Ce mercredi, pour la fin de la septième journée de Ligue 1, le Paris SG recevait le Stade de Reims. Une équipe très dure à manœuvrer. Et après s’est offert le scalpe de l’Olympique de Marseille à l’Orange Vélodrome lors de l’ouverture du championnat hexagonal et après avoir été a deux doigts de se faire l’AS Monaco, les Rémois ont réussi l’exploit de vaincre le Paris Saint-Germain au Parc des Princes, une première depuis mai 2018 en Ligue 1. Les joueurs de David Guion avaient donc tout pour être aux anges.

« Un exploit ? Non, c’est juste le travail ! On avait un bloc compact, on était ensemble, soudé et ça nous a sauvés ! Ah bah... Je ne regarde pas trop Paris. Je me suis fixé sur nous et j’ai vu qu’on les a mis en difficulté. Pour ce match, il nous a dit : restez naturels, restez comme d’habitude et c’est ce qu’on a fait », s’est lâché Nathanaël Mbuku, très jeune attaquant (17 ans en mars dernier) qui effectuait ce mercredi soir ses grands débuts en tant que titulaire dans son club.

« C’est quand même un beau souvenir »

Juste avant lui, son président, Jean-Pierre Caillot, s’était lui régalé devant les médias. « Oui c’est bien de parler d’un exploit du Stade de Reims. On dit toujours que ce sont nos adversaires qui ne sont pas en forme quand on les bat. Pourtant je pense que, vu les résultats que fait le Stade de Reims contre les grosses équipes depuis quelques années, on peut être fier de ce qu’on a fait. C’est tout sauf le fruit du hasard. On m’a dit que cela faisait 44 matches que le PSG n’avait pas perdu ici (22 en réalité, ndlr) donc c’est quelque chose de fantastique et je suis très fier de ce que fait mon équipe sur le terrain. Ce qu’il faut remarquer ce soir, c’est que le PSG a fait tourner, mais nous aussi. Et que des joueurs, que la cellule de recrutement a été chercher à des endroits assez improbables, je pense, notamment à notre Zimbabwéen (Marshall Munetsi, ndlr), ce soir ont fait un très grand match », avait-il alors lâché.

Et quand on lui demande si c’est son plus beau souvenir, il est bien loin de dénigrer les autres grandes victoires du SDR. « C’est quand même un beau souvenir. Dans la vie d’un président, gagner au Parc des Princes, c’est quand même quelque chose d’assez fantastique. On a déjà eu le bonheur de battre cette grande équipe à Delaune (3-1, ndlr), mais c’est quand même la première fois qu’on repart d’ici avec la victoire. C’est un de mes grands souvenirs, mais en dix-sept ans, j’ai en ai eu quelques-uns de bons quand même », a conclu Jean-Pierre Caillot sur ce sujet. Maintenant, le Stade de Reims fait véritablement figure d’épouvantail pour les gros de ce championnat.