Coronavirus : le cri d'alerte d'Aleksandr Hleb face à la poursuite du championnat en Biélorussie

La Biélorussie est le seul pays où le football continue à se jouer normalement malgré la situation sanitaire liée au coronavirus. Star en son pays, Aleksandr Hleb, ancien pensionnaire d'Arsenal et du FC Barcelone notamment, a lancé un cri d'alerte.

Aleksandr Hleb, ici lors de son passage au Barça, pousse un terrible coup de gueule
Aleksandr Hleb, ici lors de son passage au Barça, pousse un terrible coup de gueule ©Maxppp

La crise sanitaire que traverse l'Europe a obligé le football à se mettre à l'arrêt. La majorité des pays du Vieux Continent a suspendu pendant de nombreuses semaines ses compétitions. Mais ce n'est pas le cas partout. En Biélorussie (51 cas de Covid-19 y ont été recensés), pays gouverné par le dictateur Alexander Lukashenko depuis 1994, le foot continue. Il s'agit du dernier territoire européen où le football n'est pas à l'arrêt. La Premier League a même repris ce jeudi 19 mars, à l'occasion d'une rencontre entre l'Energetik-BDU Minsk et le Bate Borisov (3-1) qui se déroulait devant 750 spectateurs, dans un stade à moitié rempli.

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Pour Lukashenko, rien d'extravagant. «Lavez-vous les mains ! Mangez aux heures habituelles. Je ne bois pas d'alcool, mais la vodka ne sert pas qu'à se laver les mains, vous devriez aussi en boire au moins 100 mL par jour, pour tuer le virus, si vous ne travaillez pas bien sûr. Je vous souhaite d'être en bonne santé, ne vous laissez pas aller. Et allez au sauna deux ou trois fois par semaine. Les Chinois nous disent que le virus meurt à 60 degrés», a-t-il récemment lancé lors d'une allocution à la population. Le foot, comme tout le pays donc, continue comme si de rien n'était.

Le cri d'alerte de Hleb

Une chose qu'a déplorée Alexander Hleb, l'ancien joueur d'Arsenal et du FC Barcelone. «Le coronavirus a fait suspendre la Ligue des Champions et la Ligue Europa. C'est une bonne décision car il faut essayer d'arrêter le virus. L'UEFA a fait ce qu'il fallait. Mais en Biélorussie, c'est comme si tout le monde s'en fichait. C'est incroyable. Peut-être que dans une ou deux semaines nous arrêterons le football. Peut-être que notre président attend de voir ce qui va se passer avec le virus. Tout le monde ici voit la situation en Italie et en Espagne. Cela n'a rien de bon», a confié l'ex-international biélorusse au Sun avant de poursuivre.

«Mais dans notre pays, les dirigeants pensent que ce (le Covid-19) n'est pas aussi extrême que cela. Beaucoup de jeunes et d'étudiants pensent pareil. Je reste à la maison avec ma famille. Mais quand je sors, les rues et les restaurants sont bondés. Tous les clubs s'entraînent normalement pour la nouvelle saison. Ils s'en fichent. Je me soucie de ma santé et de celle de ma famille, je suis en contact avec un minimum de personnes. C'est très dur d'expliquer ce qui se passe dans mon pays. Tous les championnats sont suspendus mais nous ne pensons pas qu'il s'agisse d'un problème. Pourquoi ? Je ne le sais pas», a-t-il regretté.

Toujours en activité donc, Denis Duarte, défenseur portugais du Dinamo Brest, ne comprend pas lui non plus ce détachement des autorités locales face à la gravité de la situation partout dans le monde. «Cela n'a aucun sens, on croirait même une blague... La situation est très inquiétante, mais on ne peut rien faire. Nous, les joueurs, n'avons aucun pouvoir sur la situation... On s'entraîne et on joue....», a-t-il lâché au quotidien sportif portugais A Bola, assurant que, pour sa part, il «évitait de sortir dans la rue». Combien de temps encore durera cette situation inextricable ? Tant qu'il y aura de la vodka si l'on en croit Lukashenko...

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