Girondins Leaks : les Ultramarines répondent à Frédéric Longuépée

DaGrosa, Varela et Longuépée lors du match Bordeaux-Caen
DaGrosa, Varela et Longuépée lors du match Bordeaux-Caen ©Maxppp

C'est la crise aux Girondins de Bordeaux ! Qu'elle soit financière, sportive et désormais institutionnelle, le club au scapulaire prend l'eau de toutes parts et ses dirigeants se retrouvent dans la tourmente depuis plusieurs jours. Le groupe de supporters des Ultramarines Bordeaux 1987 dévoile quotidiennement des enregistrements compromettants mettant en cause le président délégué, Frédéric Longuépée, ainsi que le responsable de la billetterie, Antony Thiodet. Le premier cité avait d'ailleurs répondu à cela dans un entretien au journal L'Equipe vendredi. Il menaçait de porter l'affaire devant la justice. Ce qui ne semble guère impressionner le groupe de supporters.

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Ce dernier a publié un long communiqué ce lundi afin de répondre au président délégué des Girondins. «Quant à la justice, si vous souhaitez vraiment que nous nous y rencontrions, nous irons», écrivent les Ultramarines. «Elle sera très certainement ravie d’enquêter sur ces enregistrements. Nous vous suggérons d’ailleurs de leur remettre vous-même, puisque vous possédez ces huit heures d’enregistrement. Non, vraiment, M. Longuépée, n’insistez pas.» Avant d'expliquer le pourquoi de leur démarche et de ces révélations : «nous sommes pleinement conscients des risques que nous avons pris en diffusant ces « leaks ». Nous les assumons comme nous assumerons si besoin notre rôle de lanceurs d’alerte. Comme nous le disions il y a une semaine, il en revient du droit à l’information : nous préférons être pénalement responsables de ces fuites que moralement coupables de les avoir dissimulées. Notre club est, à la différence de vous, ce que nous avons de plus cher. À l’heure où vous le précipitez droit dans le mur, à l’heure où l’ombre du dépôt de bilan plane sur le château du Haillan, à l’heure où vous l’avez exposé à des poursuites judiciaires, notre silence aurait été complice. Ne comptez pas sur nous pour vous laisser faire. Cela aurait été de la non-assistance à club en danger.» Bref, la guerre est déclarée à Bordeaux et tout porte à croire que tout cela ne fait que commencer.

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