Damien Comolli dévoile son ambitieux plan de bataille pour ramener le TFC au sommet

Lundi, le Toulouse Football Club a été officiellement racheté par le fonds d'investissement américain RedBird Capital Partners. Désormais présidé par Damien Comolli, l'écurie, qui est descendue en L2, a de très hautes ambitions. Le nouveau patron des Pitchounes en a dit plus à ce sujet ce mercredi en conférence de presse.

Damien Comolli, en 2009, lors d'une rencontre entre le PSG et l'ASSE
Damien Comolli, en 2009, lors d'une rencontre entre le PSG et l'ASSE ©Maxppp

La nouvelle est tombée lundi en fin de matinée. Relégué en Ligue 2, le Toulouse Football Club est passé sous pavillon américain et est ainsi devenu la propriété du fonds d'investissement RedBird Capital Partners. Le communiqué de presse signifiait aussi que Damien Comolli remplaçait Olivier Sadran à la présidence. Les deux hommes étaient tous les deux présents en conférence de presse ce mercredi pour marquer la passation de pouvoir mais également en dire plus sur ce nouveau projet. Comolli a commencé par expliquer les raisons pour lesquelles le TFC avait été choisi. «J'ai parlé à RedBird, qui est très discipliné dans ses investissements. Quatre critères pouvaient provoquer un investissement au niveau du foot en France. Le premier est celui qui revient constamment, c'est l'importance de la ville. On voulait une ville attractive, avec une démographie importante et jeune. Il me semble que c'est la deuxième ville de France au niveau des étudiants. Toulouse a une population jeune et dynamique. L'aspect de la ville était important. Ensuite, on voulait avoir un partenaire local sur lequel s'appuyer. Olivier est le partenaire idéal. Dès le début, on voulait qu'il reste. Le troisième élément était la qualité des infrastructures. Nous sommes au Stadium dans un outil magnifique, qui a été rénové lors de l'Euro 2016. Il y a aussi un centre de formation de qualité grâce à l'engagement de Monsieur le Maire. On va avoir des installations développées sur les 12-18 prochains mois. Ensuite, le quatrième point est le potentiel du club. Qui dit grande ville, dit potentiel, dit progression. On se rejoint sur une obsession pour la progression et le fait de créer un environnement de haute performance. C'était un club qu'on pouvait développer à l'avenir, au niveau des infrastructures à améliorer, le stade, la relation avec les supporters, le sportif, le terrain et la formation. Tout le potentiel était identifié et présent. Et le 5e point, parmi les quatre qui étaient importants, si vous me le permettez, c'est qu'on n'envisageait pas d'investir dans un club sans un centre de formation. Le TFC a un centre de formation fort. On est huitième en France. Le centre de formation est costaud, produit des joueurs de qualité et de caractère.»

La suite après cette publicité

Après ce discours officiel, Damien Comolli a répondu aux questions des journalistes. Concernant le prix d'achat du Toulouse Football Club, il a botté en touche. «C'est absolument confidentiel. Les deux parties sont tenues par des clauses de confidentialités. On n'a même pas négocié le prix. Il y avait un prix prévu en L1 et un autre en L2.» En revanche, il s'est montré un peu plus bavard au moment d'évoquer le budget que le club de la ville rose aura en deuxième division. «On aura le budget le plus important de Ligue 2. Ce qui nous met, ainsi que les joueurs, face à nos responsabilités. La moyenne de la masse salariale des équipes qui sont montées de la L2 vers la L1 ces dernières années était de 12,5 millions d'euros. On sera largement au-dessus. On n'a pas le droit de passer à côté. On aura tous les moyens à disposition pour jouer les premiers rôles.» Car l'objectif de la nouvelle direction est clair et précis. «Remonter, c'est sûr que c'est ce qu'on veut dans l'immédiat. Je l'ai dit aux joueurs et au coach. Donc on ne se cache pas là-dessus. On veut remonter dès cette saison. On veut s'installer en haut du classement de L1, être dans les 6-8e places. Il faut être en rapport avec la taille de la ville, qui est la quatrième de France. Il n'y a pas de raison. Quand je parlais de potentiel, je parlais de la ville, du stade, du club en général.» Le TFC aura donc une petite pression cette saison. «Le seul objectif qu'on a est un objectif de temps car on veut remonter l'an prochain. Pour le reste, nous ne sommes pas pressés. Tous les investissements de RedBird se font sur le long terme. On parlait des projets dans 7 ou 10 ans. C'est loin dans le sport de haut niveau.»

Damien Comolli évoque le mercato des Pitchounes

Parallèlement à cela, le TFC nouvelle version voudra se développer à tous les niveaux. «On veut augmenter nos revenus, garder nos meilleurs joueurs et former des joueurs de qualité. On veut avoir une équipe plus compétitive. Personne n'aime perdre de l'argent, ce n'est pas notre but. Notre but est d'augmenter les rentrées financières pour investir dans l'équipe et avoir une équipe compétitive. (...) Augmenter les rentrées financières, ce n'est pas un travail qui se fera en six ou douze mois. Mais ce sera un travail de longue haleine. On ne va pas convaincre 20 000 personnes de revenir au stade. Il faudra proposer un football de qualité. On doit fournir du jeu et du spectacle, c'est ce que j'ai dit à Patrice Garande. C'est sûr qu'il y a et il y aura une incidence Covid, si la jauge de supporters reste à 5000 personnes. Mais ça ne nous empêchera pas d'investir.» Et qui dit investissements, dit aussi mercato. Et là encore, Damien Comolli et ses équipes ont des idées bien précises sur la marche à suivre cet été 2020. «On va essayer d'améliorer les fondations qui sont excellentes. Chacun peut arriver avec des idées différentes et nouvelles. Je pousse les salariés à dire ce qu'on peut améliorer. Ça ne veut pas dire dépenser plus d'argent. On veut faire progresser le club, évoluer la relation avec les supporters, augmenter le nombre de sponsors», a-t-il expliqué avant de poursuivre.

«Il y avait des joueurs en fin de contrat et d'autres de retour de prêts. On a déjà pris Maxime Dupé, qui est un bon gardien et qui a fait une belle saison avec Clermont. Il a de la personnalité et du vécu, c'est tout ce qu'on voulait. On est de manière constante en négociations avec des joueurs et des clubs à l'heure actuelle. On a fait plusieurs offres pour des joueurs et on attend des retours. Il y a de bons joueurs et de jeunes talents dans l'équipe, qui peuvent exprimer leurs qualités. (...) On aimerait avoir notre groupe d'ici la reprise du championnat, car vous connaissez l'erreur que la LFP a commise sur la période de transfert. On veut avoir les joueurs le 22 août, sachant que le mercato rouvre quelques jours avant. Sur le nombre de joueurs, s'il n'y a pas de départs, on sera sur 3-4 arrivées. Concernant Max-Alain Gradel, il a un accord avec le club pour partir. Je respecterai l'engagement et la parole du club. Pour Ibrahim Sangaré, il apporte beaucoup de lumière et il est précieux aussi bien offensivement que défensivement. Donc c'est un joueur dont on ne veut pas se séparer. Il y a beaucoup de rumeurs, mais pas encore d'offres. Mais elles vont venir. On avisera. Sinon, on n'envisage pas d'autres départs au niveau des joueurs clés. On n'a pas besoin de vendre financièrement. Ce n'est pas le cas. (...) Les droits TV ont absorbé le choc de la descente et RedBird a apporté des garanties à la DNCG pour les prochaines années.» Le rêve américain du TFC peut donc commencer !

Plus d'infos

Articles recommandés

Commentaires