Lens-PSG : les notes du match

Au terme d'un match animé, le Racing Club de Lens s'offre le champion de France (1-0). Ganago permet aux Sang et Or de renouer avec la victoire à Bollaert en Ligue 1.

Igniatius Ganago délivre le RC Lens face au PSG
Igniatius Ganago délivre le RC Lens face au PSG ©Maxppp
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Ce jeudi soir, le Paris Saint-Germain lançait sa saison en Ligue 1 face au RC Lens dans un contexte particulier. En effet, Thomas Tuchel devait composer avec un groupe décimé par les absences. Pour rappel, le technicien allemand était privé ce soir de Di Maria, Icardi, Marquinhos, Mbappé, Navas, Neymar et Paredes tous positifs au Covid-19. En plus de ces absences, le PSG ne pouvait compter sur Sergio Rico pas qualifié pour la rencontre. Le champion de France rêvait sûrement d'un meilleur scénario avant d'affronter le promu lensois à Bollaert. Un promu qui avait rendu les armes lors de la première journée face à Nice (2-1).

Pour cette affiche, Franck Haise alignait un 3-5-2 avec le duo Banza, Ganago en pointe. De son côté, Thomas Tuchel devait bricoler et s'appuyait sur un 4-3-3 inédit avec notamment les titularisations de Kurzawa, Sarabia, Draxler et surtout Kays Ruiz-Atil. Il fallait attendre la seizième minute pour entrevoir la première opportunité du match.

La boulette de Bulka met le RC Lens sur les bons rails

Ganago se faufilait dans la défense parisienne, effaçait Gueye avant de voir sa frappe heurter le montant. Les champions de France réagissaient avec Ruiz dont la frappe enroulée passait à côté des buts gardés par Leca (22e). Au retour des vestiaires, le Racing mettait plus d'impact dans les duels ce qui gênait sensiblement les Parisiens. Logiquement, les Sang et Or ouvraient le score juste avant l'heure de jeu. Suite à une boulette de Bulka, Ganago en profitait et ajustait de près le portier polonais (1-0, 57e).

Survoltés, les Lensois manquaient le break sur un centre de Michelin remisé par Ganago pour Banza qui butait de la tête sur Bulka (63e). Le PSG frôlait la correctionnelle dans le dernier quart d'heure avec Sylla sur la gauche qui distillait un bon centre pour Sotoka dont la tête fuyait le cadre (79e). Sans idée, sans génie, le PSG rendait déjà les armes pour son premier match de la saison en Ligue 1. De son côté, le Racing renouait enfin avec le succès en Ligue 1 et s'offrait le champion de France à Bollaert.

Retrouvez le film du match sur notre live commenté.

L'homme du match : Ganago (7) : recruté pour 6 millions d'euros le mois dernier en provenance de l'OGC Nice, le buteur camerounais n'était pas loin d'inscrire son premier but en Ligue 1 cette saison mais ce dernier loupait son contrôle et ne pouvait pousser le cuire dans le fond des filets (5e). Au quart d'heure de jeu, l'ancien niçois se créait l'occasion la plus dangereuse de ce premier acte sur ce festival de dribbles qui amenait une frappe finalement repoussée par le poteau droit du portier polonais (17e). Il fallait attendre la 57e minute de jeu et cette faute de pied du portier parisien pour inscrire le premier but de cette rencontre, son 3e en Ligue 1 contre le PSG (58e). Remplacé à la 71e par Jean qui n'avait pas le temps de réellement s'exprimer, tant le ballon ne quittait pas les pieds des Parisiens.

Lens

  • Leca (6) : le portier corse rassurait les siens sur l'une des premières offensives parisienne et se couchait rapidement dans les pieds d'un Sarabia bien lancé en profondeur (20e). Mais sa première vraie sortie avait lieu peu de temps avant à la pause, lorsque le dernier rempart sortait sans aucune hésitation devant un Kalimuendo peu loin de toucher la balle du bout du pied (40e).

  • Medina (4,5) : le tout jeune défenseur argentin de 21 ans se faisait prendre assez souvent par des appels en profondeur dans son dos de la part de Sarabia (23e). Ses relances n'étaient que rarement maîtrisées et ce dernier rendait trop souvent le ballon au Parisiens (10e, 33e). Toutefois, il se rattrapait bien par moments (24e).

  • Bade (5,5) : l'ancien défenseur havrais arrivé cet été librement mettait en avant son grand gabarit et gênait parfaitement grâce à son physique et ses anticipations, un Kalimuendo un peu trop esseulé sur le front de l'attaque (36e). Moins à l'aise sur ses dégagements, notamment sur ce centre de Kalimuendo, qu'il reprenait mal et offrait un corner au PSG (52e).

  • Gradit (5) : l'ancien Caennais rassurait sa défense par sa sérénité dans la relance, capable de monter assez haut avec le ballon (13e). Sa vilaine semelle sur Kays Ruiz aurait pu lui valoir un avertissement, mais l'arbitre optait pour un avertissement verbal (66e).

  • Sylla (5) : l'ancien joueur toulousain positionné au poste d'ailier défensif gauche dans cette défense à cinq annihilait une action de but adverse à trois minutes de la pause, bien placé sur cette passe dangereuse de Ruiz (42e). Néanmoins peu en réussite sur ses multiples tentatives de centres (43e, 47e). Remplacé à la 83e par Boura qui aurait pu voir son entrée tourner au cauchemar sur ce pied haut parisien mais heureusement pour lui, plus de peur que de mal (90+3).

  • Doucoure (4,5) : le milieu de terrain malien ne se laissait pas impressionner et tenait bien son rôle défensif, à défaut de peu monter le ballon. Son tacle à retardement sur le tout jeune Kays Ruiz était sanctionné d'un carton jaune qui venait ternir l'image de son premier acte (45e). Beaucoup moins en vue dans le second acte, ce malgré le but des siens. Remplacé à la 83e par Mauricio dont la rentrée tardive ne changeait pas le cours du jeu.

  • Perez (5) : pas avare d'efforts, le milieu de terrain de 29 ans multipliait les courses offensives et défensives, et gênait par son agressivité les Parisiens dans leurs relances. Il ne participait en revanche que très peu au jeu offensif de son équipe, tant la plupart des opportunités nordistes venaient des côtés.

  • Michelin (5,5) : après un bon temps fort et un très bel une-deux avec l'un de ses partenaire du milieu, l'ancien Toulousain arrivé libre cet été n'était pas loin de trouver preneur sur ce centre subtile à destination de Sylla qui rodait aux abord de la surface, mais Kurzawa le devançait (50e). Sur ce contact avec un Juan Bernat nerveux, les esprits s'échauffaient et le Lensois n'était pas loin de faire exploser l'Espagnol (74e).

  • Kakuta (5,5) : omniprésent dans le pressing, l'ancien attaquant amiénois faisait reculer la défense parisienne assez souvent, les mettant ainsi en difficulté dans la relance. Toutefois beaucoup moins en vue que ces deux virevoltants partenaires en feu ce soir sur le front de l'attaque. Pas loin d'offrir le second but lensois à Banza mais Bulka sortait une magnifique parade devant l'attaquant (63e). Remplacé à la 71e par Cahuzac qui avec toute son expérience tenait sa ligne du milieu de terrain et n'hésitait pas à haranguer ses coéquipiers.

  • Banza (6,5) : bien lancé dans l'axe du but d'entrée de jeu, l'attaquant français se créait déjà une occasion dangereuse mais un bon retour de Bernat l'empêchait de frapper (2e). Deux minutes passaient seulement et ce même Banza se faufilait sur le côté gauche, délivrant par la suite un superbe centre dans la course de Ganago, qui s'emmêlait les pinceaux (5e). Sur cette remise de la tête de Kakuta, son coup de tête au ras du sol n'était pas assez maitrisé pour tromper Bulka (63e). Remplacé à la 65e par Sotoca qui n'avait besoin que de deux minutes pour être sanctionné d'un carton jaune après cette faute sur Kimpembe (70e)

  • Ganago (7) : voir ci-dessus. PSG

  • Bulka (3) : pour sa deuxième titularisation en Ligue 1, le portier polonais a été sauvé par son montant sur une frappe de Ganago (16e). Ce dernier commet l'irréparable en ratant sa relance ce qui profite à Ganago pour l'ouverture du score (1-0, 57e). Se reprend bien en s'interposant sur une tête de Banza (63e).

  • Kehrer (4) : finalement titularisé en charnière centrale, le défenseur allemand a eu fort à faire avec la paire Ganago, Banza. Mais l'intéressé a bien muselé les deux hommes dans le premier acte et a privilégié les relances propres. A l'instar de ses partenaires, il a baissé le pied au retour des vestiaires se montrant moins tranchant dans le domaine aérien et dans les duels.

  • Kimpembe (5) : capitaine d'un soir, le titi parisien s'est montré très concentré et s'est comporté comme le patron de la défense parisienne. Solide dans les duels, l'international français n'a pas été inquiété dans le premier acte. Touché dans le second acte, le champion du monde a dû céder sa place à la 74e à Diallo

  • Kurzawa (3) : titularisé à la surprise générale couloir droit, l'ancien Monégasque a essayé d'apporter offensivement sur son côté. Le latéral se fait trop facilement éliminé par Ganago sur l'occasion de l'attaquant lensois (22e). L'international tricolore sauve les siens avec une belle intervention sur un centre de Michelin (50e). Hormis cela, le défenseur n'a rien apporté à son équipe.

  • Bernat (3,5) : le latéral espagnol s'est montré plutôt timide dans le premier acte. On ne l'a quasiment pas vu prendre des initiatives offensives lors des quarante cinq premières minutes. Bougé physiquement, le latéral gauche espagnol a éprouvé les pires difficultés à exister dans les duels. Averti à la 79e suite à un vilain tacle sur Gradit. Remplacé à la 82e par Bakker

  • Herrera (3,5) : titularisé dans un milieu à trois, l'ancien joueur de Manchester United a essayé de combiner avec Kurzawa sur le côté droit. Même s'il n'a pas eu un gros impact offensivement, le milieu espagnol s'est évertué à jouer simple. Il n'a absolument pas pesé sur les événements ce soir, mangé par l'envie la générosité lensoise.

  • Gueye (3) : l'international sénégalais a alterné le bon et le moins bon dans le premier acte avec du déchet dans les transmissions. L'ancien joueur d'Everton mord à l'hameçon sur l'occasion de Ganago (22e). L'intéressé n'a jamais semblé entrer dans son match, tant son influence dans l'entrejeu fut quasi inexistante. Une soirée à oublier pour Idrissa Gueye.

  • Verratti (6) : le Petit Hibou a tenté de prendre le jeu à son compte. Capable d'alterner jeu court et jeu long avec aisance, l'international transalpin a souvent combiné avec Ruiz et Kalimuendo. Toujours aussi généreux dans l'effort même pour un match de rentrée. Indirectement impliqué sur l'ouverture du score lensoise où il demande le ballon dans l'axe à Bulka (1-0, 57e). Le numéro six parisien a pris ses responsabilités en essayant d'orienter le jeu des siens. Bien trop seul dans ses initiatives.

  • Sarabia (3) : l'ancien joueur du Séville FC a éprouvé les pires difficultés à exister face à l'impact physique de Medina et Sylla. Un défi physique qui ne lui a pas permis de se montrer aussi percutant qu'à l'accoutumée. Averti à la 38e. Ce ne fut guère mieux au retour des vestiaires pour l'international ibérique qui n'a jamais réussi à prendre le dessus sur ses adversaires directs.

  • Kalimuendo (5,5) : très mobile, le jeune attaquant parisien a causé bien des soucis à l'arrière-garde lensoise. Toujours volontaire pour proposer des solutions à ses partenaires, il reste très intéressant dans le jeu dos au but et dans ses choix. Malheureusement pour lui, il n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent pour se mettre en situation préférentielle. Remplacé à la 75e par Jesé

  • Ruiz-Atil (4,5) : pour sa grande première en Ligue 1, le jeune milieu parisien titularisé sur le côté gauche de l'attaque s'est distingué par son aisance technique balle aux pieds. Très à l'aise dans le jeu court, le natif de Lyon a souvent essayé de créer le décalage pour ses partenaires. Sa frappe enroulée aurait mérité meilleur sort (22e). L'intéressé a disparu de la circulation dans le second acte. Remplacé à la 68e par Dagba qui a tenté d'apporter offensivement en vain.

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