Il est la révélation de la Ligue 1. Auteur d’un exercice plein, Nabil Fekir vit un véritable conte de fées au sein d’un Olympique Lyonnais leader du championnat de France. Loin d’avoir connu un parcours linéaire, le gaucher a dû cravacher pour obtenir la place qui est aujourd’hui la sienne, à savoir celle d’un titulaire indiscutable au sein de l’effectif rhodanien, mais aussi celle d’un joueur désormais prisé sur le marché des transferts. En effet, vous le savez forcément, le nom de l’homme aux 8 buts et 6 passes décisives revient inlassablement chez les cadors européens, à l’image d’une équipe d’Arsenal a priori prête à débourser plus de 25 M€ pour l’enrôler.

Mais qu’en pense le principal intéressé ? Interrogé par L’Équipe, le numéro 18 lyonnais sort du silence sur le sujet : « J’aimerais bien entrer dans le Grand Stade. Je me sens bien dans cette équipe, on est bien ensemble. Et si on se qualifie en Ligue des Champions, c’est une bonne raison de plus pour rester. Je n’ai pas envie de partir trop tôt et de rester sur le banc. Je suis un battant et j’aime bien jouer, je ne suis pas heureux si je ne joue pas. Ce n’est que ma première saison au haut niveau, et à Arsenal, avec les grands joueurs qu’il y a, il serait compliqué de jouer à leur place, peut-être. Mais on ne sait jamais ». La tête sur les épaules, celui qui est par ailleurs courtisé par la Fédération Française et celle d’Algérie pour porter le maillot Bleu ou celui des Fennecs va aussi devoir trancher sur son avenir international :

« La décision de choisir entre l’équipe d’Algérie et l’équipe de France sera très compliquée. Je vais peser le pour et le contre, et j’annoncerai ensuite ma décision finale. Je sais que les deux peuvent m’appeler le mois prochain. J’essayerai de prendre ma décision avant le mois de mars. Ce n’est pas facile, c’est sûr. Je vais en parler avec mon père, et on verra bien, même si je lui en ai déjà parlé. Il a vécu 20 ans en Algérie, c’est son pays. On connaît tous l’engouement des Algériens pour la sélection nationale. Mais après, c’est moi le joueur, la décision finale m’appartient. Si Didier Deschamps m’appelle le mois prochain, ça sera difficile de dire non ». L’appel du pied est lancé.