Un fantasme. Longtemps, on a cru qu’il ne s’agirait que d’un mirage. Mais finalement, le projet de Superligue européenne, évoqué pour la dernière fois en 2016, revient au cœur de l’actualité. Sport Bild explique ce mercredi que l’investisseur américain Stephen Ross, actionnaire majoritaire des Miami Dolphins et propriétaire du Hard Rock Stadium mais aussi organisateur de l’International Champions Cup depuis 2013, a commencé à contacter certains clubs à ce sujet. L’hebdomadaire allemand évoque un format de ligue fermée avec 24 équipes engagées, sans promotion ni relégation.

Deux écuries de Bundesliga ont été contactées, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Le projet repart de plus belle avec un atout de taille : il n’y aurait pas de fair-play financier à respecter, au contraire de ce qu’impose l’UEFA pour participer à ses compétitions. Ce n’est évidemment pas la première fois qu’un tel projet est évoqué et comme précédemment, les contours en restent extrêmement flous. Mais cette fois, l’instance européenne se retrouve sous la pression des gros clubs après une décision de la commission européenne qui pourrait faire jurisprudence. Sport Bild explique que deux patineurs de vitesse néerlandais ont déposé une plainte contre l’association internationale de leur discipline.

Une décision de la commission européenne met la pression sur l’UEFA

Celle-ci les empêchait en effet de participer à des compétitions qu’elle n’organisait pas. Une décision qui a été jugée comme un abus de position dominante de la part de la fédération, la commission européenne lui demandant donc de revoir cette règle. Forts de cette décisions, les mastodontes européens du football mettent la pression sur l’UEFA, demandant notamment à ce que les modalités d’inscription des joueurs soient revues. En d’autres termes, qu’un joueur ayant disputé la phase de poules de C1 avec un club puisse jouer la phase à élimination directe avec un autre club en cas de transfert au mercato.

Pour l’heure, l’UEFA se refuse toujours à répondre par l’affirmative à cette demande contraire à ses actuels règlements. Néanmoins, elle pourrait être contrainte de revoir sa position, la menace d’exclusion qu’elle fait planer sur les écuries devenant de fait bien moins inquiétante au regard de la décision de la commission européenne au sujet des patineurs. Alors, la Superligue européenne prendra-t-elle enfin réellement forme ou servira-t-elle simplement de moyen de pression pour faire céder le président de l’UEFA Aleksandr Ceferin et ses équipes ? Affaire à suivre...