Le staff, Rudi Garcia en tête, attendait Mario Balotelli sur le terrain pour sa première séance d’entraînement. La présentation a donc été brève. Mario Balotelli s’est présenté en conférence de presse peu après 16h. Pris en sandwich par le duo Eyraud-Zubizarreta, l’attaquant italien qui a paraphé un contrat de six mois s’est montré, comme à son habitude, peu loquace mais a eu l’occasion d’expliquer la raison de sa venue, glissant plusieurs messages aux supporters, qui devraient apprécier. « Les supporters de l’OM sont très exigeants, ils attendent beaucoup, en ce qui me concerne aussi, c’est normal, j’espère qu’ils seront contents de ce que je vais faire. Je veux leur procurer du bonheur. J’espère qu’ils vont venir au stade, nombreux et qu’ils nous supporteront comme quand je venais jouer avec Nice », a-t-il entamé, soulignant sa proximité avec les gens de Marseille, « je suis comme eux ».

L’histoire de Balotelli et l’OM remonte à plusieurs mois, lorsque l’Italien était venu disputer une rencontre de championnat avec l’OGC Nice, au Vélodrome. Une ambiance qui l’avait marqué. Alors au cœur de tractations concernant son avenir, en octobre dernier, l’Italien avait de nouveau posté un message sans équivoque sur Instagram, mettant le feu au poudre. Il est revenu sur cet épisode lors de sa présentation. « J’avais publié quelque chose sur Instagram la première année que j’avais joué avec Nice contre Marseille. C’est un public très chaleureux, un public qu’on n’oublie pas. Cette année, je l’ai fait un peu exprès, car j’avais envie de venir jouer ici, » a-t-il révélé, un sourire aux lèvres. Motivé par le terrain, le joueur, qui s’est entraîné seul ces dernières semaines, se dit prêt physiquement. « J’ai simplement besoin de m’entraîner avec le groupe, pour avoir 90 minutes dans les jambes, » a-t-il précisé.

«  Ça va enfin pouvoir commencer !  »

Après avoir esquivé avec ironie les questions de plusieurs journalistes concernant sa position sur le terrain (« Je pense que je vais jouer comme défenseur central »), ou son numéro de maillot (« Le 3 je pense » alors qu’il venait de poser avec le numéro 9), le joueur s’est montré intéressé par l’histoire de son nouveau club, reconnaissant néanmoins ne pas être incollable sur le sujet. « L’Histoire de Marseille, en détails, je ne la connais pas précisément. Mais je sais que c’est un très grand club, qu’il y a eu la Ligue des champions, je connais de grands joueurs passés par le club, comme Barthez ou Abedi Pelé. C’est un club connu en Italie. Je connais 4 ou 5 joueurs présents dans l’effectif actuel. J’ai joué avec Rami, je connais d’autres joueurs qui m’ont écrit, avec qui j’ai parlé ces derniers temps, je n’ai pas d’attentes particulières, ce que je veux c’est jouer et aider le groupe à gagner, » a-t-il raconté, sous les yeux de son agent, Mino Raiola.

Mario Balotelli est le grand attaquant que l’OM attendait depuis longtemps. Si l’affaire aura mis du temps avant d’aboutir, le joueur s’est simplement montré soulagé : « la seule chose que je me dit c’est « ça va enfin pouvoir commencer ! » ». Et quant à la tâche immense qui l’attend, à savoir mettre fin à la disette des numéros 9 olympiens, l’Italien a d’abord souhaité écarter toute pression. « Évidemment que je veux marquer, mais ce n’est pas une question de vie ou de mort, il ne faut pas être obsédé par ça. Je ne vais pas mourir si je ne marque pas de suite. Je suis conscient que mon début de saison a été compliqué », a-t-il d’abord lâché, avant de préciser. « C’est important, bien sûr, pour un attaquant, de marquer. Mais ce n’est pas un joueur qui peut porter une équipe à lui seul. Les grands joueurs aident les autres à être en confiance. Mon objectif est de marquer beaucoup de buts, mais aussi d’en faire marquer à tout le monde ».

« Je me rattraperai ici »

Arrivé en sauveur, Mario Balotelli devra pourtant, comme ses nouveaux coéquipiers, faire oublier un début de saison compliqué. Mais la tâche ne semble pas inquiéter le joueur aux épaules solides. C’est en tout cas ce qu’il a laissé transparaître au moment de conclure. « Il y a des moments où pour un joueur le ballon n’arrive pas à rentrer dans le but. C’est la faute de l’attaquant. Il peut y avoir des choses en dehors qui peuvent influencer les performances. Il faut réussir à rebondir. À Nice, cela a mal commencé en début de saison. Je devais partir, je ne suis pas parti...mais je me rattraperai ici. »