Premier League : les entraîneurs divisés face au retour du public

Les stades vont rouvrir progressivement en Angleterre. Pour une partie des clubs seulement et pour un nombre de personnes limité à 2 000. De quoi susciter des commentaires de la part des entraîneurs, partagés entre le souci d'équité et le plaisir de retrouver les fans.

Marcelo Bielsa, l'entraineur de Leeds United
Marcelo Bielsa, l'entraineur de Leeds United ©Maxppp

La Grande-Bretagne a décidé d'assouplir les règles sanitaires pour les prochaines semaines, et les activités sportives vont bénéficier des dernières mesures. Cela vaut aussi pour les fans, puisqu'à partir de mercredi prochain, dans certaines zones et avec une limitation de personnes, il sera possible de retourner au stade. Mais pas partout. Dix clubs de Premier League (Liverpool, Everton, Arsenal, Chelsea, Crystal Palace, Fulham, Tottenham Hotspur, West Ham United, Brighton et Southampton) seront autorisés à accueillir jusqu'à 2 000 fans dans leurs enceintes respectives. De quoi ravir les formations de Premier League après des mois de huis clos total ? Pas forcément.

La suite après cette publicité

A commencer par Marcelo Bielsa, qui a donné son avis sur la question en conférence de presse. « Peut-être devrait-il y avoir une règle selon laquelle, si tous les clubs ne peuvent pas accueillir de fans, aucun n'en accueille. Il faut essayer de rendre la compétition aussi équitable que possible quand on le peut. La présence des fans a un effet sur les résultats. Les gens qui sont dans des régions à haut risque sanitaire seront pénalisés. » Faut-il se féliciter du retour progressif du public, signe d'une amélioration de la situation, ou pointer du doigt le manque d'équité, même pour une si faible présence (2 000 personnes) ? Marcelo Bielsa a visiblement choisi, et il n'est pas le seul.

Sean Dyche ironise sur le sujet

Certains autres recalés avec Leeds, que sont Newcastle, les deux clubs de Manchester, Aston Villa, West Bromwich Albion, Wolverhampton Wanderers, Leicester City, Sheffield United et Burnley l'ont également mauvaise. Steve Bruce, coach de Newcastle, a parlé d'un « avantage injuste » en faveur des clubs pouvant accueillir du public. Ce n'est par contre pas le cas de Sean Dyche, entraîneur de Burnley, qui jouera contre Arsenal le 13 décembre dans un Emirates Stadium plus animé que ces dernières semaines. Ce qui le fait plus rire qu'autre chose. « Un stade de cette taille avec 2 000 personnes... Ce sont des ramasseurs de balle ? », a-t-il ironisé de son côté.

Dans les stades ultra-modernes de certains clubs, la présence de 2 000 fans apparaît effectivement anecdotique. Mais pour les clubs qui n'ont pas franchi ce cap et qui gardent des enceintes à taille humaine, avec les tribunes proches du terrain, le ressenti ne sera pas forcément le même. Alors, faut-il réellement s'inquiéter pour l'équité ou se réjouir du retour d'une très petite partie des supporters ? « Je pense qu'il est plus question là de voir à quel point il est agréable pour les fans qui auront un billet d'assister à nouveau à un match en direct », a jugé Roy Hodgson, l'expérimenté entraîneur (73 ans) de Crystal Palace.

Plus d'infos

Commentaires