Deux semaines catastrophiques. Après la trêve internationale du mois d’octobre, l’Olympique de Marseille savait que la reprise allait être dure, avec au programme l’OGC Nice, la Lazio (aller-retour), le Paris Saint-Germain et Montpellier. Si le club phocéen a bien repris avec un petit succès contre les Aiglons en Ligue 1 (1-0), la suite n’était pas glorieuse, avec quatre défaites de rang, dont la dernière sur la pelouse du Stade Olimpico jeudi soir (1-2), qui a définitivement mis fin aux espoirs de phase finale de Ligue Europa des Phocéens. Alors forcément, le match contre Dijon demain après-midi pour le compte de la 13e journée (17h, à suivre en direct sur notre live commenté) sera suivi de près.

Avant cette rencontre très importante, Dimitri Payet et Rudi Garcia se sont présentés en conférence de presse cette après-midi, pour notamment revenir sur cette très mauvaise série. Et le capitaine phocéen comprend bien que les adversaires de l’OM ont moins peur : « nos adversaires nous craignent moins, et c’est emmerdant. On a une équipe pour faire mieux, mais on ne peut pas leur en vouloir. On est peut-être prenables, mais on va faire ce qu’il faut pour inverser cette tendance. » Passé quelques minutes plus tard devant la presse, l’entraîneur phocéen est du même avis que son numéro 10. « Cette période est pire que celle de l’an dernier après Rennes, car il y a quatre défaites. On a joué par intermittence, comme à Montpellier. Il faut qu’on soit plus continu », a expliqué l’ancien coach de l’AS Roma.

« Si on est pourri, mais qu’on gagne, ça m’ira aussi »

Alors comment sortir de cette mauvaise passe ? Interrogé sur ce sujet, Dimitri Payet pense de son côté qu’il y a notamment un problème de caractère. « Je ne pense pas qu’il y ait des comportements individualistes dans le groupe. Il y a peut-être un manque de caractère. Quand on prend un but, on a tendance à baisser la tête, et c’est sur ça qu’il faut travailler, a lâché le milieu français avant de poursuivre en évoquant le match de C3. Il y a eu une révolte, du jeu, des occasions contre la Lazio. Ça ne se joue pas à grand-chose. Il faut continuer dans ce sens-là. »

De son côté, Rudi Garcia a préféré parler de l’aspect offensif, même si l’OM compte actuellement la deuxième pire défense de Ligue 1 avec 21 buts encaissés, derrière Guingamp (24). « Il serait temps qu’on ouvre le score dans ces matches, il faut qu’on soit plus réalistes dans les zones de vérité. (...) Après Nice, on ne se posait pas le problème de l’attaquant. À force de serrer les boulons derrière, on en oublie de marquer des buts », a décrypté le technicien âgé de 54 ans. Il ne reste plus qu’à battre le DFCO à l’Orange Vélodrome, et qu’importe la manière comme l’a expliqué Garcia : « si on est pourri, mais qu’on gagne, ça m’ira aussi. »