Le Racing Club de Strasbourg est affublé, depuis maintenant de nombreuses années, du surnom rutilant de « Marseille de l’Est » , surnom donné au club alsacien par de nombreux journalistes.

« A Strasbourg, au lendemain de chaque victoire survient une crise » déclarait même Jacky Duguépéroux, ancien entraîneur des bleus et blancs. Il est vrai qu’au pays des cigognes comme sur la Canebière, un vent de panique et d’instabilité souffle en coulisse...mais en revanche sur le terrain, la ou réellement tout se joue , Strasbourg a quelque peu perdu de sa côte au niveau hexagonal, gangrené par d’incessants changements d’entraîneurs et par des résultats plus que moyens au haut niveau. Arrivé second de leur purgatoire en Ligue 2, le Racing débarque donc parmi l’élite avec le même souhait que les messins, a savoir assurer rapidement le maintien, et flirter le moins possible avec la zone de relégation.

Un Furlan multifonction

Mais Philippe Ginestet, le président alsacien, n’entend pas mettre une pression énorme sur Jean-Marc Furlan, nouveau coach alsacien venu de Troyes, qui sera pour le Racing une sorte de manager multifonctions, comme on peut en voir outre-manche. « Le rôle de manager général est à la fois d’être le patron du secteur sportif de l’ensemble du club, mais il assure aussi le suivi de la cellule de recrutement, en ayant une vision globale du présent et bien sur du futur » expliquait t’il récemment. Une tâche qui ne sera pas facile pour l’expérimenté Furlan, que beaucoup ont vu comme un opportuniste au moment de l’éviction de Papin, en juin dernier. JPP, dont ce fut, ne l’oublions pas, la première expérience à la tête d’une formation professionnelle, avait pourtant réussi haut la main le pari de la remontée en L1. Mais victime de son franc-parler et de ses méthodes peu communes, il s’était attirer les foudres de ses dirigeants, qui étaient alors entré dans le jeu agaçant du « restera, restera pas ? ». La suite, on la connaît.

Un entrejeu talentueux

Moins de deux mois après ces regrettables péripéties, Strasbourg s’apprête à recevoir Marseille au stade de la Meinau, samedi. Un choc pour une équipe en reconstruction, qui semble plutôt avoir bien réussi son marché estival, avec l’arrivée d’éléments d’expérience comme l’arrière gauche Manu Dos Santos, ex-olympien, ou encore Grégory Paisley, qui au départ devait filer à l’OM. Malgré ces deux renforts défensifs, c’est au milieu de terrain que Strasbourg apparaît le mieux armé, avec notamment Guillaume Lacour, le jeune capitaine alsacien, véritable métronome, ou encore Yassine Abdessadki, petit gabarit souvent intenable sur le couloir droit et doté d’une grosse frappe de balle. Ajouté a cela Pascal Johansen et le brésilien venue d’Ajaccio Rodrigo, et l’entrejeu alsacien semble des plus étoffés.

Hormis le recrutement du manceaux James Fanchone et du colombien de Porto Renteria, les dirigeants alsaciens pourront compter sur Eric Mouloungui, qui a marqué à 11 reprises en Ligue 2 la saison dernière, et qui a fait forte impression lors des matchs amicaux. Avec en plus des jeunes comme Mathlouti ou Gasmi, surmotivés à l’idée d’évoluer parmi l’élite, le Racing Club de Strasbourg peut s’attendre à une saison certes difficile, mais des plus palpitantes.