Encore une fois, la Ligue des Champions se refuse au FC Barcelone. Et encore une fois, les Blaugranas ont quitté la plus prestigieuse des compétitions européennes au terme d’un scénario surréaliste. Un an après le fiasco romain, les Culés ont donc vécu l’enfer d’Anfield. Invincibles dans leur antre en Coupe d’Europe depuis le début de la saison, les Reds ont fait sensation en se qualifiant pour la grande finale de Madrid. Un succès 4-0 qui fait logiquement la Une de toute la planète football. Et alors que la majeure partie des amoureux du ballon rond se sont réjouis de la beauté d’un sport devenu imprévisible ces derniers temps en Ligue des Champions, les joueurs du Barça, eux, accusent le coup.

À commencer par Sergio Busquets. « Ils ont été meilleurs que nous. Ils ont démarré pied au plancher. Leur pression nous a fait beaucoup de mal et quand ils ont marqué le premier but, l’étai s’est resserré. Il faut demander pardon aux supporters parce qu’après ce qu’il s’est passé à Rome, ça recommence. C’est très difficile d’être éliminé après le résultat du match aller. Dans ce genre de match, si vous n’êtes pas présent sur les deuxièmes ballons et si vous ne profitez des occasions que vous avez pour marquer, ils prennent le dessus. Surtout avec cette ambiance de folie. Ça va vous faire mal pendant un certain temps et on ne va pas l’oublier de sitôt. Mais ce n’est pas encore le moment de parler des critiques parce qu’on a déjà suffisamment mal. Il ne faut pointer du doigt personne », a-t-il déclaré en zone mixte.

Suarez très touché

Très attendu par le public d’Anfield, Luis Suarez a lui aussi vécu une soirée très difficile. Entre une élimination, un match sans rien avoir à se mettre sous la dent et un accueil nourri en sifflets de la part des supporters des Reds, l’ancien joueur de la Mersey a pris un sacré coup au foie. « Oui, je suis très touché. Nous n’avons aucune excuse. Nous ne nous sommes pas comportés comme une équipe sur le terrain. Il n’y a pas eu l’attitude nécessaire pour remporter le match. Il faut demander pardon à tout le monde. Mais on ne doit pas pointer du doigt le coach. C’est nous les joueurs qui étions sur le terrain. Si ses choix ont été bons à l’aller, ils l’étaient tout autant au retour. Il n’y a rien à reprocher à l’entraîneur », a-t-il indiqué en zone mixte.

Un mea culpa après lequel l’Uruguayen s’attend à vivre des jours agités. Car Suarez le sait, la presse espagnole va demander des comptes. « Ce qu’on ne doit pas accepter, c’est qu’on puisse nous marquer deux buts en deux minutes. Nous sommes prêts pour les critiques. Nous sommes des hommes et il faut l’accepter. Nous savons qu’elles vont être très dures, mais ça fait partie du métier. » Quant au capitaine Lionel Messi, il n’a pas daigné s’arrêter devant les médias...