Ligue 1

OM : la pépite Robinio Vaz a connu sa première grosse fausse note

Titularisé pour la première fois dans une grande affiche de Ligue 1 après une belle première contre Metz au début du mois, le jeune Robinio Vaz a souffert face à Lens. Une soirée difficile, mais formatrice, pour la pépite marseillaise de 18 ans.

Par Valentin Feuillette
3 min.
Robinio Vaz face à Lens @Maxppp

L’Olympique de Marseille a vécu une soirée frustrante à Bollaert, battu (2-1) par un RC Lens plus agressif et plus inspiré. Après une entame réussie marquée par l’ouverture du score de Mason Greenwood, les Phocéens ont peu à peu reculé avant de céder sur deux erreurs défensives de Benjamin Pavard. Malgré un contexte bouillant et un adversaire en pleine confiance, Roberto De Zerbi avait choisi de maintenir sa philosophie offensive, confiant les clés de l’attaque à Robinio Vaz. Titularisé pour la première fois dans un grand rendez-vous de Ligue 1, le jeune attaquant français de 18 ans n’a toutefois pas réussi à se mettre en valeur.

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Depuis le début de la saison, Robinio Vaz s’était imposé comme l’une des révélations du début d’exercice marseillais. Utilisé à différents postes par Roberto De Zerbi, allant d’ailier, à deuxième attaquant en passant par un rôle de faux neuf de circonstance, le jeune joueur s’était distingué par sa polyvalence et sa fraîcheur dans le dernier tiers. Auteur de 2 buts et 2 passes décisives en 7 apparitions, le natif de Mantes-La-Jolie en région parisienne avait su profiter de la rotation instaurée par son entraîneur pour gagner du crédit. Sa première titularisation contre Metz, marquée par une passe décisive, avait confirmé tout son potentiel. Samedi soir, à Lens, Vaz découvrait un autre monde : une grande affiche du championnat, un stade incandescent, un concurrent direct au podium en adversaire et un rôle de numéro 9 face à une défense de fer. Un test grandeur nature, qu’il n’a pas totalement réussi à transformer.

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15 ballons touchés, 11 pertes de balle

Car dans l’intensité et la densité du match, Vaz a souffert face à la défense lensoise. Privé d’espaces et constamment bousculé par Samson Baidoo, le numéro 34 de l’OM n’a jamais trouvé le bon tempo pour se démarquer ou combiner avec Paixao et Greenwood. Trop isolé, souvent dos au jeu, il a multiplié les approximations techniques : 15 ballons touchés seulement, dont 4 contrôles manqués, 11 pertes de balle et 4 passes ratées sur 6 tentées. Son unique tir, tenté de loin, n’a pas inquiété Robin Risser. Brouillon, parfois à contretemps, Robinio Vaz a fini par perdre confiance au fil des minutes, avant d’être remplacé à la 52e minute par Pierre-Emerick Aubameyang. Son langage corporel en disait long lors de sa sortie, conscient qu’il était passé à côté de son match. Il faut cependant replacer cette prestation dans le contexte de son âge et de son apprentissage.

À 18 ans, Robinio Vaz découvre l’exigence des grandes affiches françaises, ces matchs où la moindre erreur technique se paye cash. Ce samedi, celui qui est déjà le nouveau chouchou du Vélodrome a sans doute pris la mesure de ce que signifie «jouer en pointe» dans un match d’une telle intensité. Mais rien d’alarmant : les promesses restent là, et Roberto De Zerbi lui accorde toujours une grande confiance. «J’ai un faible pour Robinio Vaz. Il a deux qualités qui me plaisent beaucoup : la faim et l’envie de progresser. Il nous surprend de manière générale. Rentrer comme il le fait à 18 ans au Vélodrome, ce n’est pas facile. On est très heureux», affirmait l’entraîneur de l’OM vendredi en conférence de presse. L’Italien sait que la progression d’un jeune joueur passe aussi par ces soirs compliqués, où l’expérience vaut autant que les statistiques. Robinio Vaz a connu sa première vraie fausse note de la saison, mais c’est aussi de ce type de rendez-vous que naissent les futures certitudes.

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