Dans l’optique de cette rencontre ô combien importante, le moins que l’on puisse dire est que Zinedine Zidane a tout fait pour ne rien laisser au hasard. Depuis la reprise, le staff technique multiplie les séances vidéos individuelles et collectives pour aborder au mieux le choc face au PSG. Avant la trêve internationale, l’entraîneur français a décidé de visionner avec ses joueurs le huitième de finale retour remporté face au PSG au Parc le 6 mars 2018 (1-2). Le technicien français souhaite s’appuyer sur ce match référence qui avait scellé le sort d’Unai Emery (entraîneur parisien de l’époque), aujourd’hui à Arsenal. L’enjeu est réel pour le club madrilène, qui souhaite effacer la déconvenue subie à l’aller (défaite 3-0).

Pour livrer une grande performance mardi, le staff merengue compte sur un pressing coordonné associé à un jeu en transition rapide et a la volonté d’écarter le jeu sur les côtés pour déstabiliser la défense parisienne, comme l’équipe l’avait remarquablement effectué il y a un an et demi au Parc des Princes. L’un des objectifs est clairement de les empêcher de s’installer dans leur moitié de terrain et de ne pas les laisser développer leur jeu. Zidane considère que seul Marco Verratti est en mesure de pouvoir sortir du pressing de son équipe. L’Italien sera assurément l’un des hommes clés du PSG mardi soir.

Paris est prêt

Depuis le match aller, la Maison Blanche va mieux et présente un bilan de 8 victoires, 3 nuls et 1 défaite. Zinedine Zidane pourra compter sur un Karim Benzema en feu et meilleur buteur de Liga avec 10 buts en 14 journées, un Eden Hazard beaucoup plus en jambes et l’Uruguayen Federico Valverde, révélation au milieu de terrain cette saison. Si l’ancien meneur de jeu des Bleus a un temps pensé à aligner 2 attaquants de pointe (Luka Jovic pour accompagner Benzema), il devrait rester sur son traditionnel 4-3-3. Le jeune Rodrygo devrait être titularisé sur l’aile droite avec Benzema dans l’axe et Hazard à gauche.

À la veille de l’un des plus grands matches de la saison du PSG, la mobilisation est générale. Aux antipodes de ce que les joueurs parisiens ont produit le soir du 6 mars 2019 en huitièmes de finale retour de la Ligue des Champions contre Manchester United (1-3). Le rendez-vous à Madrid permet de jauger l’état d’esprit d’un groupe. En ce sens, les joueurs sont extrêmement motivés. Les derniers entraînements l’ont encore démontré. Rires et blagues ont été mis de côté. Concentration et détermination les ont remplacés. Excepté Edinson Cavani, qui vit mal son statut de remplaçant mais aussi le fait de ne pas avoir pris part aux oppositions tactiques avec les titulaires, l’ambiance est au beau fixe.

Neymar préservé sur le banc

Paris prépare les rencontres avec la même détermination qu’à l’aller. Dans cette optique, Tuchel a souvent répété le mot d’ordre de la semaine : agressivité. L’entraîneur allemand souhaite, dans l’absolu, que son équipe puisse jouer haut sur le terrain, considère que le Real a des difficultés lorsqu’il évolue dans son camp. Pour cela, le technicien allemand compte notamment sur le pressing de ses milieux (Marquinhos, Gueye et Verratti). Ce dernier ne devrait pas disputer l’intégralité de la rencontre. Bien que remis de sa blessure au genou droit, le petit Hibou n’est pas apte à jouer 90 minutes à haute intensité. Le staff parisien a ainsi pu tester plusieurs variantes dans son système de jeu, en incluant Di Maria dans un milieu à 3. L’international argentin pourrait être ainsi amené à remplacer Verratti en cours de jeu afin de laisser Neymar jouer un cran plus haut.

Selon nos informations, Neymar sera remplaçant demain. Thomas Tuchel et son staff comptent titulariser Kylian Mbappé, Mauro Icardi et Angel Di Maria en attaque. Le numéro 10 parisien sera quant à lui sur le banc. Il ne s’agit pas là de l’établissement d’une nouvelle hiérarchie au sein du secteur offensif, loin de là. Le staff, qui ne veut prendre aucun risque avec la star brésilienne à ce stade de la saison, a décidé de le faire entrer en cours de jeu. Cette mise sur le banc ne signifie pas qu’il n’est pas apte, mais répond davantage à une volonté de prudence. Ce qui repousse aussi l’idée d’un choix catégorique de Thomas Tuchel quant à ses préférences pour composer son secteur offensif.