OM - Galatasaray : les notes du match

Après un match nul concédé au Lokomotiv Moscou (1-1) en ouverture de ces phases de poules de Ligue Europa, l'Olympique de Marseille a une nouvelle fois été tenu en échec contre Galatasaray (0-0) à l'occasion de la deuxième journée du groupe E. Au Stade Vélodrome, les hommes de Jorge Sampaoli, bien que dominateurs, ont encore fait preuve d'un certain manque de fraicheur physique pour faire la différence face à une formation stambouliote appliquée sur le plan défensif. Un match marqué, encore et toujours, par des incidents en tribunes...

Amine Harit lors d'OM-Galatasaray.
Amine Harit lors d'OM-Galatasaray. ©Maxppp
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Après sa première défaite de la saison toutes compétitions confondues, dimanche soir contre le RC Lens (2-3, 8e journée de Ligue 1), l'Olympique de Marseille accueillait Galatasaray ce jeudi soir pour le compte de la deuxième journée de la phase de poules de Ligue Europa. Avec seulement un point pris il y a deux semaines contre le Lokomotiv Moscou, les Phocéens devaient lancer leur saison européenne face à leur public de l'Orange Vélodrome. Mais la tâche ne s'annonçait pas simple face à une formation toujours compliquée à jouer et qui avait battu la Lazio lors de la 1ère levée (1-0). Côté olympien, Jorge Sampaoli alignait, selon l'UEFA, 4-2-3-1 avec Harit notamment. Fatih Terim partait lui aussi sur un 4-2-3-1. Rapidement, les Marseillais s'installaient comme à leur habitude en 3-4-3 mais le début de rencontre était compliqué face à une équipe turque joueuse. Il fallait attendre quasiment la demi-heure de jeu pour la première opportunité avec Harit (27e), avant une occasion d'Ünder (35e).

Entre temps, Cicâldău avait tenté sa chance pour Galatasaray (34e). Malheureusement, la rencontre était ensuite interrompue quelques minutes suite à des jets de fumigènes et de projectiles des supporters turcs, et ensuite de quelques tensions entre supporters des deux équipes. Pau Lopez, lui, sauvait son équipe avant la pause (45e+8). Au retour des vestiaires, les Phocéens poussaient pour débloquer la situation mais Dieng, par deux fois (49e, 51e), manquait l'ouverture du score. Les hommes de Jorge Sampaoli dominaient globalement ce deuxième acte et sur un corner de Payet, Saliba voyait son coup de tête finir sur la barre transversale (60e). Derrière, Guendouzi pensait obtenir un penalty pour une faute de Van Aanholt mais après visionnage du ralenti et aide de la VAR, l'arbitre revenait sur sa décision... Finalement, le tableau d'affichage n'évoluait pas et les deux équipes se quittaient sur un score nul et vierge (0-0), après une dernière échauffourée suite à un contact entre Saliba et Diagne.

Le classement du groupe E

Le classement des buteurs en Ligue Europa

L'homme du match : Marcão (7) : taille patron. Solide dans les airs tout au long de la rencontre (9e, 26e, 86e), le défenseur brésilien de Galatasaray s'est distingué par une belle lecture de jeu sur l'une des seules passes olympiennes cassant les lignes du milieu turc (26e) mais s'est aussi montré vigilant en plein cœur de sa surface pour éloigner le danger quand les Marseillais se sont montrés plus pressants (36e). Seule petite ombre au tableau, cette montée trop haute qui permet à Harit de prendre l'espace dans le cœur de la défense stambouliote (28e). Une solidité défensive confirmée à la reprise, à l'image de cette superbe interception sur une passe de Payet en plein cœur de la défense turque (50e) et de ses multiples interventions aériennes permettant de donner de l'air aux siens. Véritable patron dans cette charnière centrale stambouliote, l'ancien de Chaves âgé de 25 ans a brillé et a constamment rassuré ses coéquipiers. Il est le grand artisan de ce match nul glané au Vélodrome.

Olympique de Marseille

  • Lopez (5) : peu mis à contribution en première mi-temps, il se couche bien sur la frappe d'Aktürkoğlu qui avait été trouvé dans le dos de la défense marseillaise (45e+8). Cela restera son seul arrêt du match, Galatasaray n'ayant cadré qu'une seule frappe sur l'ensemble de la rencontre. Un match plutôt tranquille pour le gardien espagnol, toujours aussi peu rassurant dans son jeu au pied.

  • Saliba (6,5) : sa mauvaise appréciation de la trajectoire du ballon, sur une remise de la tête de Aktürkoğlu, aurait pu coûter cher, mais van Aanholt frappait finalement au-dessus de la cage de l'OM (18e). Mis à part cette action, il a réalisé un match impeccable, avec beaucoup d'intensité dans les duels et des relances précises. Trouvée au second poteau sur un corner de Payet, sa tête finit sur la barre de Muslera (59e). C'est lui qui avait récupéré le plus de ballons à l'issue de la rencontre (8).

  • Alvaro (6) : match solide du défenseur espagnol, bien plus rassurant que Balerdi dans l'axe de la défense à trois marseillaise. Il a parfaitement géré ses duels (4/7 duels gagnés) et la profondeur. Dans la relance, il a été impeccable et finit la rencontre avec 99 % de passes réussies. Un match complet du défenseur espagnol.

  • Peres (5,5) : le danger est souvent venu de son côté, notamment avec les montées de Boey. S'il a réalisé un match solide défensivement, il a eu trop d'imprécisions dans ses relances (84 % de passes réussies à la mi-temps) qui ont entraîné des pertes de balle (7 à la pause). Repositionné en latéral gauche en deuxième mi-temps, il a tenu son couloir, mais ne s'est pas assez projeté vers l'avant. Il a été solide dans les duels (7/11 duels remportés) et dans ses interventions (4/5 tacles réussis), mais il a parfois été mis en difficulté sur des ballons en profondeur.

  • Lirola (4) : discret en première mi-temps, il a été plus à son avantage au retour des vestiaires, peut-être dû au fait qu'il a été repositionné dans le couloir droit, Marseille étant passé à une défense à quatre. Sa belle ouverture dans la profondeur pour Ünder amène la grosse occasion de Dieng (51e). Connu pour être un excellent contre-attaquant, il n'a pas assez apporté offensivement lors de cette rencontre.

  • Gueye (5) : il était souvent à la récupération du ballon, gâché par quelques imprécisions dans ses transmissions. S'il a beaucoup travaillé au milieu de terrain, il a été coupable d'énormément de pertes de balle (8 à la pause). L'OM étant passé en 4-2-3-1 en deuxième mi-temps, il était positionné devant la défense aux côtés de Guendouzi. Il a été un peu plus à l'aise dans ce système, profitant également d'un énorme Guendouzi à ses côtés ce soir.

  • Guendouzi (7) : ses courses vers l'avant à la récupération du ballon ont souvent poussé les joueurs de Galatasaray la faute. C'était le meilleur Olympien sur la pelouse en première mi-temps, remportant énormément de duels (5/7 à la pause) et avec peu de déchets dans son jeu (93 % de passes réussies). Dommage qu'il n'arrive pas à reprendre correctement le centre en retrait d'Ünder (45e+3). Il a continué sur sa lancée après la pause, n'hésitant pas à monter très haut pour apporter le surnombre dans le camp adverse.

  • Ünder (6) : très discret en première mi-temps, il s'est tout de même illustré par une magnifique frappe enroulée du pied gauche, qui a forcé Muslera à se déployer pour sortir le ballon en corner (35e). Cette action semble d'ailleurs l'avoir réveillé, puisque quelques minutes plus tard il se défaisait de son adversaire et centrait en retrait pour Guendouzi, dont la frappe passait au-dessus (45e+5). Il sert parfaitement Dieng à ras de terre, mais ce dernier ne parvient pas à reprendre le ballon (51e). À la réception d'un centre de Payet, sa frappe puissante est sortie par Van Aanholt sur sa ligne (71e).

  • Harit (3) : après un une-deux avec Lirola, il rentre dans la surface de Galatasaray, mais fait le dribble de trop au lieu de frapper directement et voit le défenseur revenir sur lui et le contrer (27e). Positionné en meneur de jeu derrière Payet, il a eu beaucoup trop de déchet durant sa première mi-temps (9 ballons perdus) et trop d'imprécisions dans ses passes (70 % de passes réussies). Il a été repositionné sur le côté gauche après la pause, sans plus de succès. Remplacé par De La Fuente (79e).

  • Dieng (3) : première mi-temps très compliquée pour le jeune attaquant de l'OM, qui s'est fait totalement annihiler par Boey. À la pause, il n'avait réussi aucun de ses dribbles (0/4) et perdu la moitié de ses duels (4/8). Il aura fallu attendre la 47e minute pour voir sa première frappe de la rencontre, qui a fini dans les gants de Muslera. Bien servi par Ünder au second poteau, il se jette, mais ne parvient pas à reprendre l'offrande du Turc (51e). Remplacé par Milik (59e), qui faisait son retour après 4 mois d'absence mais il n'a pas réussi à peser, malgré une frappe au-dessus.

  • Payet (5) : on se demandait qui de lui ou Harit allait occuper le poste de faux numéro 9, c'est finalement le Réunionnais qui s'y est collé, sans grande réussite en première mi-temps. Repositionné en numéro 10 au retour des vestiaires, il a bien plus intéressant. Il trouve Saliba sur corner, dont la tête termine sur la barre (59e). Même si le ballon était sorti, il s'arrache pour centrer et servir Ünder au second poteau, dont la frappe est sortie par van Aanholt (71e).

Galatasaray

- Muslera (6,5) : le portier international uruguayen est tout proche d'aller chercher le ballon au fond de ses filets dès les premières minutes. Sur un coup franc d'Under, il voit Van Aanholt dévier le ballon sur sa propre barre transversale (9e). Hormis cette frayeur, le dernier rempart du club turc a connu un début de rencontre relativement tranquille. Assurant ses relances à destination de ses compères de défense, il s'est également montré rassurant dans ses prises de balles, à l'image de ce ballon capté sur le coup franc de Payet (29e). Peu après la demi-heure de jeu, il s'illustre de la plus belle des manières d'une superbe parade sur la frappe enroulée d'Under (35e). Au retour des vestiaires, il bloque parfaitement la tentative de Dieng au premier poteau (49e) mais abandonné par sa défense trop attentiste dans le duel, il voit la tête de Saliba s'écraser sur sa barre (60e). Vigilant dans ses sorties (70e), il est averti d'un carton jaune pour un gain de temps en fin de rencontre (90+3e). Prestation solide au Vélodrome.

- Boey (6,5) : rassurant défensivement, l'ancien joueur du Stade Rennais s'est montré très actif au cours du premier acte. Très vigilant dans son placement défensif (22e, 26e, 45+6e) pour bloquer les tentatives d'incursions de Payet et les prises de profondeur de Dieng, il s'est également distingué par cette capacité à monter offensivement pour proposer dans son couloir droit. Plus encore, il n'a pas hésité à dézoner pour proposer des solutions à ses coéquipiers dans le cœur du jeu. Averti d'un carton rouge pour un excès d'engagement dans un duel aérien avec Peres (53e), il doit malheureusement quitter ses partenaires prématurément suite à une blessure au niveau des ischios (63e). Remplacé par Yedlin (65e).

- Nelsson (6) : le défenseur danois a vécu une première période relativement calme aux côtés de son compagnon brésilien. Sérieux dans son placement, il s'est malgré tout fait prendre par la vivacité d'Harit sur une belle percée de la recrue marseillaise (28e) mais s'est montré solide dans ses interventions aériennes, ce qui explique aussi le premier acte très discret des offensifs marseillais. Juste avant la pause, il se montre par ailleurs décisif sur un centre d'Under qu'il coupe parfaitement pour sauver les siens dans le temps additionnel du premier acte (45+4e). Bien aidé par son compère de défense, il a parfaitement fermé les quelques brèches et a souvent rassuré son équipe par des tacles bien sentis et des retours défensifs autoritaires. Match solide pour l'international danois (2 sélections).

- Marcão (7) : voir ci-dessus

- van Aanholt (4) : l'ancien défenseur de Crystal Palace est l'auteur de la première frappe des siens dans cette rencontre mais sa demi-volée s'envole largement au-dessus des buts de Lopez (19e). Bien en place défensivement et vigilant dans son dos (34e, 36e, 45+2e), il a tout de même montré, juste avant la pause, quelques signes de fragilité face à la vivacité d'Under. Pris dans son dos, sur un nouvel appel en profondeur d'Under, le latéral gauche de Galatasaray aurait pu être le principal fautif de l'ouverture du score marseillaise mais Dieng était trop court de quelques centimètres pour reprendre le centre de l'ailier turc de l'OM (51e). Malgré un ballon sorti initialement, il sauve, sur sa ligne, la puissante frappe d'Under (71e). Il est cependant tout proche de faire basculer cette rencontre suite à un léger contact avec Guendouzi au cœur de sa surface mais après visionnage des images, l'arbitre n'accorde finalement pas le penalty (79e). Une prestation irrégulière marquée par quelques sauts de concentration et une fragilité grandissante au fil des minutes.

- Berkan Kutlu (4,5) : moins en vue que ses partenaires au cours du premier acte, le milieu turc de 23 ans a été quelque peu pris face à la densité présente dans l'entrejeu ce soir et est apparu parfois trop tendre dans le duel pour s'imposer (1 duel sur 4 remporté en première période). Il est cependant très attentif et bien au marquage de Guendouzi sur le centre dangereux d'Under, un placement qui empêche le milieu de l'OM de reprendre victorieusement le centre du feu follet phocéen (45+4e). Pris par la domination marseillaise dans l'entrejeu, la suite de sa rencontre est à l'image de ce premier acte. Pas d'erreur grossière mais une prestation relativement neutre. Remplacé par Luyindama (88e)

- Taylan Antalyali (6) : dès l'entame de la rencontre, sa mauvaise relance dans l'axe aurait pu mettre en difficulté les siens (2e) mais il s'agit bien de sa seule défaillance dans cette première mi-temps. Placé aux côtés de Kutlu, il a parfaitement resserré les lignes face aux milieux marseillais. Une rigueur tactique empêchant les hommes de Jorge Sampaoli de développer leur jeu offensif comme souvent depuis le début de saison. Chargé des premières relances turques, il est notamment l'auteur d'un très beau service dans l'intervalle à destination de Boey qui n'en profite pas (21e). Intéressant dans l'orientation du jeu, il a constamment harcelé au milieu pour permettre aux siens de maintenir la pression marseillaise loin des cages stambouliotes. Placé devant la défense, il a continué à donner le rythme à ses coéquipiers, solides aux abords de leur surface. A défaut de projections offensives, la sentinelle stambouliote a plus que contribué à la solidité du bloc turc ce soir. Une prestation pleine de détermination et de rigueur.

- Cicaldau (4) : juste techniquement à l'image de ce superbe service en profondeur à destination d'Aktürkoglu (17e), le milieu roumain du club stambouliote a malgré tout beaucoup moins pesé que son acolyte du milieu Aktürkoglu dans cette première période. Un peu plus fragile dans le duel, il a souvent vu son partenaire du milieu compenser. Laissé seul plein axe il s'illustre cependant d'une belle frappe qui manque de précision et fuit le cadre de Lopez (34e). Dans le second acte, il aurait pu causer du tort aux siens sur phase arrêtée. Trop laxiste sur Saliba, la tête du défenseur marseillais termine sur la barre transversale du portier stambouliote (60e). Pris par l'intensité marseillaise au milieu, il n'a pas vraiment pesé dans cette rencontre sur le plan offensif mais peut se targuer d'une belle rigueur tactique sur l'aspect défensif.

- Kerem Aktürkoglu (3,5) : sur l'aile gauche, il a fait preuve d'une disponibilité intéressante dans les premières minutes de cette rencontre, à l'image de cette percée tranchante (9e) occasionnant le premier mouvement des Turcs. Un peu plus discret au fil des minutes, il a globalement été bien cerné par Saliba (17e) mais se créer malgré tout la plus grosse occasion des siens juste avant la pause. Sa frappe trop axiale est cependant bien détournée par Lopez (45+8e). Très peu trouvé, il a souffert de la domination olympienne plus accentuée au cours de la seconde période. Remplacé par Babel (87e) auteur d'une frappe totalement ratée dans le temps additionnel (90+3e).

- Morutan (4) : dans son couloir droit, l'ailier roumain de Galatasaray s'est rapidement distingué avec des percées tranchantes (14e). Auteur d'un très bon retour défensif sur une percée d'Harit (28e), il a cependant fait preuve de trop de déchets techniques dans ses intentions de jeu sur le plan offensif et a également souffert de l'impact physique mis par l'entrejeu olympien. Sa finesse technique est malgré tout notable, notamment lors du début du second acte, où, dans son couloir droit, il a souvent tenté de déborder Peres (63e). En vain. Remplacé par Kilinc (72e).

- Dervisoglu (2,5) : dans un rôle de premier pressing, l'attaquant turc de 21 ans s'est montré très discret au cours du premier acte. Peu en vue dans la première période, il a fait preuve d'imprécisions techniques dès qu'il a été touché par ses coéquipiers (14e). Bien cerné par la défense centrale olympienne et esseulé sur ses rares prises de balles (32e), il aurait malgré tout pu s'avérer décisif sur un service parfait à destination d'Aktürkoglu mais ce dernier butait finalement face au gardien marseillais (45+8e). Au retour des vestiaires, le buteur stambouliote a erré comme une âme en peine sur le front de l'attaque sans jamais parvenir à peser sur cette rencontre (3 duels remportés sur 12...). Remplacé par Diagne (72e) averti d'un carton jaune suite à un accrochage avec Saliba en toute fin de rencontre (90+5e).

Les compositions officielles au coup d'envoi

Le XI de l'Olympique de Marseille

Le XI de Galatasaray

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