C’est ce qui s’appelle franchir les échelons à vitesse grand V. Présent en National lors de la saison 2009-2010, Evian Thonon Gaillard montait en Ligue 2 l’été dernier, avec l’ambition de se maintenir. Mais la formation a réalisé un recrutement malin, soutenue par le Président Directeur Général de Danone, Franck Riboud. Une campagne de mercato réussie qui permet aujourd’hui à Evian TG de viser bien plus que le simple maintien. En effet, actuellement leaders du championnat de France de Ligue 2, les protégés de Bernard Casoni peuvent légitimement espérer être promus en Ligue 1 lors du prochain exercice. Un exploit retentissant pour ce club à l’ambition débordante. Arrivé l’été dernier, Eric Tie Bi savoure d’ailleurs cette saison exceptionnelle. Contacté par nos soins, le joueur avoue être lui-même surpris :

« Je ne m’attendais pas à une telle saison. J’étais venu ici pour apprendre. Dans ma tête, on allait jouer le maintien. Finalement, je me retrouve à jouer la montée donc tout se passe bien. Je suis arrivé de Lyon, où j’avais l’habitude de gagner les matches en CFA. Je savais qu’Evian était monté de National avec un record de points, donc ce club était aussi habitué à gagner. Je suis venu pour essayer d’apporter quelque chose au groupe. Aujourd’hui, on réalise un truc assez extraordinaire pour le club, on essaye donc de bien finir la saison. On va déjà essayer d’assurer les trois premières places, ce serait mentir de dire qu’on ne joue pas la montée. Personnellement, j’espère faire le maximum de matches et sortir de ces matches avec satisfaction. C’est ma première année, je ne me prends donc pas la tête et j’essaye de donner le maximum. J’espère rester à Evian Thonon Gaillard ».

Car il faut bien le dire, le club savoyard a de l’ambition à revendre. Formé à l’Olympique Lyonnais, Eric Tie Bi n’hésite d’ailleurs pas à comparer la formation septuple championne de France à Evian : « Je pense que c’est un club qui, si tout marche bien, peut vraiment s’imposer sur la durée et peut vraiment se faire connaître. Je suis encore un jeune joueur, je m’occupe donc surtout du terrain, mais je pense que c’est un club qui a une bonne philosophie de recrutement, qui a des hommes qui tiennent bien le club comme le directeur sportif. C’est quelqu’un qui gère bien le club, qui voit bien les joueurs qu’il faut, qui sait communiquer. Le président est lui aussi quelqu’un de très sérieux. C’est lui qui m’a appelé pour que je puisse venir ici. Il est ambitieux, donc je pense que ça va porter ses fruits. Après, par rapport à l’OL, Lyon est en place. Ici, tout est à faire. Il y a de l’ambition, de l’envie et ça c’est un point commun avec l’OL. Là, avec la possible montée, on va chercher d’abord à se maintenir mais pourquoi pas ensuite construire quelque chose de grand. C’est un club qui veut ressembler à l’Olympique Lyonnais ».

Et le milieu de terrain ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour son club formateur. Un passage ente Rhône et Saône dont il est on ne peut plus fier : « À Lyon, j’ai beaucoup appris. J’ai eu de bons coaches, qui m’ont bien fait travailler. À la base, j’étais un joueur assez physique et indiscipliné, très attiré par le ballon. Ils ont su me canaliser sur tous ces points. J’ai passé 7 ans là-bas et pendant ces 7 ans, ils m’ont fait beaucoup travailler. J’en suis vraiment fier, je suis fier d’être sorti de cette formation lyonnaise. Aujourd’hui, je pense que c’est une très bonne école et je les en remercie. Je n’ai aucun regret parce que si j’étais resté à Lyon, je ne serais pas en train de vivre ce que je vis aujourd’hui. Je suis vraiment content. Après, je ne sais pas quels sont les sentiments du côté de Lyon, mais moi je suis content d’être ici. Je suis toujours en contact avec mes anciens coaches, avec mes anciens coéquipiers avec qui j’ai été deux fois champion de France des réserves. Je parle beaucoup avec Alexandre Lacazette, Maxime Gonalons. Je suis aussi en contact avec Loïc Abenzoar qui est aujourd’hui à Arles-Avignon. Je suis resté en contact avec les Lyonnais ». Nul doute qu’en cas de montée, les textos de félicitations devraient s’accumuler.