Ligue Europa : l'atmosphère a éteint l'OM

L'Olympique de Marseille a vécu une soirée en enfer, sur la rive européenne de la Turquie. En effet, les Phocéens ont complètement subi sur le terrain, tandis que les tribunes, elles, assourdissaient tout le monde.

Gerson et Guendouzi incapables de tirer un corner
Gerson et Guendouzi incapables de tirer un corner ©Maxppp
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Pour comprendre ce que représente Galatasaray pour ses fans, il faut aller faire un tour su côté du Nef Stadyum, l'antre du club turc, un soir de compétition européenne. Ce jeudi soir, dans une cinquième journée de Ligue Europa, hautement importante pour les Marseillais et les Turcs, Jorge Sampaoli, qui avait hâte de vivre ça, n'a pas dû être déçu.

Une heure avant le coup d'envoi, déjà, l'esplanade entourant l'enceinte stambouliote était pleine de monde, le métro ? Bondé. En entrant, on comprit vite que ce ne serait pas une promenade de santé pour les onze marseillais choisis par El Pelado pour aller chercher une victoire et donc avoir son destin entre les pieds contre le Lokomotiv, à l'Orange Vélodrome, le 9 décembre prochain.

Muslera était dingue

A chaque fois que Mattéo Guendouzi, le seul au niveau, ou presque, ce jeudi, touchait le cuir, une bronca assourdissante touchait nos oreilles, et il en a touché quelques-uns, des ballons. Pourquoi lui ? Parce que lors de la rencontre aller, il s'était accroché avec Patrick van Aanholt. Dès la 12e minute, et l'ouverture du score de Alexandru Cicâldău, le Nef Stadyum prenait encore plus feu et ce n'est pas notre confrère turc, juste devant nous, qui nous faisait des gestes obscènes, qui dira le contraire.

Il brûlait, à tel point que Fernando Muslera, le portier argentin du Galatasaray, allait enguirlander ses propres supporters qui n'arrêtaient pas de lancer des petites bouteilles d'eau et toute sorte de choses vers les Marseillais. Comme un air de déjà-vu. Sampaoli, d'ailleurs, a avoué que l'ambiance avait beaucoup joué : « évidemment la pression était très forte, on savait qu'on allait avoir ce genre d'ambiance. Nous sommes l'OM, on devait affronter cette ambiance. Le groupe est jeune et on a fait quelques erreurs. Tout a été dans le sens de Galatasaray, émotionnellement aussi, puisqu'on s'est retrouvé mené rapidement deux buts à zéro ». C'est dans cette ambiance complètement dingue que les Phocéens ont dit adieu à une suite en Ligue Europa, s'inclinant sèchement quatre buts à deux.

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