou sur le côté. Et même le 4-2-3-1, ce n'est plus le même qu'avant. Je me souviens du 4-2-3-1 du Real Madrid avec Mesut Özil qui jouait 10, mais aujourd'hui c'est un second attaquant qui joue 10 et il ne distribuera pas autant le jeu qu'auparavant. Aujourd'hui on joue plus en 4-4-2 ou en 4-3-3. Je pense qu'on veut plus de joueurs athlétiques au milieu. À l'heure d'aujourd'hui, ceux qui se retrouvent au milieu de terrain, on retire le 10 pour des joueurs qui courent plus à l'exemple de Liverpool. Ils jouent avec trois attaquants et derrière on a trois milieux qui font que courir dans tous les sens. Ce sont trois machines et les équipes jouent avec plus de joueurs athlétiques.

FM : est-ce que ton physique de poche t'a parfois joué des mauvais tours ?

IK : oui carrément. J'ai signé à Bordeaux, mais j'ai quasiment fait tous les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2. On m'a toujours fait comprendre que je faisais partie des meilleurs, mais qu'ils ne pouvaient pas me faire signer par rapport à ma taille. Ils me l'ont clairement dit. À Bordeaux j'ai eu la chance de tomber sur Patrick Battiston qui m'a pris sous son aile. J'ai joué un match en essai à Bordeaux et c'est aussi grâce à lui. Dès qu'il m'a vu, il m'a fait signer. Avant ça, plusieurs clubs m'ont dit : «si je te prends tu feras partie des 3 meilleurs de mon équipe, mais bon je ne veux pas prendre de risques.» J'étais un risque en fait. Je faisais 50 kilos, 1m20 ... (rires) Mais le plus important, ça doit être le football !

FM : justement ça soulève un problème au niveau de la puberté. Certains joueurs grandissent plus vite physiquement que d'autres. Si on est dans la logique d'avoir des résultats directement, les plus frêles seront mis sur le côté ...

IK : c'est exactement ça, le but du centre de formation c'est à la fin de faire sortir des joueurs pros. Ça ne sert à rien de faire signer un jeune à 13 ans qui est avancé physiquement pour lui dire à 17 ans tu n'es pas assez bon pour jouer en Ligue 1 et le font partir. Je m'identifie plus à l'Espagne où le physique est moins évoqué. Quand je signe à Bordeaux, j'ai une proposition en Espagne à l'Atlético de Madrid où ils m'avaient convaincu. Je me suis dit que je pouvais réussir en France et Battiston m'a fait comprendre qu'il comptait sur moi. À une semaine près, si Bordeaux ne vient pas je signe à l'Atlético de Madrid.

FM : on a toujours en tête le parcours d'Antoine Griezmann refusé de partout en France et qui finalement explose à la Real Sociedad ...

IK : c'est ça, mais il n'y a pas qu'un exemple, il y en a plein. Je ne trouve pas ça normal. C'est comme lui, il en a parlé dans une interview où il dit avoir rencontré tous les clubs de France. Ils lui disaient tous : «tu es le meilleur, mais physiquement tu es un risque.» Ça ne me choquait pas, à l'époque à 13 ans, je savais que j'étais plus petit que les autres, mais ça ne se voyait pas sur le terrain et le plus important pour moi c'est le terrain. C'est sûr qu'un joueur costaud venait au duel avec moi je tombais. Tous les jeunes dans ce style veulent partir, car ils auront plus d'opportunités à l'étranger. Est-ce que Michaël Cuisance (désormais joueur de l'OM ndlr) aurait eu la même carrière s'il était resté en France ? Aujourd'hui il a fait le Bayern Munich. Caqueret aussi même si la formation lyonnaise est un peu à part. Car à Lyon je sais que si tu es bon tu joues. C'est le meilleur centre de formation et peut-être du monde donc c'est un peu à part. Dans un club un peu dur qui joue le maintien si physiquement tu es un peu juste on ne va pas forcément te laisser ta chance. Il faudra toujours prouver plus que les autres. C'est ce qu'il s'est passé pour moi depuis petit. J'ai toujours dû faire plus que les autres, mais j'aime bien ça c'est galvanisant. Depuis que j'ai signé à Reims j'ai confiance en ma progression. Je pense que quelqu'un avec un autre gabarit que moi on en aurait sûrement parlé un peu plus. On m'a fait comprendre que ce que je faisais en N2 il fallait le faire en National 1. Pas les gens de Reims qui croyaient en moi, mais certaines personnes avaient des doutes. J'ai continué en Ligue 2 et je prouve pour l'instant que je peux y évoluer.

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