Cet été, l’Olympique de Marseille a tout fait pour recruter Mario Balotelli (28 ans). Mieux, certains voyaient déjà la venue de l’attaquant italien sur la Canebière comme acquise. Au final, ce fut la douche froide. Le 20 août dernier, l’OGC Nice a en effet refroidi tous les supporters marseillais en annonçant officiellement que le Transalpin rempilait finalement pour une saison supplémentaire chez les Aiglons. Un coup de froid pour l’OM, mais une excellente nouvelle pour le Gym. En parvenant à conserver un buteur du calibre de Balotelli, Nice s’est en effet évité un sacré casse-tête pour lui dénicher un successeur.

Mais garder l’ancien Milanais a un prix. Le quotidien local laissait entendre le 22 août qu’une revalorisation salariale pourrait intervenir, histoire de récompenser le choix de Balotelli. Une information sur laquelle est revenu le président de l’OGCN, Jean-Pierre Rivère. « On l’a prolongé de deux saisons l’été dernier. Ça n’aurait pas été raisonnable de le faire signer deux saisons au même salaire. On avait prévu une baisse considérable s’il n’y avait pas de coupe d’Europe au bout. Tout le monde a accepté ce deal car on pensait qu’il partirait sans l’Europe au bout. (...) Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’on l’a revalorisé sur le contrat qui aurait dû être le sien cette saison », a-t-il déclaré dans les colonnes de Nice-Matin.

Pas de rancoeur avec l’OM

En attendant, Mario Balotelli a enfin pu jouer ses premières minutes de la saison en Ligue 1 contre Lyon (1-0) avant de rejoindre la sélection italienne. Une reprise tardive très poussive pour l’Italien qui est revenu à Nice en surpoids. Combien de temps mettra-t-il avant de revenir à 100% ? Les prochaines semaines nous le diront. Et à Nice, on prie sûrement pour que le numéro 9 soit affûté pour le week-end du 20-21 octobre à l’occasion de la réception de Marseille. Un match qui aura sans doute une saveur particulière en tribune présidentielle, même si Rivère nie tout désaccord avec son homologue phocéen.

« J’ai de bons rapports avec Jacques-Henri Eyraud. Et très sincèrement, il n’y a pas de guerre entre Nice et Marseille. L’épisode Balotelli ne laissera pas de trace. Ça fait partie de la vie des clubs de football. Les relations sont bonnes entre les deux clubs. J’ai rappelé Jacques-Henri Eyraud le lendemain de ma communication sur le 1,5 M€ (différence entre le prix demandé par Nice et la somme proposée par l’OM, ndlr) pour lui dire que c’est la réalité. L’histoire est terminée. » C’est dit.