Super League

Tino Kadewere est au fond du trou !

Parti en Grèce après deux ans passés au FC Nantes, l’attaquant de 29 ans est heureux dans son nouvel environnement. Mais sur le plan sportif, le Zimbabwéen est dans le dur.

Par Matthieu Margueritte
2 min.
Tino Kadewere @Maxppp

Tino Kadewere a passé une saison et demie au FC Nantes. Une aventure au cours de laquelle l’attaquant de 29 ans n’a pas beaucoup joué (4 buts et 2 passes décisives en 28 matches seulement). La faute à de multiples pépins physiques et surtout à une vilaine blessure à la cuisse qui l’a tenu éloigné des terrains pendant près de cinq mois (novembre 2024-avril 2025). Pourtant, l’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais se sentait bien sur les bords de l’Erdre.

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Dans un entretien accordé à Ouest-France, le Zimbabwéen a en effet confié que lui et sa famille appréciaient énormément la cité des ducs. Le joueur a même révélé que Luis Castro lui avait signifié qu’il comptait sur lui au moment de prendre les rênes des Canaris. Mais c’était sans compter sur les intentions différentes de ses dirigeants. «Il (Luis Castro, ndlr) m’avait dit que j’étais un joueur qu’il aimait, qui me connaissait depuis longtemps et qu’il comptait sur moi. (…) Personne ne m’a dit qu’on ne voulait plus de moi en face. J’ai vu mon nom dans la liste des indésirables dans les médias, et j’ai senti que je devais partir.»

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Une blessure qui lui gâche la vie

Résigné à l’idée de plier bagage, Kadewere a finalement rebondi en Grèce, du côté de l’Aris Salonique. Là-bas, l’attaquant a trouvé un nouvel environnement qui lui plait beaucoup. Séduit par la ville de Thessalonique, Kadewere a également découvert la célèbre passion grecque pour le football. «En termes de ferveur et de pression, c’est supérieur à tout ce qu’il a pu connaître jusqu’à présent», a confié son agent au quotidien. Malheureusement pour lui, Kadewere ne rencontre pas encore la même joie de vivre sur le terrain qu’en ville. L’ancien Nantais n’a participé qu’à six rencontres (127 minutes de temps de jeu, soit environ 21 minutes par match), la faute, là encore, à des pépins physiques.

Touché au genou en septembre dernier, Kadewere est absent depuis le 22 octobre suite à une déchirure du ménisque. Un nouveau coup dur qui doit le faire patienter puisqu’il ne pourra rejouer que dans un mois environ. En attendant, le natif d’Harare en a profité pour se confier avec franchise sur son état physique. Et pour lui, le calvaire n’est pas encore terminé. «C’est vraiment compliqué. Je ne me suis jamais remis à 100 % de la blessure au quadriceps que j’ai eue à Nantes, car c’est la même jambe que celle où j’ai eu ma grave blessure au genou (en 2018). Beaucoup de choses te passent par la tête. Il y a des moments où tu te demandes si tu peux toujours jouer au football, si tu dois arrêter. Et puis tes proches et d’autres joueurs te remontent le moral, te disent de ne pas lâcher. Je crois en Dieu et c’est lui qui me sauvera.» C’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter.

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