Alors que le Paris SG peinait à forcer le verrou de l’Olympique Lyonnais (2-0, 6e journée de Ligue 1), Giovani Lo Celso est sorti du banc pour débloquer la situation, servant, après avoir magnifiquement effacé un Gone, Edinson Cavani sur l’action de l’ouverture du score. Une entrée en jeu remarquée, en lieu et place d’un Julian Draxler pas forcément à l’aise dans le rôle de n° 10 contre l’OL, sur laquelle le jeune Argentin est revenu à l’issue de la rencontre, en zone mixte.

« Oui, c’est vrai, je me sens très bien dans cette position, derrière l’attaquant, mais en relayeur aussi. L’important, c’était de bien entrer en jeu, de faire un bon match. Il était important d’aider l’équipe en sortant du banc. Et heureusement, on a réussi à prendre les trois points, pour une victoire très importante à domicile », a confié l’ancien de Rosario Central, toujours très timide face aux caméras. Mais s’il continue comme ça, l’Albiceleste, aux 89% de passes réussies dimanche, risque de devoir s’habituer à la lumière.

Emery séduit

Unai Emery a apprécié. « Lo Celso a fait une bonne entrée. Cela fait neuf mois qu’il est avec nous. Il travaille pour progresser et pour bien faire. À chaque fois qu’il joue, il fait de bonnes choses », a confié le Basque en conférence de presse d’après-match. Jusqu’ici majoritairement utilisé en joker de luxe depuis son arrivée en provenance d’Argentine, l’élégant milieu a répondu présent, avec deux passes décisives la saison passée contre Bastia (5-0) et Saint-Étienne (5-0).

Alors que Julian Draxler a montré que ce poste n’était pas forcément pour lui et que Javier Pastore est toujours en délicatesse avec ses mollets, Giovani Lo Celso, capable de casser les lignes balle au pied ou par des passes en première ou deuxième intention, a clairement tapé à la porte, montrant qu’il peut lui aussi être un recours de choix à l’animation, et ce, même en cas de forte adversité. Kenny Tete, déposé sur l’ouverture du score, ne dira pas le contraire...