« On est un groupe de 25 joueurs et le coach a confiance en ce groupe. Moi aussi, j’ai confiance en tout le monde. On se fait tous confiance et on sait qu’on est capable de faire de très bonnes choses tous ensemble. On l’a prouvé les deux dernières années. Après, je n’ai pas forcément mon mot à dire sur le mercato, c’est comme ça. Si les gens parlent de manque d’ambition, c’est parce qu’ils ne savent pas la vie qu’on a dans le club. C’est vrai que tout le monde espérait peut-être un peu plus, mais on va faire avec ce groupe-là et je sais qu’on est capable de faire de grosses performances ». Voilà ce que nous déclarait hier Olivier Sorin, gardien de but de l’AJ Auxerre.

Et pourtant, les Bourguignons ont tout pour nourrir des regrets quant à leur mercato estival. Qualifiés pour la Ligue des Champions après avoir éliminé le Zenit St Petersbourg lors du tour préliminaire, les pensionnaires du Stade de l’Abbé Deschamps avaient toutes les cartes en main pour attirer dans leurs filets un joueur à vocation offensive. Et après avoir tenté d’enrôler Ludovic Obraniak ou bien encore Moussa Maazou, la bande à Jean Fernandez s’est finalement contentée de Frédéric Sammaritano, jeune milieu offensif alors sous contrat avec Vannes. De quoi laisser perplexe les spécialistes, tant l’AJA a fort à faire en cette saison avec la Ligue des Champions.

Et il semblerait que les dirigeants icaunnais nourrissent aujourd’hui finalement quelques regrets. Les attaquants Ireneusz Jelen, Anthony Le Tallec, Steven Langil et Alexandre Licata étant tous sur le flanc, Auxerre dispose désormais d’une marge de manœuvre des plus réduites. Privé de ses buteurs hier face à Bordeaux, l’AJA a dû s’incliner sur sa pelouse (0-1), soulignant encore un peu plus l’actuelle impuissance bourguignonne. N’ayant pas la profondeur de banc nécessaire pour jouer sur tous les tableaux, la direction réfléchit sérieusement à l’idée de recruter un joker. C’est ce que confie le président Alain Dujon, dans les colonnes de L’Équipe : « Oui, on va sérieusement étudier la question, car nous avons un réel besoin, c’est vrai ». Pour l’heure, seul le nom du jeune marocain Abdelmoulla Berrabeh circule dans les travées de l’Abbé Deschamps.