Voilà plus d’un mois que le Paris Saint-Germain n’a pas livré un match, voire une mi-temps, digne de ce nom. La dernière performance remarquable remonte en effet au 27 octobre et à la première période ébouriffante livrée contre l’OM au Parc des Princes. Depuis, il y a eu une défaite surprenante à Dijon, des victoires sans saveur contre Bruges, Brest, Lille et Nantes et un match très inquiétant contre le Real Madrid. Mercredi soir contre Nantes, les joueurs parisiens ont de nouveau affiché une expression collective médiocre malgré un prometteur trident Di Maria-Mbappé-Neymar en attaque. Alors, qu’est-ce qui coince dans le jeu parisien ? C’est principalement autour de cette question que Thomas Tuchel a été interrogé ce vendredi en conférence de presse.

Comme lors de sa conférence d’après-match face à Nantes, le coach allemand a reconnu sans mal les carences actuelles. « Nous sommes dans une phase où nous ne jouons pas nos meilleurs matches. Nous sommes responsables des performances. Nous ne sommes pas totalement satisfaits, même si on gagne. On doit analyser notre style de jeu. On doit admettre que c’est une phase où les choses ne sont pas faciles pour nous, de se créer beaucoup d’occasions, de jouer de manière plus fluide. Ça peut revenir. Il y a des raisons. Je ne veux pas trop parler, dire les raisons. C’est quelque chose qui dure depuis quelques semaines. On a des idées. (…) Je dis sincèrement que nous ne sommes pas satisfaits de la manière, mais il faut aussi regarder les choses positives. Je veux créer une atmosphère où il est plus important de réfléchir comment on peut gagner, sans avoir peur de perdre. C’est un grand challenge de jouer maintenant pour nous. C’est un match difficile contre Montpellier, mais c’est un bon défi. Il vaut mieux que je parle avant avec l’équipe ! Je reste totalement positif et c’est bien que l’on rejoue dès demain. »

Tuchel doit trouver les solutions

Relancé sur les raisons de ce coup de mou qui commence à durer, Tuchel a essayé d’expliquer son raisonnement sans trop en dire, alors qu’il semble réserver quelque chose de nouveau pour le déplacement à Montpellier samedi à 17h30. « Je suis convaincu que ce n’est pas qu’une raison. C’est un peu bizarre parce que pendant trois semaines on a eu beaucoup d’intensité à l’entraînement et avec tout le monde. Nous sommes 23 à chaque entraînement depuis 2-3 semaines, ce qui veut dire qu’on a gagné beaucoup en qualité et en intensité pendant l’entraînement. Et c’est bizarre parce qu’on ne le montre pas pendant les matches. Mais je préfère que ce soit dans ce sens-là. Nous avons une bonne équipe, un bon état d’esprit chaque jour. Hier on a fait un entraînement extraordinaire avec les gars sur le banc. Ce n’est pas normal car les joueurs qui n’ont pas joué sont déçus. Et c’est pour ça que je suis optimiste car ils donnent tout. Oui, on doit montrer pendant un match, mais on ne doit pas forcer. On manque un peu de confiance, je ne sais pas exactement pourquoi, mais ce n’est pas lié à la mentalité », a-t-il expliqué.

États de forme disparates entre ceux qui ont beaucoup joué et les retours de blessure, baisse de confiance, voilà les deux raisons qui reviennent régulièrement pour expliquer une qualité de jeu en chute libre depuis plus d’un mois. Tuchel pense pouvoir trouver « des solutions faciles » et a laissé entendre, avant le début de la conférence de presse, sur PSG TV, qu’il pouvait réserver quelques surprises pour à la fois contrer le système à 5 défenseurs de Montpellier et redonner confiance à ses joueurs. Plus que jamais, l’entraîneur est en première ligne et doit démontrer qu’il a les capacités pour exploiter le potentiel énorme de son effectif. Car si la baisse de qualité n’influe pour l’instant pas sur les résultats, il ne faudra pas se louper en février prochain lors ses huitièmes de finale de la Ligue des Champions.