Il est la recrue la plus chère de l’histoire du Bayern Munich. Corentin Tolisso (23 ans) est arrivé en Bavière avec une sacrée pression sur les épaules. Le milieu de terrain s’en est facilement accommodé à ses débuts, sous la houlette de Carlo Ancelotti. « J’ai tout fait pour jouer chaque match. À l’entraînement, je me donnais énormément. Le coach était satisfait de ce que je lui montrais. Même si j’avais un rôle un peu différent, dès mes matches amicaux, j’ai essayé de jouer comme je le faisais à l’OL. C’est-à-dire en jouant vers l’avant, en essayant d’être présent dans la surface pour marquer ou faire des passes décisives », a-t-il confié à L’Équipe du jour.

Seulement, l’Italien a subi les conséquences d’un automne compliqué marqué notamment par un nul piteux contre le VfL Wolfsbourg (2-2) en Bundesliga et une défaite sévère sur la pelouse du Paris SG (3-0) en Ligue des Champions. Les Munichois ont choisi un ancien de la maison, Jupp Heynckes, pour redresser la barre. Et depuis, l’ancien Lyonnais a perdu de son influence. « J’ai eu moins de temps de jeu. Entre le rassemblement international d’octobre et celui-ci, il y a eu sept matches, j’ai pu en débuter trois. La concurrence est un peu plus rude au milieu de terrain », a-t-il expliqué.

Des doutes oui, mais de l’assurance aussi

Le nouvel entraîneur des pensionnaires de l’Allianz Arena a en effet repositionné Javi Martinez, défenseur central sous Ancelotti, dans le cœur du jeu, poste auquel il s’était révélé à l’Athletic Bilbao. Pire, le départ de Carletto et de son staff, dans lequel on trouvait aussi Willy Sagnol, pèse le natif de Tarare, qui pouvait échanger à souhait avec eux en français... S’il avoue des doutes, l’international tricolore (4 sélections), qui s’impose en Bleu, ne se décourage pas pour autant. « La concurrence ? C’est une bonne chose aussi. Cela permet de me dire que je ne suis pas arrivé, que je ne dois pas relâcher mes efforts si je veux m’imposer durablement dans un club de la stature du Bayern Munich », a-t-il confié avant de poursuivre.

« Après, j’ai confiance en moi. Je sais que je vais travailler énormément pour gagner la confiance de l’entraîneur. Je sais d’ailleurs qu’il est content de ce que je propose au quotidien. (...) En tout cas, on a vu du changement depuis son arrivée », a-t-il conclu. Corentin Tolisso, malgré ses difficultés passagères conjoncturelles, sait qu’il a fait le bon choix en rejoignant le Bayern Munich. Annoncé titulaire ce mardi, à Cologne, pour Allemagne-France (amical), il aura sans doute à cœur de le prouver sous les yeux du public et des observateurs allemands.