Foot Mercato : Vous venez de prolonger avec l’Olympique Lyonnais. Quel est votre sentiment ?

Lucas Tousart : Je suis très heureux et très fier de prolonger l’aventure avec Lyon. C’est une très bonne chose. J’avais fait une grosse saison l’année dernière et le club, mon entourage et moi on avait envie de continuer à Lyon. Je me sens très bien ici. Ça a pris un peu de temps cet été avec les matches, etc... Mais on a trouvé le moment en ce début de saison. C’est bien. Je suis très fier et très content.

FM : C’est une belle marque de confiance de la part de votre club.

L.T : Oui, c’est une très belle marque de confiance. Je me sens bien ici et je pense qu’ils le savent. Je fais pleinement partie du projet. Je pense qu’ils avaient envie de m’accorder encore plus de confiance et qu’ils me passent un message à travers cette prolongation. Je suis ravi. Je les remercie. C’est bien, tout le monde s’y retrouve et dans ces cas-là, tout le monde est content.

FM : Quand le club vous a parlé d’une prolongation, dans votre tête c’était une évidence ou avez-vous quand même pris le temps de la réflexion ?

L.T : Non, c’était une évidence. J’ai fait de bonnes choses ici à Lyon depuis que je suis arrivé (de Valenciennes, à l’été 2015, ndlr). J’ai eu une progression qui a été sur la durée. Au début, c’était un peu plus compliqué. Puis j’ai su m’imposer. L’année dernière, c’était la première saison pleine pour moi. Il a fallu que je la digère. Forcément, parfois c’était un peu compliqué. Mais de signer à ce moment-là (sa prolongation, ndlr), c’est une belle marque de confiance de la part de tout le club. Je suis très heureux.

FM : Que représente l’OL pour vous aujourd’hui ?

L.T : C’est un grand club. Je m’en souviendrais toujours quand j’ai été contacté par Lyon. C’était une évidence pour moi de signer ici. C’est l’un des meilleurs clubs français. On sait que chaque année il y a des compétitions européennes qui se jouent, que ce soit la Ligue des Champions ou l’Europa League. Pour un jeune joueur comme moi, c’était évident de signer à Lyon et de prolonger mon contrat. C’est important d’être dans la continuité. C’est un club qui fait jouer les jeunes et étant un jeune joueur c’est toujours un plus de pouvoir jouer dans un club comme ça.

FM : Vous êtes arrivé en 2015 et vous avez prolongé jusqu’en 2023. Vous voyez-vous rester aussi longtemps à Lyon ? Est-ce envisageable de suivre la voie d’un Maxime Gonalons et de faire une bonne partie de votre carrière ici ?

L.T : Pourquoi pas. Après, le foot ça va très vite. Aujourd’hui, je suis très bien à Lyon. Maintenant, c’est vrai que de 2015 à 2023 ça fait quand même 8 ans. Ça ferait une très belle carrière à Lyon. Mais je suis encore jeune. Il faut que je franchisse les étapes les unes après les autres. Rester à Lyon en ce moment, c’est une évidence. Après dans le futur, on ne sait pas ce qu’il se passera. Mais pourquoi pas rester le plus de temps possible ici.

FM : Quand on est à Lyon, forcément on est surveillé de près par d’autres très grands clubs. L’année dernière, votre nom a été associé à la Juventus, à l’Inter Milan, au Bayern Munich ou encore au Barça. Comment gérez-vous ces intérêts-là ?

L.T  : Dans le foot, ça parle beaucoup. Donc je ne sais pas ce qui est vrai ou faux. En tout cas ça parle de soi, donc c’est positif. Que ça parle comme ça de clubs qui me suivent, que ce soit faux ou vrai, ça fait toujours plaisir parce que ça prouve que le travail qu’on fait est apprécié. Mais je ne m’enflamme pas. J’ai beaucoup de progrès à faire encore. Donc c’est pour ça que je suis très bien à l’OL, un club qui me permet de progresser et de m’épanouir pleinement.

FM : Vivre un jour une expérience à l’étranger, est-ce que ça vous tente ?

L.T : Je ne sais pas. Il faudrait y réfléchir au moment voulu. C’est vrai que pour le moment je suis bien à Lyon. Après, l’étranger pourquoi pas un jour. Je pense que dans la carrière d’un footballeur, une expérience à l’étranger peut être enrichissante. Ça peut être un plus. Il faudrait forcément que ce soit une évolution. Si c’est pour aller dans un autre club qui a le niveau de Lyon, ça ne servirait à rien. Donc je suis bien à Lyon. C’est une belle ville, un bon club avec de bonnes infrastructures. Donc on a tout pour s’y plaire et s’épanouir.

FM : Y a-t-il un championnat où vous aimeriez jouer un jour ?

L.T : C’est vrai que le football anglais, c’est un football qui peut me plaire et qui s’apparente à mon style de jeu. C’est un championnat que je regarde, que je trouve sympa. Il y a du monde dans les stades, il y a une vraie ferveur autour des équipes et autour de ce championnat. C’est ça que je trouve intéressant. On sent qu’il y a vraiment des gens qui suivent cette ligue, qu’il y a de l’amour pour les joueurs. Il y en a aussi en France (sourire). Mais je trouve que là-bas, c’est décuplé. Ce serait, pourquoi pas, une belle expérience à vivre un jour.

Lucas Tousart à fond derrière Bruno Genesio

FM : L’OL vit un début de saison assez étrange. On a pu voir le meilleur, contre City et l’OM, et des choses un peu moins bonnes. Comment l’expliquez-vous ?

L.T : Je pense qu’on est une équipe qui a été un peu reconstruite la saison passée. On a fait une saison ensemble. On a encore des détails à régler sur le plan de la communication. Parfois, on ne se comprend pas très bien, à cause des différentes langues qui sont utilisées. Il peut y avoir des petits couacs de ce fait là. On a eu des hauts et des bas. On a eu des problèmes pour faire tout un match à haute intensité. Souvent, on fait une première mi-temps moins bonne puis une très bonne deuxième. Il faut qu’on arrive à gagner en régularité si on veut atteindre les objectifs qu’on s’est fixé. Donc ça passe par de la rigueur et du travail. Il faudra vraiment prendre les choses dans le bon sens et du bon côté pour pouvoir faire les résultats qu’on a envie.

FM : Après le match nul à Caen (2-2), le président Jean-Michel Aulas est venu discuter avec les joueurs. On a senti tout de suite que cela avait eu un impact positif sur tout le groupe.

L.T : Oui, c’est vrai que le président est intervenu. On a fait une réunion avec les joueurs et le coach. On a dit certaines choses qui n’allaient pas. Je pense que cela a eu un impact sur le groupe. Ces discussions-là ne sont pas faites que pour parler. C’est surtout parler pour avancer. On s’est dit certaines choses dont on avait besoin pour progresser et pour franchir des paliers. Ça a été une bonne réunion qui a fait avancer les choses. Derrière, il y a eu de bons résultats. Mais il ne faut surtout pas qu’on se relâche. Ce n’est pas en mettant un coup de collier une fois, mais c’est sur la durée qu’il va falloir qu’on continue.

FM : Dans les périodes un peu moins bonnes, le groupe n’a jamais lâché Bruno Genesio. Quelle est votre relation avec lui ?

L.T : Nous avons une très bonne relation. C’est un coach qui est très proche de ses joueurs. Il me parle souvent et il me conseille pas mal. Il attend forcément plus de moi comme de tous ses joueurs. Il essaye de nous faire progresser à travers les vidéos, que ce soit individuellement ou collectivement. Il essaye de tirer le meilleur de chaque joueur pour qu’il rende service à l’équipe mais aussi pour qu’il s’épanouisse pleinement dans le groupe.

FM : Justement, est-ce que ça vous agace qu’il soit perpétuellement au cœur des critiques ?

L.T : C’est vrai que c’est un peu dérangeant. Je pense que ça l’est pour lui aussi. Depuis qu’il est en fonction, mathématiquement, j’ai vu quelques statistiques, on a toujours eu de très bons résultats à la fin des saisons. On a eu de grosses séries de victoires comme on a pu le voir l’année dernière. Son travail n’est pas reconnu à la hauteur de ce qu’il fait avec nous. Je pense que pour que ceux qui le critiquent s’en rendent vraiment compte, il faudrait qu’ils viennent voir ce qu’il fait avec nous tous les jours à l’entraînement. Là, peut-être que leur avis changerait. De l’extérieur, c’est forcément facile de critiquer. Nous, les joueurs, on est au centre et on sait pourquoi on le soutient. Il est derrière nous. C’est un coach qui est capable de faire progresser ses joueurs et d’en tirer le meilleur.

FM : Le coach vous fait confiance. Quel statut pensez-vous avoir dans l’équipe aujourd’hui ?

L.T : C’est vrai qu’ayant fait une saison pleine l’année dernière, où je jouais pratiquement tous les matches, je pense avoir acquis un certain statut dans l’équipe. Ce n’est pas quelque chose qui est ancré. C’est à moi de travailler tous les jours pour prouver le statut que j’ai. Maintenant, je ne définirais pas forcément de statut pour moi sachant que je suis encore un très jeune joueur. Je commence à avoir joué pas mal de matches en pros. Mais il faut encore que je m’aguerrisse et que je confirme. J’ai surtout encore d’énormes progrès à faire. Pour moi, ça reste des étapes à franchir. Ce n’est que le début de ma carrière même si j’ai fait pas mal de matches.

FM : L’année dernière, avant que Nabil Fekir soit nommé capitaine, vous faisiez partie des joueurs qui étaient susceptibles de porter le brassard. Etre capitaine de Lyon un jour, est-ce un rôle qui vous fait envie ?

L.T  : Oui, pourquoi pas. J’ai été capitaine en sélections jeunes en équipe de France et ici en Youth League et avec les U19. C’est vrai que c’est un rôle qui est intéressant pour un joueur. Ça apporte encore plus de responsabilités. Oui, pourquoi pas un jour j’en serais très flatté. Mais je suis encore jeune. J’ai encore beaucoup à apprendre. Etre capitaine, ça implique pas mal de choses aussi en dehors du terrain. Il faut être prêt à ça et avoir un âge un peu plus élevé ou avoir plus d’expérience que moi pour avoir ce rôle.

Continuer à grandir à l’OL

FM : Quelques mois après votre arrivée à Lyon en 2015, vous aviez confié à notre site : « j’aurais voulu jouer plus en Ligue 1, mais je suis sûr que ça va se faire avec le temps. Quand ma chance viendra, il faudra la saisir. Je sens que ce niveau est accessible, que je peux à terme avoir le niveau Ligue 1 ». Mesurez-vous le chemin parcouru ?

L.T : Oui, c’est vrai que j’avais dit ça (sourire). Je pense que c’était à un moment où je ne jouais pas trop. Donc j’avais déjà connu la Ligue 2 à Valenciennes. Quand je suis arrivé ici, j’ai vu un véritable fossé entre la L2 et la L1. Il y avait de grands joueurs à mon arrivée, même s’il y en a toujours. J’ai connu Alexandre Lacazette, Mathieu Valbuena, etc... Quand je suis arrivé dans ce vestiaire-là, ça m’a fait un certain choc. Il a fallu un temps d’adaptation. Je me rends compte maintenant que j’ai fait un certain nombre de matches avec Lyon. Ça fait pratiquement 3 ans et demi que je suis ici. Je me rends compte du chemin qui a été parcouru et de toutes ces années même si ça passe très vite.

FM : On l’oublie, mais vous êtes encore un jeune joueur. Sur quoi avez-vous progressé ici ? Que devez-vous travailler encore ?

L.T : En Ligue 2, ça allait beaucoup moins vite au niveau du jeu. Donc je me suis adapté par rapport à ça même s’il faut que je progresse encore sur la vitesse d’exécution. J’ai dû progresser sur la tactique, le physique, l’impact. Je pense que j’ai progressé dans un peu tous les domaines. Entre la L1 et la Ligue des Champions, il y a une marche à gravir. Ça reste encore des choses sur lesquelles je peux progresser. Il faut toujours travailler à l’entraînement pour prouver qu’on a sa place sur le terrain. C’est ça le plus important.

FM : Comment jugez-vous votre début de saison ?

L.T : Il y a deux parties distinctes. Je me suis senti très bien au début de la saison notamment au mois d’août. J’ai fait de bonnes prestations même si l’équipe a eu des difficultés à Reims et contre Nice lors du dernier match avant la trêve. En revenant de la trêve internationale, il est vrai que j’ai eu un passage un peu compliqué. Je n’ai pas été titulaire lors de deux gros matches à City et contre Marseille. Donc j’ai forcément été un peu affecté par ces décisions. C’est le foot, c’est comme ça. Il y a aussi la concurrence qui est entrée en jeu. C’est à moi de prouver au coach que je dois me surpasser pour franchir des paliers et pour lui montrer que je suis prêt à jouer. Mon début de saison se résume à ça. Hier (jeudi), il y a eu une grosse étape avec la prolongation. Je pense que ça m’a peut-être un peu pollué l’esprit. Les négociations c’est toujours un peu compliqué. Même si on n’y pense pas forcément, ça reste quelque chose d’important pour soi et pour le club. Ça peut être dû à ça, le petit coup de mou que j’ai eu en revenant de la trêve internationale.

FM : Est-ce que pour vous, c’est votre moment le plus compliqué à Lyon ?

L.T : Non. Ça, ça va. Ce n’est pas grand chose (sourire). Ne pas jouer deux matches et être sur le banc c’est le foot, ça donne envie de se dépasser. Pour moi, le plus dur à Lyon a été ma première saison. En arrivant de Valenciennes, où j’avais acquis un certain statut...mais en Ligue 2. J’étais très jeune mais je jouais tous les matches en tant que titulaire. Quand je suis arrivé ici et que je suis retombé avec l’équipe réserve en CFA, c’est là que ça a été dur pour moi mentalement. C’est là qu’il a fallu que je sois costaud. Ça a été une période beaucoup plus longue. Je pense que c’est la période la plus dure que j’ai eue dans ma jeune carrière, même si je devais passer par ces moments-là. C’était un peu compliqué à négocier mais c’était nécessaire pour se forger un caractère. J’avais tout juste 18 ans. Ça m’a fait du bien. On rentre dans le monde adulte et dans le monde du foot qui est un monde un peu particulier. Donc il fallait me forger une carapace pour résister sinon, cela aurait été compliqué.

FM : Le coach ne vous a pas fait jouer face à Manchester City. Comment vous l’a-t-il dit ? Comment l’avez-vous pris ?

L.T : C’était à la causerie. Quand le coach a mis l’équipe, j’étais très déçu de ne pas jouer. Je pense que le rêve de tout joueur de foot, c’est de jouer la Ligue des Champions. On est allé chercher la qualification l’année dernière. Ne pas jouer le premier match, c’était forcément compliqué à digérer pour moi. Ça reste le foot, c’est comme ça. C’est ça qui est beau aussi. Il y a de la concurrence. D’un match à l’autre, on peut jouer ou ne pas jouer. C’est comme ça que ça aide à se surpasser.

FM : Bertrand Traoré, qui était aussi sur le banc à l’Etihad Stadium, a dit qu’il avait été vexé. Était-ce la même chose pour vous ?

L.T : Oui, je pense. Ce sont des matches magnifiques dans des ambiances magnifiques. Même si je suis rentré en cours de match, le fait de ne pas débuter ça reste une déception et ça le restera. Mais c’est normal en tant que joueur que ça vexe un petit peu. C’était peut-être aussi l’objectif du coach de nous envoyer une petite pique. Parfois, ça fait du bien.

FM : Il vous a ensuite également fallu digérer la non titularisation lors de l’Olympico.

L.T : C’est vrai que c’était dans la continuité. Je comprends tout à fait le coach. L’équipe avait très bien fonctionné face à Manchester City. Il a fait quelques changements contre Marseille. C’était normal de remettre la même équipe qui avait fait un très grand match à Manchester.

FM : L’année dernière, vous avez dit que vous ne seriez pas contre l’arrivée d’un concurrent à votre poste. Lyon n’a pas recruté mais Bruno Genesio fait confiance à Pape Cheikh Diop. Comment vivez-vous la concurrence avec lui ? Que pensez-vous de lui ?

L.T  : Je vis bien la concurrence. L’année dernière, j’avais joué quasiment tous les matches et je pense qu’à un moment donné j’ai eu des petits coups de pompe, où alors cela aurait peut-être été une bonne chose de faire entrer quelqu’un dans la rotation. Même si la saison dernière c’était compliqué. C’est une bonne chose d’avoir de la concurrence. Ça aide à se surpasser. Pour ce qui est de Cheikh, il apporte sa qualité technique au milieu. C’est un joueur typé un peu à l’espagnol. Il aime bien toucher le ballon, faire pas mal de passes. Je pense qu’il nous apporte cette faculté à redoubler les passes. Ça avait très bien fonctionné contre City avec Tanguy (Ndombele). Ils étaient complémentaires. C’est un très bon joueur.

FM : Vous êtes souvent associé à Tanguy Ndombele. Que pouvez-vous nous dire sur lui ? Que pensez-vous de sa sélection en équipe France A ?

L.T : Déjà, je suis très content pour lui qu’il soit sélectionné en équipe de France. Je savais que ça allait lui arriver un jour ou l’autre parce qu’il le mérite. Il est capable de faire des différences magnifiques par rapport à ses prises de balle. Il a une qualité de passe au-dessus de la moyenne. Pour moi, c’est un joueur qui va être amené à grandir encore. S’il franchit les paliers, il peut aller très loin. C’est un joueur qui est capable de changer le jeu d’une équipe et de dynamiter le milieu de terrain avec sa qualité de percussion et sa qualité de dribble. C’est un plaisir de jouer avec un tel joueur.

FM : L’équipe de France A, est-ce que c’est aussi dans un coin de votre tête ? Que vous manque-t-il encore pour atteindre cet objectif ?

L.T : Non, je n’y pense pas forcément. Ayant fait toutes les sélections jeunes, forcément je pense qu’un jour j’aurai l’ambition d’y aller. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas. Je dois encore progresser. Ça reste un objectif dans la carrière d’un joueur en devenir. Si je continue ma trajectoire, je pense qu’un jour la question se posera. Mais j’ai encore beaucoup de choses à apprendre du monde du football pour pouvoir y aller.

FM : Dimanche vous affrontez le PSG, invaincu. À quel type de match vous attendez-vous ? Quel joueur craignez-vous le plus à Paris ?

L.T : Paris c’est Paris. On les a joués l’année dernière. On a fait un très bon match là-bas. Malheureusement, on n’a pas été récompensé. À Lyon, on avait fait un super match aussi. On avait été récompensé comme on avait gagné. Donc on sait comment les aborder et comment les embêter. À nous de reproduire ça face à eux dimanche soir. Je pense qu’on en a les capacités et je pense qu’on a les moyens de le faire. Comme on le sait tous, c’est une très bonne équipe. Pour répondre à votre question sur qui je crains là-bas, j’ai envie de vous dire personne en particulier. Il y a de très grands joueurs comme Neymar ou Kylian Mbappé. Mais je crains plus la force collective qu’ils ont. S’ils jouent tous ensemble, ils peuvent faire très mal.