Stade Rennais : l'énorme coup de gueule de Julien Stéphan

Après une prestation indigente du Stade Rennais et une défaite logique contre Saint-Etienne, Julien Stéphan a poussé un gros coup de gueule. Da Silva lui a emboité le pas, preuve que le club breton va mal.

Julien Stéphan peste de son banc de touche
Julien Stéphan peste de son banc de touche ©Maxppp

Le Stade Rennais retombe dans ses travers. Après avoir connu un rebond important entre le 13 décembre et le 17 janvier (5 victoires, 2 nuls), celui qui avait terminé 3e la saison tronquée de l'année dernière est à nouveau dans le dur, comme cet automne où il n'avait connu qu'une seule victoire en 13 rencontres toutes compétitions confondues. Avec la défaite du jour à domicile concédé contre Saint-Etienne (2-0), équipe encore laborieuse malgré un regain de confiance depuis quelques semaines, la série se prolonge à 5 matches de suite sans succès. C'est surtout la manière qui inquiète car Rennes est passé complètement au travers et il y a urgence à réagir.

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«C’est certainement la pire prestation de la saison pour nous, concède Julien Stéphan, la mine des mauvais jours en conférence de presse. Il y a eu beaucoup de fébrilité technique dès le début du match et un déficit d’engagement. On a été battus dans les duels. On a failli dans quasiment tous les domaines de jeu. On a décroché techniquement dans l’intensité et l’agressivité. Il y a un décrochage mental peut-être également. Aujourd’hui, on ne peut pas nier l’évidence. C’est un match raté dans tous les domaines.» Un temps à la lutte avec Monaco, Rennes a complètement décroché, possédant désormais 11 points de retard sur l'ASM. C'est dans le rétroviseur qu'il faut plutôt regarder.

Da Silva : «Si on n’a pas l’état d’esprit, on devient une équipe banale»

Lens, Metz et Angers sont à portée de fusil. C'est carrément une qualification en coupe d'Europe à la fin de la saison qui est compromise, objectif affiché par la direction en début de saison. «On essaie toujours de tirer un maximum de leviers pour booster et remobiliser, parfois piquer. En l’occurrence, il n’y a pas eu l’effet escompté. Cela faisait un moment que l’on n'était pas tombés aussi bas que ça. Un laisser-aller non, mais des manques oui. On doit trouver de nouveaux leviers pour que les joueurs retrouvent du mordant et de la confiance. Il y a beaucoup de déception mais il faut rebondir», tente de rassurer l'entraîneur de 40 ans dont pas mal de certitudes se sont envolées aujourd'hui.

Les latéraux (Traoré et Truffert) n'ont pas été efficaces, Aguerd s'est troué sur les deux buts stéphanois et l'animation offensive a été proche du néant. Même les coups de pied arrêtés n'ont rien donné. «En ce moment, on n’est pas bons. On se sent faibles, à la merci de toutes les équipes de Ligue 1 et c’est ça qui est énervant. Si on n’a pas l’état d’esprit, on devient une équipe banale» appuie le capitaine Da Silva, l'un des rares à la hauteur face aux Verts. «On parle trop, on ne fait que de se parler. Dire les choses c’est bien, mais le plus important c’est de les faire. Et aujourd’hui on ne les fait pas.» Auteur d'un mercato très ambitieux, le Stade Rennais est doucement en train de passer à côté de sa saison. Une réaction est attendue à tous les étages.

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