Il ne faut pas croire les résultats de la phase de poules de la Ligue des Champions. Les statistiques ne parlent pas toujours d’elles-mêmes et c’est encore plus vrai pour l’Atalanta Bergame. Nombreux sont ceux qui avaient enterré la formation italienne au bout de trois rencontres. Et pour cause, les Bergamasques avaient perdu leurs confrontations contre Manchester City, le Shakhtar Donestk et le Dinamo Zagreb. Personne, jamais dans l’histoire de la Ligue des Champions, ne s’était relevé de cela.

Mais la bande à Duvan Zapata y a cru et a fini par se qualifier derrière Manchester City. Alors, certes, elle n’a marqué que huit buts. Certes, elle en a encaissé douze. Mais cela s’explique très bien. Le jeu de Gasperini est offensif et si l’Atalanta n’a pas réussi à exploiter toutes ses possibilités, elle en a payé le prix fort en se découvrant. Mais preuve en est qu’on peut se qualifier pour les huitièmes de finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes en ayant un goal average négatif et en prônant l’offensive. Certes on perd des rencontres sur des scores élevés, mais on gagne des rencontres en jouant au foot, ce que fait l’Atalanta.

Il suffit de regarder ce que fait cette formation en Serie A. Modeste équipe à la base, elle a déjà inscrit 63 buts en 24 matches de championnat et dispose d’une large avance sur la seconde meilleure écurie offensive, la Lazio (25 buts). On énumère quelques cartons en championnat : 7-0 à Turin contre le Torino, 7-1 contre l’Udinese, 5-0 contre l’AC Milan et Parme et 4-1 à Sassuolo notamment. Des scores qui font peur, mais qui résument bien l’état d’esprit de la formation de Gasperini.

Les attaquants sont en très grande forme

Qui dit buts dit forcément élément offensif. Ce qu’il faut expliquer, c’est que sur les 24 matches de Serie A, l’Atalanta n’a disposé de son meilleur buteur, Duvan Zapata, qu’à quatorze reprises, dont 12 en tant que titulaire puisque le Colombien était blessé. D’autres ont donc pris le relais. Alejandro « Papu » Gomez, le meneur de jeu expérimenté (32 ans), a marqué six buts et donné dix passes décisives, Josep Illic, lui, a déjà marqué quatorze fois en Serie A sans tirer les penaltys alors que le deuxième meilleur buteur du club, Luis Muriel, en est à douze réalisations et il n’est que le remplaçant.

Cela vous laisse imaginer les possibilités de Gian Piero Gasperini, qui devrait encore essayer de jouer très offensif contre Valencia (rencontre à suivre en direct sur notre live commenté) pour s’ouvrir les portes des quarts de finale de la Ligue des Champions et pourquoi pas rêver à un parcours comme l’Ajax Amsterdam, annoncé petit poucet de l’édition précédente et finalement demi-finaliste malheureux contre Tottenham malgré un résultat aller très positif.