Zlatan Ibrahimovic ne sera pas à la Coupe du Monde. Alors qu’il a pris sa retraite internationale il y a deux ans après un Euro 2016 raté, l’attaquant a vu son équipe nationale se qualifier pour la Russie depuis sa télévision, après avoir sorti notamment l’Italie en barrages. Alors pourquoi pas revenir ? « L’équipe nationale me manque. Je ne pense pas que quelqu’un ait besoin d’appeler. Si je veux, je le fais. Mais chaque chose en son temps. Je veux sentir que je suis capable d’offrir une bonne prestation » avait-il déclaré en mars.

Sauf que la sélection lui a fermé la porte en avril, à un mois de l’annonce de la liste des 23. « Déclaration définitive : Zlatan ne jouera pas la Coupe du monde. Il ne sera pas dans le groupe pour la Coupe du monde qui sera annoncé le 15 mai », a communiqué la fédération, mettant fin au feuilleton. Il faut dire que sans lui, la Suède s’est bien comportée et cela a permis à des joueurs comme Emil Forsberg de se révéler. Forcément cette décision n’a pas plu au joueur du Los Angeles Galaxy. Cloîtré dans son silence jusque-là, il s’est permis de régler ses comptes lors d’une conférence de presse.

Ibrahimovic s’en prend aux médias suédois

« Je pense que c’est la plus grosse fête du football. Tous les meilleurs joueurs y sont. Zlatan n’y est pas. Il devrait y être, mais il n’y est pas. Les médias disent que l’équipe est meilleure sans moi, donc c’est pour ça que je crois en eux. C’est la mentalité des médias suédois. Je n’ai pas de nom suédois, je n’ai pas le comportement typique des Suédois, mais je suis le recordman de buts en équipe nationale (62 buts en 116 sélections, ndlr). J’ai gagné ce que j’ai gagné, j’ai joué à l’Ajax Amsterdam, la Juve, l’Inter, le Barça, Milan, Paris, Manchester United et maintenant au Galaxy » affirme le buteur.

Ibrahimovic tacle là les médias et la société suédoise qu’il accuse de ne pas comprendre sa mentalité. Il a enfin répondu à une question d’un journaliste qui lui demandait si la sélection ne jouait pas mieux sans lui. Il a alors pris son plus grand sourire. « Si tu ne sais pas jouer collectivement, comment peux-tu jouer dans les meilleures équipes du monde ? Je sais comment gagner, croyez-moi, et je le fais bien. » Voilà des déclarations qui devraient largement faire écho en Suède où il est le plus grand joueur de ces dernières années mais où son comportement irrite également. La réponse de la fédération est aussi très attendue.