Bordeaux : l'énorme coup de gueule de Yacine Adli contre son club

Hier, les Girondins ont conservé leur invincibilité à domicile face aux Marseillais (0-0). Mais le jeu proposé par les Bordelais était bien pauvre. Et pour Yacine Adli, le club au scapulaire ne met pas tout en œuvre pour retrouver le haut du classement.

Hiroki Sakai et Yacine Adli en action lors de la rencontre OM-Bordeaux
Hiroki Sakai et Yacine Adli en action lors de la rencontre OM-Bordeaux ©Maxppp
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Hier soir, pas grand-monde ne s'est levé de son canapé pour célébrer le match entre les Girondins de Bordeaux et l'Olympique de Marseille (0-0). Et pour cause. Entre de nombreuses erreurs techniques, des attaques en berne et un manque de vitesse, les acteurs de la rencontre n'ont pas vraiment brillé. Réduits à neuf, les Phocéens peuvent cependant toujours se dire qu'ils ont au moins le mérite d'avoir trouvé les ressources nécessaires pour ramener un point à la maison.

Mais côté girondin, c'est la soupe à la grimace. Certes, le record d'invincibilité à domicile face aux Olympiens tient depuis 44 ans maintenant, mais ne pas réussir à s'imposer à 11 contre 9, ça fait tache, d'autant que les Marine-et-Blanc auraient pu dépasser les visiteurs au classement de Ligue 1. Un constat qui colle avec la saison sans grand relief des Bordelais. Et ça, Yacine Adli (20 ans) commence à en avoir assez. À l'heure où les joueurs ne lâchent pas vraiment des punchlines en conférence de presse, l'ancien milieu de terrain du PSG a fait passer un sacré message à son club.

«Il y a beaucoup de conflits en interne, en externe»

«C'est une frustration, mais on est toujours à la limite, c'est compliqué. Au bout d'un moment, il n'y a pas de surprise. On a l'impression que tout est tiré par les cheveux. Il y a des moments où on se dit : "oui on peut", et puis on se dit : "bah en fait non". Il manque quelque chose. Où ? Je ne sais pas. Il en manque à tous les niveaux. À tous les niveaux, il faut un peu plus pour prétendre jouer juste un peu plus haut. Quand on regarde les équipes au-dessus de nous, on est Bordeaux, il y a moyen d'aller grappiller quelque chose. Mais pour être une équipe du haut de tableau, il faut qu'on se dise à tous les étages "on joue le haut du tableau". Et pour ça, il faut que tout le monde soit conscient qu'il faut être exigeant», a-t-il déclaré, avant de poursuivre.

«Vous savez très bien. Vous voyez l'effectif, tout le monde le connaît. On a beaucoup de joueurs en fin de contrat. Il y a beaucoup de conflits en interne, en externe. Tous ces trucs-là, ça crée des ondes négatives qui font que tu ne peux pas jouer le haut du tableau. On ne sent pas cette osmose. C'est ça en fait. Hier (avant-hier), on a pu avoir les supporters. Ça nous a fait du bien, on a senti quelque chose, mais c'est trop peu, c'est trop compliqué. (...) Il faut que tout le monde se remette au travail et puis ça va arriver. Il n'y a pas le feu au lac, mais aujourd'hui on ne peut pas prétendre être européen». C'est ce qui s'appelle un joli coup de gueule.

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