Retraité des terrains en 2014, Gabriel Heinze n’est pas resté éloigné des terrains bien longtemps. Une fois les crampons raccrochés, le rugueux défenseur passé par Paris, Madrid, Manchester et Marseille a enfilé son costume d’entraîneur en 2015. Nommé coach de Godoy Cruz puis des Argentinos Juniors (2016/2017), l’Argentin n’a pas fait long feu. Mais depuis le 11 décembre dernier, Vélez Sarsfield a misé sur lui pour tenter de sauver sa peau. Dix-neuvième du classement, le club de Buenos Aires a fait confiance à un personnage qui a tout de suite mis les points sur les i lors de sa présentation.

« C’est moi qui prends les décisions sur les joueurs qui vont rester ou non dans l’équipe. J’aime parler à mes joueurs en face à face. Plusieurs journalistes ont parlé de mes conditions financières. Je sais très bien dans quel club je suis venu et je viens ici avec beaucoup de passion. Tout ce qui a été dit est totalement faux. Avec tout mon respect, je ne parlerai qu’en conférence de presse. Je ne suis pas une personne qui parle dans des interviews accordées à divers médias. Je n’ai rien à cacher, c’est ma manière de travailler ».

Heinze ne rigole pas avec ses joueurs

Un discours cash, sans chichi qui démontre qu’Heinze est un entraîneur au caractère bien trempé, à l’image de ce qu’il montrait tous les week-ends sur les terrains verts. Une impression qui s’est confirmée lors de la présaison. En attendant la reprise du championnat prévue le 24 janvier prochain, Heinze est visiblement parti en mission commando pour mobiliser ses troupes en vue du maintien. Et ses façons de faire ne passent pas inaperçues. Qualifié de « Sergent » par Diario Cronica, Heinze « fait du bruit à Vélez et dans le monde du football avec ses méthodes » pour Clarin. Pour La Nacion, « avec Heinze, Vélez lance un changement radical ». Enfin, Infobae parle pour sa part de la « dernière folie du Gringo Heinze ».

Mais qu’est-ce qui fait autant réagir les médias argentins ? Bien décidé à imposer sa patte, Heinze a commencé par remettre tout son groupe au travail avant le début de l’année 2018. Une pratique qui ne semble visiblement pas très courante dans le football argentin. Ensuite, l’ancien défenseur parisien a demandé à ce que les terrains du centre d’entraînement soient tondus au cordeau et mieux entretenus, ainsi qu’un changement des matelas des chambres du centre. Enfin, et c’est ce qui a fait tiquer plusieurs de ses joueurs, Heinze a instauré plusieurs règles internes pour renforcer l’union de l’équipe : plus de consoles vidéo, pas de tennis de table, un usage très limité du portable et plus de contact entre la direction et les joueurs durant la présaison. Qu’on se le dise, Heinze n’est pas là pour plaisanter...