C’est l’un des jolis coups du mercato estival en Premier League. Prêté par le Real Madrid, Dani Ceballos (23 ans) n’a pas mis bien longtemps à se mettre Arsenal dans la poche. Avec 2 passes décisives en 4 apparitions (2 titularisations, 2 entrées en jeu), le milieu offensif espagnol a réussi ses débuts et facilité son adaptation. Au cours d’un long entretien avec le Guardian, il a savouré ses premières semaines londoniennes. J’aime la ville, j’aime la Premier League et j’aime Arsenal. « Je suis simplement réellement très heureux de faire partie de ce grand club. Je n’ai franchement pas senti de différence de dimension entre le Real Madrid et Arsenal. Et les supporters sont vraiment passionnés, ils aiment leurs joueurs. C’est beaucoup plus facile de s’adapter parce qu’ils te traitent comme si tu avais toujours été au club. J’aime comment tout le monde m’a accueilli. Tout le monde a placé beaucoup de confiance en moi », a-t-il expliqué.

Cette confiance, c’est aussi Unai Emery, son nouveau coach, qui la lui transmet. « Emery me connaît bien et veut que je montre ma personnalité, mon désir d’apprendre. (...) Quand un coach a confiance en toi, c’est plus facile d’être performant. J’essaie de lui rendre sa confiance. Nous, les joueurs, avons des sentiments, comme tout le monde. Nous avons nos hauts et nos bas, il faut être très fort mentalement. Je mentirais si je disais l’inverse... Savoir que le coach croit en toi, c’est 60% du succès. Savoir que, si tu fais une erreur, il te soutiendra... », a glissé le champion d’Europe Espoirs 2019, faisant sans doute aussi référence au manque de confiance qu’il avait ressenti du temps où il évoluait sous les ordres de Zinedine Zidane chez les Merengues. Mais l’Ibère fait aussi son mea culpa.

« Lacazette ? Le meilleur joueur »

« Il faut être réaliste. Les deux bons matches que j’ai fait avec Arsenal, je ne les ai jamais fait en deux ans à Madrid. Je n’ai pas joué beaucoup, mais il est aussi vrai que, quand j’ai joué, je n’ai pas forcément réalisé tout ce que je suis capable de faire. C’est une question de confiance, mais il faut aussi faire son autocritique », assume-t-il sans se cacher, visiblement prêt à devenir un joueur différent. « Je peux jouer 10 ou 8, mais je me sens la responsabilité de devenir un leader, de demander le ballon dans les moments difficiles, de ne pas me cacher, de faire jouer l’équipe. C’est ce qui différencie les grands joueurs des bons joueurs. C’est répondre présent quand l’équipe a besoin de toi », a-t-il lancé, demandant de la patience aux supporters. « Les gens verront mon meilleur visage en deuxième partie de saison ».

Déjà comme un poisson dans l’eau, le natif d’Utrera est impressionné par sa ligne d’attaque. « Nous avons une très bonne équipe, compacte, et les trois de devant font vraiment la différence. On peut comparer Pierre-Emerick Aubameyang au Cristiano Ronaldo du Real Madrid dans le sens où il joue vraiment pour marquer. Il est très important pour nous, fondamental. Nicolas Pépé est très direct. Et Alexandre Lacazette, pour moi, est le meilleur joueur : il comprend parfaitement le jeu et, s’il est à 100%, il va nous donner énormément », a-t-il détaillé, les yeux pleins d’étoiles. « Je ne sais pas ce que je dirai dans un an, mais, aujourd’hui, je suis heureux. Ils voient le football comme moi, j’aime le football comme ils l’aiment. Ils vous respectent et un joueur a besoin d’être désiré. Vous les applaudissez et ils vous applaudissent en retour ». L’histoire d’amour a vraiment bien commencé.

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10