Un jour, un stade. Hier, le nouvel écrin de Tottenham faisait saliver toute l’Angleterre. Aujourd’hui, c’est l’Italie et les supporters milanais qui tremblent pour San Siro. Dans son édition du jour, la Gazzetta dello Sport affirme en effet que l’AC Milan et l’Inter devraient bel et bien faire leurs adieux à la fameuse enceinte lombarde. « Le sort de San Siro est dans les mains de la ville de Milan, mais sa démolition devient de plus en plus probable », écrit le journal. La raison ? L’Inter Milan aurait enfin dit oui à son rival, l’AC Milan, pour le projet de la construction d’un nouveau stade.

La toute nouvelle enceinte serait bâtie à l’endroit où se trouvent actuellement les parkings jouxtant San Siro. Un temps réticent, l’Inter aurait finalement abandonné l’idée de rénover la célèbre enceinte milanaise. Et tout pourrait même s’accélérer. Le quotidien au papier rose précise en effet que les deux clubs avaient prévu de présenter leurs plans à la municipalité à la fin du mois d’avril. Au final, ils pourraient être présentés dès la semaine prochaine. Construit dans les années 20, San Siro était à la base l’antre des Rossoneri, avant d’accueillir également les Nerazzurri à partir de 1947. Une histoire commune vieille de 72 ans qui serait donc sur le point de se terminer dans ce lieu magique.

L’Inter a enfin dit oui à l’AC Milan

Le nouveau stade prévoirait une capacité de 60 000 places (soit 20 000 sièges de moins) et les deux équipes pourraient évoluer à San Siro le temps des travaux. De quoi donner du chagrin aux amoureux du football italien et lombard. Mais pour les deux écuries, ce choix s’est très rapidement imposé. Alors que plusieurs grandes écuries gonflent leurs revenus grâce à l’exploitation de leur stade, l’Inter et l’AC Milan ne veulent plus être à la traîne. Comme l’a confirmé l’un des décideurs de l’Inter Milan.

« Être propriétaires d’un stade est fondamental. L’Inter et Milan agissent ensemble. Nous avons encore du travail à faire, mais le temps est venu. Bientôt, nous communiquerons à la municipalité quel sera le choix partagé. Milan a besoin d’un stade à la hauteur des principales villes européennes », a ainsi expliqué le dirigeant intériste Alessandro Antonello à l’occasion de la dernière réunion de l’ECA (Association des Clubs Européens) à Amsterdam. N’en déplaise aux nostalgiques, une page de l’histoire du football milanais est bel et bien en train de se tourner.