Décidément, il n’y a pas qu’au Paris Saint-Germain où la négativité règne à l’approche d’un rendez-vous important en Ligue des Champions. À trois jours du huitième de finale aller face à la Juventus (rencontre à suivre sur le live commenté de FM), l’Olympique Lyonnais s’est en effet offert un nouvel accrochage avec une partie de ses supporters. En clair, les Bad Gones ont pris la parole pour dénoncer la politique menée par une direction à qui il est reproché de privilégier les rapports économiques au projet sportif.

Et pour un club habitué à dégainer plus vite que son ombre en termes de communiqués de presse, la réponse des dirigeants rhodaniens ne s’est pas faite attendre bien longtemps. Cependant, l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Contacté hier dans la soirée, Juninho est sorti du silence pour tenter de répondre posément aux attaques des supporters. « Je peux comprendre leur insatisfaction car nos résultats et notre classement en championnat ne correspondent pas à ce que l’on souhaite, mais on vient de gagner à Metz juste avant un match très important face à la Juve. Ce n’était pas le moment idéal », a-t-il confié au Progrès, avant de poursuivre.

Aulas reste campé sur ses positions

« On a une équipe très irrégulière, mais on n’a ni méchants ni voyous dans l’effectif. Ils ont 24, 25 ans en moyenne, n’ont pas gagné beaucoup de titres, et manquent un peu de la culture qui a existé à l’OL quand j’y ai joué. Certains ont peut-être une personnalité moins passionnée, il y a un manque de leaders naturels, mais j’ai confiance en eux, ils sont responsables. On assume aussi que le choix de Rudi Garcia comme entraîneur n’était pas celui des supporters. » Des supporters qui, selon Juninho, ont réagi avec passion, mais dont la patience semble avoir atteint ses limites. Pas de quoi avoir de conséquences sur le club puisque le directeur sportif a confirmé que le timing de ce coup de gueule n’était pas bon.

Un discours partagé par le président Jean-Michel Aulas pour qui le timing choisi par la Bad Gones est désagréable. D’ailleurs, la réaction du patron de l’OL a été l’occasion pour lui de réaffirmer son autorité. « J’ai été un peu déçu. Ils charrient quand même un peu car ils m’attaquent sur l’économie mais pour avoir une équipe de haut niveau sans mécènes étrangers, ce qui est leur préférence, il faut des gens qui gèrent bien. Et il n’y a aucun antagonisme entre bien gérer et avoir la haine de la défaite. Si quelqu’un a bien horreur de ça, c’est moi ! Et notre modèle est apprécié et étudié de partout », a-t-il confié à L’Equipe. Pas sûr que cette réponse satisfasse les Bad Gones.