Rien ne va plus à Arsenal

Éliminé en demi-finale de Ligue Europa par Villarreal, Arsenal terminera la saison sans gloire. Les Gunners, mal embarqués pour une qualification européenne, sont au bord de la crise de nerfs.

Nicolas Pépé gêné par Francis Coquelin
Nicolas Pépé gêné par Francis Coquelin ©Maxppp
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Impuissant. Arsenal, sur la pelouse de l'Emirates Stadium, n'a pu faire mieux qu'un triste nul (0-0) face à Villarreal. Battus à l'aller en Espagne (2-1), les Gunners disent donc adieu à la Ligue Europa et à leurs espoirs de qualification pour la prochaine Ligue des Champions en cas de victoire en finale. La pilule est très dure à avaler pour Mikel Arteta, dévasté après la rencontre. Il ne reste plus qu'une infime chance de voir les Londoniens qualifiés pour l'Europe la saison prochaine.

Il faudra presque un miracle tant les partenaires de David Luiz semblent décrochés au classement de Premier League (actuels 9es avec 49 points, à 5 longueurs de Liverpool, 7e) et qu'un derby face à Chelsea, à la lutte pour la qualification en C1, s'annonce à la 36e journée. Ce serait la première fois depuis 25 ans et la saison 1995/96 que les Canonniers ne joueraient pas l'Europe... Un désastre. Pour l'heure, l'exercice 2020/21 d'Arsenal est donc à ranger dans la catégorie immense déception.

Arteta sur la sellette

Fredrik Ljungberg ne peut que constater les dégâts. «Je suis malheureusement un peu sous le choc. Je pensais qu'Arsenal allait passer, gagner à l'Emirates et mettre une grosse pression. Il n'y a pas vraiment eu de pression et Villarreal a été la meilleure équipe sur les deux manches. C'est une soirée émotionnellement compliquée. C'est la réalité. Nous sommes loin derrière en championnat, éliminés en Europe. Beaucoup de gens se posent des questions et se sentent tristes», a lâché le Suédois, membre des Invincibles de 2004, au micro de BT Sport.

Évidemment, l'avenir d'Arteta est sur toutes les lèvres. S'il se dit convaincu d'être toujours l'homme idoine pour mener cette équipe, l'Ibère est soumis à une pression énorme. Martin Keown, ancienne gloire du club, l'assure. «L'équipe n'a pas fonctionné. Tactiquement, Arteta a été complètement dépassé par son prédécesseur sur les deux matches, ce qui est un peu embarrassant», a-t-il confié, lui aussi au micro de BT Sport, avant de poursuivre. «S'il reste en poste, il va vraiment devoir faire un exceptionnel début de saison prochaine. Il a une énorme pression sur les épaules. C'est l'heure des grandes décisions à tous les étages du club».

Quel avenir pour le club ?

Illisible sur le plan sportif, l'avenir d'Arsenal l'est également en coulisses. Les supporters ne décolèrent pas de la tentative de sécession à laquelle ont participé les actuels propriétaires avec le projet de Super League. Ils ne se privent pas pour manifester leur mécontentement en marge de chaque rencontre à domicile, ce jeudi soir encore, et demandent clairement la tête des Kroenke, père et fils. Jusque-là écartée, la possibilité d'une vente a été évoquée dernièrement alors qu'une offre se précise.

Daniel Ek, patron de Spotify, prépare une offensive massive, chiffrée à plus d'un 1 milliard d'euros, pour racheter le club dont il est fan depuis sa plus tendre enfance. L'homme d'affaires suédois compte d'ailleurs sur le soutien de trois légendes Thierry Henry, Patrick Vieira et Dennis Bergkamp dans sa tentative de prise de pouvoir à Londres alors que d'autres voix d'anciens se font entendre pour réclamer du changement au sein du club et de son organigramme. Avant un mercato qui s'annonce décisif. Une révolution couve à Arsenal.

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