Ce dimanche soir, sur la pelouse de l’Orange Vélodrome, l’Olympique de Marseille, dauphin du Paris SG au classement, a l’occasion de prendre un peu plus ses distances avec la concurrence. Il faudra pour ce faire l’emporter face aux Girondins de Bordeaux de Paulo Sousa. Les Phocéens compteront encore une fois sur la science de leur coach André Villas-Boas. Comme les joueurs le confiaient en zone mixte à Angers cette semaine (0-2, 16e journée de Ligue 1), le Portugais a mis tout son vestiaire d’accord, mais pas seulement.

En interne aussi, on est complètement sous le charme de l’entraîneur lusitanien. Il suffit de lire les propos de son directeur sportif Andoni Zubizarreta dans les colonnes du Journal du Dimanche pour s’en convaincre. « À l’entraînement, il parle quatre langues. En conférence de presse, il ne cherche ni excuse ni polémique, il n’envoie pas de message subliminal aux dirigeants. Et avec moi, l’échange est naturel, sans lutte de pouvoir. Si on se trompe, on se trompe ensemble. On est un peu plus en alchimie », a confié le Basque, sans se cacher.

Un tacle glissé à Rudi Garcia

Les deux hommes sont intimement liés, comme AVB l’avait expliqué sur le plateau de Téléfoot il y a quelques semaines. « On a construit une relation et j’aimerais qu’il reste. Son futur est intimement lié à mon futur », avait-il indiqué. Un lien très fort existe donc entre les deux hommes. Aux antipodes du rapport tendu entre Zubi et Rudi Garcia, que l’entraîneur lui-même avait taclé lors de sa conférence de presse de présentation chez son nouvel employeur l’Olympique Lyonnais. Littéralement conquis, l’Espagnol aime tout de son technicien.

Et notamment le fait que ce dernier se soit pleinement impliqué dans la vie du club olympien dans son ensemble. Dernier exemple en date, la prise de position du coach dans le dossier Isaac Lihadji (17 ans), prometteur ailier issu du centre de formation qu’il s’entête à ne pas faire jouer tant qu’il ne signera pas son premier contrat professionnel. « Ce n’est pas une stratégie du club, mais André sait où il met les pieds. Au-delà du terrain, il s’est renseigné sur les enjeux de la formation, de marketing... », a-t-il conclu. Les yeux de l’amour...