Coupe du Monde 2022 : l'Allemagne entre en guerre contre la FIFA et le Qatar !

Ce mercredi, l'Allemagne lance sa Coupe du Monde au Qatar face au Japon. En parallèle, l'équipe dirigée par Hans Dieter Flick joue un autre match tout aussi important.

Neuer et Flick au Qatar
Neuer et Flick au Qatar ©Maxppp

Deux matches capitaux. Ce mercredi, l'Allemagne débute son Mondial face au Japon. En coulisses, le pays, onzième au classement FIFA, mène un autre combat. Comme d'autres nations, la sélection dirigée par Hans Dieter Flick souhaitait porter un brassard "One Love" aux couleurs du drapeau LGBTQ+ afin de promouvoir la diversité et l'inclusion tout en luttant contre toutes les formes de discrimination. Mais la FIFA a coupé l'herbe sous le pied de l'Allemagne et des autres pays en interdisant le port de ce brassard sous peine d'infliger un carton jaune au capitaine de l'équipe.

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L'Allemagne ne digère pas la décision de la FIFA

« La FIFA a été très claire et a dit qu'elle imposerait des sanctions sportives si nos capitaines portaient le brassard sur le terrain. Nous sommes très frustrés... Cependant, nous ne pouvons pas mettre nos joueurs dans la situation où ils pourraient être avertis ou contraints de quitter le terrain », ont précisé les fédérations internationales, soutenues par l'UEFA dans leur initiative. Une décision qui a eu du mal à passer en Angleterre et en Belgique. C'est aussi le cas côté allemand. Directeur de l'équipe nationale, Oliver Bierhoff n'a pas caché sa déception.

«Il y a beaucoup de colère; Cela ressemble beaucoup à de la censure. Le brassard peut nous être retiré, mais nous continuerons à exprimer nos valeurs». Le président de fédération (DFB), Bernd Neuendorf, était aussi remonté. «La FIFA a interdit une communication autour de la diversité et des droits de l'homme. De notre point de vue, c'est plus que frustrant et un évènement sans précédent». Très déçu, le capitaine Manuel Neuer avait avoué samedi ne pas craindre d'éventuelles sanctions. Et s'il ne porte pas le brassard face au Japon, il a protesté sur la photo d'équipe prise avant la rencontre. Tous les joueurs allemands avaient une main sur la bouche pour montrer qu'ils ne sont pas libres de leurs opinion.

Un geste fort des joueurs

La DFB a justifié ce geste fort sur Twitter. «Avec notre brassard de capitaine, nous avons voulu donner l'exemple des valeurs que nous vivons en équipe nationale : diversité et respect mutuel. Etre fort avec les autres nations. Il ne s'agit pas d'un message politique : les droits de l'homme ne sont pas négociables. Cela devrait être évident. Mais malheureusement ce n'est toujours pas le cas. C'est pourquoi ce message est si important pour nous. Nous interdire le brassard, c'est comme interdire notre bouche». Une initiative validée par Hans Dieter Flick, également prêt à mener ce combat.

En conférence de presse, le sélectionneur allemand n'a pas hésité à mettre de côté le choc face au Japon pour évoquer cette cause qui lui tient à coeur. «C'est dommage que les droits de l'homme ne puissent plus être défendus», a-t-il notamment déclaré. Agacée, la fédération allemande et l'équipe nationale estiment qu'elles devraient pouvoir être libres de leurs choix. Elles ne comprennent pas du tout la décision et les méthodes utilisées par la FIFA. Elles pensent aussi que l'instance dirigeante du football mondial fait du "chantage" précise AS.

La fédération allemande va attaquer l'instance dirigeante du football mondial

Le média espagnol a interrogé la fédération allemande qui a confirmé qu'elle n'avait pas la moindre intention d'abandonner ce dossier. La DFB, qui estime que ce combat est juste et ne comprend pas pourquoi son capitaine est menacé pour défendre une cause importante, va porter plainte. Elle n'accepte pas le chantage de la FIFA et a donc demandé aux services qui gèrent la partie judiciaire à la fédération d'étudier une action en justice contre la fédération dirigée par Gianni Infantino. En coulisses, l'Allemagne a donc déclaré la guerre à la FIFA.

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