Le FC Barcelone n’avait pas besoin de ça. Déjà pointé du doigt pour sa mauvaise gestion globale des événements, le club catalan est maintenant au cœur d’une nouvelle affaire. C’est surtout l’actuelle direction qui est accusée. La Cadena SER affirmait hier que les dirigeants avaient fait appel aux services d’une entreprise de communication pour qu’elle discrédite certains joueurs, dont les plus importants (Messi, Piqué), et des légendes du club (Puyol, Xavi), sur les réseaux sociaux via la création de faux comptes. Le Barça a rapidement démenti via un communiqué, mais le média a visiblement du biscuit car il a immédiatement réitéré ses informations.

Dans l’œil du cyclone, alors qu’il est déjà contesté par de nombreux supporters qui l’accusent d’être à l’origine de la gestion catastrophique du club, Josep Maria Bartomeu a répondu à ces accusations lors d’un point presse ce mardi. « Le Barça n’a jamais engagé de service pour discréditer qui que ce soit. Ni un joueur, ni un ancien joueur, ni aucun politicien, entraîneur, président ou ancien président. C’est carrément faux. Nous nous défendrons si nécessaire dans ce dossier, par tous les moyens et devant tous ceux qui nous accusent de ces pratiques », a d’abord lancé le président culé.

Bartomeu connaît I3 Ventures pour d’autres services

S’il dément à son tour les accusations, Bartomeu reconnaît avoir engagé la société I3 Ventures, celle au cœur du scandale, afin qu’elle fasse de la surveillance sur les réseaux sociaux. « Oui, il est vrai qu’à la fin de 2017, le Barça a embauché ce service de surveillance comme le font la grande majorité des clubs et des entreprises. C’est certain. » L’homme du fort du Barça prévoit également de mettre fin au contrat liant le club à cette société car « il a été confirmé qu’un compte, lié à cette entreprise, a envoyé des publications négatives. Ce matin, nous avons demandé de résilier le contrat. » Voilà qui fait plutôt mauvais genre puisque c’est après les révélations de la Cadena SER que Bartomeu a décidé d’agir.

Visiblement, ce nouveau scandale ne suffit pas à la direction pour stopper ce genre de procédé. Le Barça s’en défend considérant que la surveillance des réseaux sociaux est une arme indispensable. « À la question de savoir si nous avons commandé le suivi des réseaux sociaux, la réponse est oui. Et nous continuerons à le faire. Il est de la responsabilité du club de savoir ce qui se passe et ce qui se dit dans le monde, toujours pour préserver le Barça. » Qu’on se le dise, cette histoire n’a sans doute pas fini de faire couler beaucoup d’encre car les ennemis de Bartomeu vont tout faire pour obtenir sa tête alors que des élections se présentent en 2021.